Les boules du sapin 27/12/2014

Publié le par Ketrichen

Les boules du sapin  27/12/2014

Voilà, ça y est, c'est fini! OUF! Epongez-vous le front, prenez des bains avec du sel dedans (gros sel gris 5 cuillères à soupe, laissez-vous tremper 20 vingt minutes, ça nettoie toutes les négativités!) ne buvez pas d'alcool pour vous remettre (votre foie a suffisamment souffert et l'alcool n'est jamais la solution) détendez-vous, inspirez, expirez, c'est fini.

Et oui, vous sortez de deux jours infernaux en présence de l'intégralité de vos deux familles (la vôtre et celle de votre mari) et vous avez beaucoup de chance car vos parents ne sont pas séparés, sinon, vous étiez bon pour un quadruple repas, étalé sur toute la période des vacances scolaires, voire même pour le 31 décembre, histoire de vous ruiner définitivement votre nouvelle année! Ce n'est pas le cas. Merci petit Elfe des forêts bienveillant. (C'était pour ne pas dire "merci petit Jésus" parce qu'il a déjà beaucoup de demandes, donc mieux vaut s'adresser à quelqu'un d'autre en ce moment.)

Donc vous êtes arrivée dans votre belle-famille le 24 au soir, maquillée avec l'entièreté de votre palette Peggy Sage (Ca fait comme un masque, ça protège et ça les empêchera peut-être de vous reconnaître dans la rue le lendemain, quand vous serez en jogging, pas coiffée pour aller acheter le pain) -ben oui, faut faire de la stratégie!- Vous avez choisi votre robe intégralement faîte en paillettes pour mieux vous fondre dans le décor. C'est sûr, ça va leur plaire de vous voir comme ça! Votre mari rechigne et traîne des pieds, vous êtes en retard. (Ok, c'est de votre faute, vous avez passé une heure dans la salle de bain - mais on n’est pas maître dans l'art du camouflage en 10 min chronos-) Vous allez donc vous prendre des remarques salées à ce sujet et cette idée augmente d'un point votre stress déjà à 8 sur l'échelle de Richter. Passons.  Vous arrivez à vous garer au pied de l'immeuble en moins de 5 min (c'est un miracle) et vous voilà arrivée! Chance vous n'êtes pas les derniers (merci cousine Michelle).

Vous entrez dans un immense salon bourgeois où tout le monde est assis sagement sur un coin de fauteuil. Le silence est complet et vous vous demandez sincèrement qui on enterre? Mais non, personne! C'est la famille qui est enterrée depuis longtemps et c’est flagrant en ce jour mémorable du réveillon de Noël. (Vous vous faîtes remarquer que vraiment les téléfilms sur M6 sont super débiles mais qu'en plus, ils sont quasi-extraterrestres au regard de ce que vous avez devant les yeux.) Personne ne vous dit que vous êtes jolie (Ca vous aurait faire plaisir quoi! Mais il est vrai que vos quelques kilos en trop ne cadrent pas avec cette famille parfaite, donc : effort paillettes-maquillage 0 / belle-famille 1.) En même temps, vous allez vite vous rappeler qu'on est là pour fêter Noël et surement pas pour être gentils les uns avec les autres. (Faut pas tout confondre, bon dieu de bois!) Bref, on sert le champagne (vous ne buvez pas, manque de bol) et on se fait passer les petits fours en demandant à chacun ce qu'il devient. Vous : "Qu'est-ce que tu fais en ce moment?" Réponse : "Je travaille à la Banque X, je viens de décrocher un CDI." Vous : "Fantastique! Félicitations, et ça te plait comme travail?"  Réponse : "Oui, c'est sympa." Fin de la discussion. Notez que c’est un moment d’émotion intense (au regard de la capacité affective de votre belle-famille) et que c’est également la discussion la plus intéressante que vous aurez ce soir.

