Comment ma LBF est devenue nymphomane 22/01/2015

Publié le par Ketrichen

Comment ma LBF est devenue nymphomane 22/01/2015

« LBF» ? Vraiment « LBF » ? C’est tout ce que vous avez retenu de ce titre ? Vous vous êtes dit « qu’est-ce que c’est que ça « LBF » ? Vraiment ?

Vous ne seriez pas un peu TSE sur les bords vous non ? Parce que le mot important (et TOUT LE MONDE LE SAIT) c’est « nymphomane ». C’est ça le mot important ! (faut tout vous expliquer, je n’en peux plus ! -soupir de désespoir-) 

Au départ, je voulais appeler cet article : « Le sexe. » Puis je me suis dit que c’était un peu agressif comme approche… Non ? Pourtant c’est bien de ça dont je vais vous parler. Carrément, j’assume je vais vous parler de sexe ! (Et pas du sexe des escargots qui sont hermaphrodites comme chacun le sait) mais bien du sexe humain ! Enfin j’entends par là, de la sexualité humaine. (Parce que les différentes formes, tailles, tout ça, faut ouvrir un livre de biologie, c’est le plus simple.)

Mais je vais d’abord répondre à la question qui vous taraude. (Je vous égare un peu, on fait des arbres, c’est marrant, on s’éclate ! – le premier qui sort du labyrinthe de ma pensée a gagné !-). Alors LBF c’est « Lesbian Best Friend  ». (Vous ne l’auriez pas trouvé celui-là n’est-ce pas ?) Il faut dire que j’ai toujours rêvé d’être chroniqueuse pour Cosmo. (Oups, ce n’est pas vrai, je ne l’ai jamais lu mais des copines m’ont raconté.) Non moi, quand j’avais 15 ans, je lisais le magazine « 20 ans » qui a disparu… C’est parce que je suis atrocement vieille. Mais dans les salles d’attente des médecins, il m’arrive de feuilleter tous ces magazines (pour nous les femmes !) et ça parle d’orgasme, de compatibilité dans le couple, de « quand savoir qu’on est prêt à emménager ensemble » et toutes ces choses absolument fascinantes qui illuminent littéralement ma journée ! (Imaginez moi chez le médecin en train de pousser un hurlement : " Ah mais OUI, c’était donc ça !" Et d’hocher la tête toutes les 3 min en me disant "Ah moi aussi, ça me fait ça, ah ça aussi, je l’ai vécu" etc.) Mais NON, ça ne m’arrive jamais ! Je feuillète ces magazines avec un espoir très pur (oui « pur » absolument, c’est le mot !) d’apprendre quelque chose sur la vie de couple, ou les orgasmes ou tous ces sujets passionnants et j’en ressors à chaque fois dépitée. Ben oui. C’est nul, ça ne m’apprend rien et je m’ennuie, je m’ennuie... (J’ai encore oublié mon livre dans la voiture et « Il fait froid, je ne vais pas y retourner, puis le médecin va arriver...» Enfin, vous voyez la scène.)

Alors comment on parle de sexe entre TSE ? C’est ça la vraie question. (Je vais tenter d’y répondre.) Et est-ce que quelque chose nous différencie des TLM dans nos relations sexuelles ? (Et ça, je n’en sais rien !) Ne soyez pas déçus. Je vais quand même vous raconter comment ma meilleure amie lesbienne est devenue nymphomane, et ça, ça mes amis ! C’est une question fondamentale qui ronge votre vie chaque jour, je le sais bien. Je suis là, oui, bien là pour y répondre et c’est un honneur pour moi de vous enlever l’angoisse de cette interrogation quotidienne. (De rien, vous savez que vous pouvez compter sur moi !)

Quand j’étais adolescente et que je m’ennuyais à mourir dans des salles de classes non chauffées, je me demandais régulièrement (un peu comme un vieux quarante-cinq tours rayé –oui, je suis très très très vieille-) « Quand est-ce qu’on parle de sexe ? » Ben oui, je ne comprenais pas pourquoi ce sujet était outrageusement passé sous silence alors que nos professeurs s’acharnaient à nous faire rentrer dans la tête des leçons outrageusement stupides et qui ne nous serviraient pas franchement dans nos vies! Oui pourquoi ? (on en revient toujours à cette question primordiale : Pourquoi ? Mais je n’y répondrais pas non plus parce qu’il faudrait faire une thèse sur l’Education Nationale et que moi, mon but, c’est toujours de devenir chroniqueuse chez Cosmo. Suivez, mais suivez !!) Après j’ai eu la chance inouïe de travailler moi-même au sein de l’Education Nationale et j’ai constaté qu’il existe aujourd’hui un module d’intervention sur la sexualité de deux heures (orchestré par l’assistante sociale et l’infirmière) pour les classes de 3eme ! Quelle évolution ! Fantastique. Bien sûr, si ladite infirmière est contre l’avortement, notez que l’assistante sociale est sacrément dans le purin et qu’elle va galérer. Mais bon. Pas d’inquiétude, je vous rassure, il n’est pas question-là d’apprendre aux élèves ce que c’est que « l’amour » ou le « désir » ou « comment avoir des relations satisfaisantes pour les deux parties ? »  Non, non, non… NON. Ce serait trop … Pertinent. Il s’agit bien entendu de parler de préservatif, du sida et autres MST, de la pilule, des cycles féminins tout ça tout ça. Bref, de vendre du rêve en bouteille à nos jeunes adolescents en herbe obsédés par la chose et qui se jetteront plus tard sur des films pornos pour APPRENDRE par eux-mêmes. (Merci merci l’Education Nationale !).