Bien sûr vous, on ne vous demande pas ce que vous faîtes, tout le monde s'en fout! Vous auriez de toute façon apprécié de pouvoir vous définir et définir les autres autrement que par l'exercice d'un métier quelconque mais vous connaissez les règles, il n'est pas question de demander : "Qu'est-ce qui te fait vibrer en ce moment? Et quelles sont tes moments de joie dans la journée?" Vous passeriez encore pour la folle de service et vous en avez un peu marre d'avoir cette étiquette. Il est 20h, vous êtes là depuis 30 min et vous avez l'impression que cela fait déjà trois jours. Vous commencez à vous décomposer mais discrètement car ça ne se voit pas avec le maquillage. (Bingo ! Le camouflage, ça marche !) Votre amoureux s'est fait attraper par son grand-oncle qui lui explique en long en large et en travers comment il a acheté sa nouvelle BMW à un prix défiant toute concurrence (c'est à dire la somme que vous utilisez pour vivre à deux pendant un an). Vous fuyez sur le balcon avec une cigarette et vous la remerciez. (Merci merci petite cigarette de me donner une raison pour quitter ce tohu-bohu indigeste.) Puis vous rentrez vous asseoir et là, vous vous sentez progressivement moite et la boule dans votre ventre grossit et grossit. Vous devenez un fantôme errant dans un village désert. Vous ne voyez plus les gens, ni les conversations qui s'enchainent et vous priez pour qu'on ne vous adresse pas la parole. Ça tombe bien, personne ne vous regarde.

La technique c'est de ne jamais rester longtemps au même endroit. (Technique  évidement uniquement applicable au moment de l’apéritif, après vous êtes coincée à table, alors profitez !) Quand vous croisez quelqu'un, vous lui faîtes un sourire rapide, une petite tape sur l'épaule éventuellement et un compliment "Qu'est-ce que tu es belle ce soir!" et pour les hommes "Tu as maigri non? Ça te va super bien." Puis vous allez dans la cuisine, puis aux toilettes, éventuellement à la salle de bain, puis re-le bacon, puis re-vous vous asseyez au salon et re-la cuisine etc. Ça vous permet de ne pas vous  prendre en pleine tronche que tout le monde se fout éperdument que vous soyez là ou non et ça vous évite également d'affronter tous les sujets de conversations débiles qui risquent de vous tomber dessus. Par ex : "La dinde aux marrons, comment la faire cuire?" Ou : "La dégénérescence des jeunes, c'est scandaleux, où va le monde ?" Ou : "La cigarette c'est le mal, pourquoi tu fumes encore?" ("Parce que je me suicide lentement pour ne plus jamais avoir à passer des soirées en votre compagnie, Ducon!") "Tu n'aurais pas un peu grossi?" ("Si ! Je me gave exprès de Nutella et de Mac do deux semaines avant de venir pour être sûre que tu me vois!") "Mais qu'est-ce que tu manges?" ("des kebabs suintants de graisse fait avec des petits chats!") Et le pompon bien sûr : "Pourquoi tu ne trouves pas un travail stable, vous pourriez acheter une maison, tu sais, c'est important d'investir, surtout à notre époque, je ne te trouve pas très responsable." Etc. etc. etc. ("Parce que mon rêve c'est de finir SDF et que je fais tout pour réaliser mes rêves!")

Bref, vous slalomez et vous n'entendez pas. Quand le repas est servi, vous réalisez que c'est un plat de langoustes grillées accompagné de riz avec sa sauce aux fruits de mer. Evidemment, vous êtes allergique à tout ce qui se trouve sur la table mais ce n'est pas grave. Vous le répétez tous les ans et c'est le moment ou jamais de vous mettre au régime! Vous ne mangez pas, donc, mais vous souriez poliment car la grand-mère s'excuse de ne pouvoir vous offrir rien d'autre à manger. ("Parce que faire des pâtes un soir de Noël, tu comprends...." "Non, je ne comprends pas, non. Mais ce n'est pas grave voyons, j'ai mangé trois toasts au foie gras, je suis repue!") Et la soirée défile et vous serrez si fort la main de votre homme sous la table que vous manquez de lui broyer les doigts. Vous n'avez pas la force de vous réciter des mantras (pourtant vous vous étiez juré!!) et vous les laissez raconter des anecdotes fascinantes sur l'histoire de leur vie.

Une en particulier retient votre attention. Contexte : un des cousins de votre homme ici présent est gay, ils ont donc l'obligeance de taire leur homophobie parce qu'ils sont bien élevés - c’est le super avantage de la bourgeoisie-. Youpiyou ! Cependant, ça les chatouille, ça les gratouille quand même un petit peu et il faut que ça sorte,  donc ils racontent : "Moi je n'ai rien contre les gay -dixit la tante- d'ailleurs un de mes meilleurs amis est gay. Enfin, on ne se voit plus, mais vous comprenez, on a été très choqué. Et bien oui, figurez-vous qu’il nous a invité un soir à dîner chez lui avec son compagnon. Tout se passait très bien et puis, je pense qu'ils devaient se sentir à l'aise alors ils se sont lâchés et ils ont commencés à faire "les folles". Ça m'a choquée, je vous jure, là c'était trop. Alors depuis, on ne se voit plus. Je pense qu'il faut garder une certaine réserve. Ils sont gays d’accord mais ils ne sont pas obligé de l'afficher." Alors là, vous devenez verte à poids bleus et vous vous dîtes qu'elle a raison, qu'on devrait lui verser la somme de 10 000 euros à chaque fois qu'elle s'adresse à un homosexuel et qu'à un moment, c'est déjà pas mal de leur parler, qu'ils s'estiment heureux! Vous en profitez également pour vous interroger sur sa conception de "meilleur ami" et puis vous vous dîtes que finalement, vous préférez ne pas savoir. Un petit coup d'œil au cousin gay : Il a les yeux dans son assiette et bizarrement il est tout blanc. "Ce n’est pas grave coco, tu feras une thérapie comme tout le monde." Même si sur ce coup-là, vous auriez adoré pouvoir lui faire un câlin. Et vous prenez la parole : "Vos langoustes semblent délicieuses Mme Truc. Chez quel traiteur les achetez-vous ? Comment l'avez-vous connu? Etc. etc.". Le cousin vous sourit. "De rien!" C’était le minimum puisque vous ne pouviez pas vous lever pour hurler! Clin d'œil. Puis vous replongez le nez dans votre assiette vide. Amen.

La soirée se poursuit et vous avez l'impression d'errer dans un champ de maïs transgénique. Enfin, la grand-mère émet son premier bâillement et c'est le signal pour filer en vitesse. Quand vous rentrez chez vous, il est une heure du matin. Il n'est pas question de se coucher tout de suite alors que vous avez l’impression que trois camions vous ont roulé dessus. Vous débriefez avec votre compagnon, vous vous couchez trois heures plus tard et le lendemain, c'est reparti pour un tour dans votre famille cette fois.

On va s'arrêter pour la description de ces moments de torture sociale. On va avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont passé Noël seul chez eux devant la télé ou même dans la rue avec un vin dégueulasse. Puis on va partir loin de cette réalité-là pour s'en construire une vraie à nous, une jolie qui fait du bien, celle qu'il ne faut pas quitter des yeux, celle qui nous permet de nous battre parce qu'on sait qu'un jour on la vivra.

C'est donc le matin du 24 décembre 2032. Vous vous réveillez vers onze heures (grasse mat = bonheur) et votre amoureux vient vous apporter le petit déjeuner au lit pour vous souhaiter un "joyeux Noël". Vos jumeaux de 18 ans sont avec des amis et ils rentreront ce soir. Vous profitez de ce réveil adorable pour faire un peu de la gymnastique à deux. Quand vous émergez de sous la couette, vous constatez qu'il a neigé et que la campagne brille d'une luminosité incandescente et silencieuse. Vous descendez tous les deux dans le salon où un grand feu brûle dans la cheminée. Vous êtes accueillis par vos deux chiens qui vous sautent dessus avec amour. Ce soir, le réveillon se passe chez vous et vous avez invité uniquement des gens que vous aimez très fort. Vous laissez votre homme devant un livre et vous partez parcourir les champs avec vos deux toutous. Vous jouez dans la neige, vous courez comme une enfant que la vie n'a pas brisée, ivre de ravissement. Le sentiment d'être un élément essentiel de l'univers vous donne des frissons de plaisir dans l'échine. Vous rentrez pour vous préparer. Vous vous maquillez discrètement et vous mettez votre robe préférée. Votre amour vous trouve belle et ça c'est très bon. Vous préparez la table (vous avez cueilli des branches de houx pour la décorer) et vous attendez l'arrivée de vos enfants et de vos amis.

Vous vous rassemblez tous devant le feu pour l'apéritif et les conversations fusent : l'un part faire le tour du monde pour un reportage photos en milieux désertiques, l'autre raconte ses difficultés avec ses élèves lycéens et chacun se creuse la tête pour l'aider à trouver des solutions. On passe à table, on raconte des blagues (que tout le monde comprend!) et on rit très fort. On se fait des câlins, on s'offre des cadeaux (beaucoup de livres). Et puis commence la veillée de Noël. Vous avez allumé des bougies et éteint les lumières. Votre meilleur ami est astrophysicien et à la demande de vos enfants, il va vous raconter l'histoire du Big Bang, comment se forme un trou noir et qu'est-ce que la physique quantique. Il commence de sa voix chaleureuse et calme en bon scientifique qu'il est. Votre progéniture l'interrompt toutes les 5 min pour lui demander des explications et tout le monde écoute. L'entièreté de la galaxie défile devant vos yeux. Vous explorez les trous noirs, les supers novas, la constitution des planètes et cela vous inspire de magnifiques tableaux que vous pourrez peindre le lendemain. C'est comme une musique douce dans votre corps, une sérénité pleine et entière que vous partagez tous. Ça s'appelle la délectation ultime.

Après deux heures et demie d'activité neuronale, il n'y a plus rien à dire. Le silence serein s'installe après la perfection. Vous vous quittez chaleureusement en promettant de vous revoir très vite. (Et là, vous le pensez vraiment!) Vous allez vous coucher plein d'étoiles dans les yeux (au sens propre du terme). Voilà, c'est ça Noël.

Et pour vous?

Namasté

Ketrichen

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Ketrichen 03/05/2015 00:58

Salut Xolkys! Le plus surprenant dans tout ça c'est que tu arrives à travailler dans ce monde!! Pour cela, je te félicite! -sourire- Ecoute, je suis bien désolée de t'avoir mis dans une situation aussi inconfortable à ton travail! (Mais qu'est-ce que tu fais sur internet pendant tes heures de travail? tu t'ennuies peut-être? Etonnant! -sourire diabolique-) Non, trève de plaisanterie, oui, ce doux rêve me fait mal à moi aussi quelques fois. Puis-je l'atteindre? Peux-tu l'atteindre? Je te le souhaite de tout coeur. Si je l'atteinds vraiment, réellement, alors je crois que je serais fière de moi. Merci pour ton message. Namasté.

Xolkys 29/04/2015 12:29

Je suis dans l'obligation de m'insurger violemment contre cet article qui m'a obligé à me lever assez précipitamment devant des collègues pour aller pleurer (seul cela va de soi) dans les toilettes....

Oui j'avoue, j'ai craqué, non pas sur la triste réalité des "Joyeux" Noël, non pas là, cette réalité fort bien décrite - ne retirons pas à César ce qu'il à légalement volé - ne m'atteint plus (oh punaise rien que d'écrire ça on sent l'odeur du mensonge à... pfiou, au moins toussa d'unités astronomiques).
Non ce qui m'a fait craqué, est le noël 2032, au début je tenais bon (bien ancré sur ma chaise chinoise de fabrication infantile, d'occidental typique ducoupjusquelàtoutallaisbien) mais dès lors que l'astrophysicien s'est mis à me raconter (oui un 'me' égoïste mais salvateur parfois) le big-bang, j'y étais, et buvais ses paroles, j'imaginais toucher du doigt le mur de Plank, et c'est en voulant me tourner vers mes enfants qui à mes côtés écoutaient aussi, que j'ai vu mes collègues....

Merci pour ce doux rêve...

lillo 28/12/2014 21:52

tout bon le billet ;); pour nous noël interminable . Et aujourd'hui , mon fils(5 ans) et moi, on a été voir la neige dans les Ardennes avec ciel bleu et du vent piquant journée parfaite.
Namaste :)

Ketrichen 04/01/2015 14:19

Pilou! Tu résumes parfaitement ma pensée donc je ne vais pas reprendre, je te dis juste : oui oui oui!!!
A tout bientôt!

Pilou 03/01/2015 23:18

En gros tu as décris la merveilleuse journée en compagnie de ma belle-famille qui a duré 9h (de torture) le tout sur fond de musique de Noël évangélique à se pendre (j'ai frôlé le fou rire mais dieu merci je me suis retenue). Alors respiration, concentration sur la "colonne d'air", puis allées et venues vers les enfants "ça va ? tout va bien ? vous vous amusez bien ? tu connaissais ce petit cousin-là ? (bien sûr que non vu que ça fait 7 ans que nous ne sommes pas venus pour cause d'ennuyite aigüe, mais les autres adultes autour sont ravis de décrire l'arbre généalogique où retrouver ledit cousin...pour eux-mêmes, puisque fiston s'est déjà fait la malle devant l'ampleur du déscriptif...aaaaah la jeunesse !! Mais je me porte volontaire pour regarder ces branches, m'y perdre un peu, rêver...puis revenir à mes moutons "où sont mes enfants ?". Bon pour le repas bien sûr...on ne peut plus bouger. Et malgré toutes mes auto-recommandations pour ne PAS PARLER on m'a branché sur un sujet qui me plaisait...hooo tout doux les chevaux on va y aller mollo et comme ma voisine semblait suivre on est passé au petit trot...regards hagards : on stoppe la diligence. "Où sont mes ...?" ah merde assis comme tout le monde. Là....c'est devenu très, trèèèèès long.

Deux jours plus tard on remettait ça avec les beaux-parents.

Mon leitmotiv n'était plus "pourvu que ça se passe bien ? et si cette fois-ci une réelle complicité se créait - je suis une incorrigible optimiste- ?" mais plutôt: "ce coup-ci on va faire en sorte de ne pas en ressortir amère, blessée et écoeurée...voyons voir comment surfer sur la vague de la norme aussi plate qu'une limande par vent nul" - j'aime le challenge-.

A la suite de tes posts et après moultes gamberges il faut avouer que ça fonctionne plutôt pas mal dans l'ensemble -si j'arrive à le prendre sous la forme d'un jeu (les 4 heures des beaux-parents ont été plus faciles à tenir que les 9h --'). Non, je vais le formuler autrement : je suis EBAHIE que cela FONCTIONNE alors que je m'étais cassée les dents dessus jusqu'à présent.

Au bout du compte un sentiment de soulagement surnage avec une très grosse envie de me mettre des baffes devant l'ampleur des illusions que je fomentais tranquillou dans mon coin. Voilà, c'était juste ça. Ils n'attendaient rien de plus. Et ils étaient contents en plus. Ils se faisaient un plaisir à l'idée de se revoir pour l'anniversaire du petit dans une semaine (misèèèèère).

Alors oui un grand merci pour ces posts qui m'ont décillé les yeux, j'imagine qu'il me faudra un peu d'entraînement afin de ne plus me sentir (émotionnellement) concernée et...en rire ??

A tout bientôt ;)

Ketrichen 28/12/2014 22:03

Tout bon le billet? ( ca veut dire que mon article te parle alors :o) ). Trop bien les Ardennes sous la neige, le vent, le ciel bleu...Super façon de se remonter le moral!! A bientôt
Namaste

Xine 28/12/2014 17:50

Pour nous? euh...partie lundi matin avec mes quatre petits tous seuls...à nous 5 , 5 tous seuls, nous étions bien ensembles, à faire les courses, ouvrir et chauffer la maison, monter le sapin, faire des parties de jeux de sociétés endiablées (ah mon fils de 9 ans essayant de mimer le métro ;-) )...36h de pur bonheur...puis est arrivé le papa tout le monde, la tante et le tonton tout le monde, et le grand père tout le monde et là...les enfants n'étaient plus pareils, moins à l'aise, et moi non plus, sensation d'étouffement, envie de partir très loin...dès que j'ouvrais la bouche : rabrouée et jugée par ma soeur spécialiste de la mise en case...avec laquelle, elle, mon mari parle, mais qu'est-ce qu'ils parlent! et de quoi d'abord ? mais on s'en fout, on veut juste que cette sensation s'arrête, on veut juste respirer...deux jours de claustrophobie sociale et ouf, ça va mieux....on fait quoi pour le nouvel an? rien. SURTOUT, rien :-) Chouette et très juste article, Ketrichen.

Ketrichen 28/12/2014 22:01

Très joli témoignage Xine (enfin pour les premières 36 heures bien sur!) ça me plairait bien de vivre ça dis donc! Oui pour le nouvel an : cocon! Je fais pareil :) Merci pour ton commentaire. A bientôt

fred 28/12/2014 07:47

Nickel... ;)

Ketrichen 28/12/2014 21:57

Et ben merki! :) Bienvenue à toi Fred!