Evidemment vous, vous avez eu l’occasion d’aider une jeune fille de 18 ans quand elle vous a demandé : « Madame, il est où mon clitoris ? ». Vous vous êtes accrochée très fort à votre chaise pour ne pas tomber dans les pommes de choc. Vous êtes restée tout à fait concentrée et détendue et vous lui avez fait un dessin assez sommaire, afin qu’elle puisse prendre conscience de sa féminité / sexualité. (Cette histoire est vraie. Si, si ! – En fait, toutes mes histoires sont vraies. -) Mais ne faîtes pas l’erreur d’en parler à des adolescents mâles boutonneux du même âge (qui ont su par la première qu’avec vous on peut parler « du » sujet). Vous allez vite vous rendre compte que le simple fait d’évoquer ce thème va les rendre hystériques et les faire sautiller sur place comme s’ils étaient dévorés par des puces. Vous avez beau leur dire qu’ils peuvent en parler, que vous répondrez à leurs questions, ils ont cessé de vous écouter après les deux premières phrases. Leurs hormones se sont propulsées violemment dans leur cerveau et il a explosé ! (Ce n’est pas facile d’être un garçon pendant l’adolescence.) Donc c’est dépitée et résignée que vous les avez laissés à leur représentation des relations sexuelles comme d’un mauvais film X, car, comme on l’a vu plus tôt, c’est de là qu’ils tirent leur inspiration. (Pas beaucoup le choix, en même temps !) Vous avez plaint leurs futures conquêtes mais vous avez accepté : Vous n’êtes ni psychologue ni sexologue.

Passons sur cette charmante anecdote qui nous met tant en joie. Mon déni de réalité (soit : mon idéal innocent de jeune fille en fleur) m’avait fait espérer qu’un jour, on aborderait ce sujet en classe et qu’enfin, on prendrait le temps de nous expliquer qui fait quoi, comment et pourquoi. Ce ne fut pas le cas. (Ai-je besoin de le préciser ?) Mais c’est en fait très compliqué de parler de sexualité parce que les gens confondent le concept de sexe  avec la pratique du sexe. (Par contre, est-ce que c’est propre aux TLM ou est-ce valable des deux côtés ? Ça reste une grande question pour moi. Tout scientifique capable de me répondre ou de me conseiller un livre sur le sujet est bienvenu.) Prenons un exemple et revenons à ma meilleure amie lesbienne -qui s’appelle Annabelle, en passant-. (Coucou Annabelle !) Victime de l’homophobie directe et/ou de quelques regards désapprobateurs sur sa condition, elle s’est renseignée sur la raison du pourquoi ce rejet. Et il paraitrait (dixit un psychologue) que les gens (quand elle dit qu’elle est homo / très gaie et lesbienne accessoirement) la visualise PAF ! Directement en pleine action ! Oui oui, ils la voient. Ils l’imaginent en train de faire des trucs ! Alors, qu’elle, elle a juste dit qu’elle venait d’arriver et qu’elle était accompagnée de sa chérie. Je veux dire, c’est tout. Elle n’est pas arrivée en disant « Salut les gars, on vient de s’envoyer en l’air dans la voiture, un truc de dingue ! Hé hé ! » Elle a simplement dit : « Salut, je vous présente ma chérie Chrystelle. » (Ca me questionne. O.o –je réfléchis.-) Il en est de même pour mon ami Romain qui lui aussi est très heureux comme mec ( gai quoi ! -Vous avez compris, il est homo-) Et pareil pour lui. Apparemment, les gens quand il se « oute» l’imaginent PAF ! Immédiatement avec un mec dans un plumard ! Alors ils sont dégoûtés. Mais j’ai envie de dire que ce n’est pas très malin aussi. Imaginez qu’une copine vous dise qu’elle est hétéro (soit : qu’elle vient de rencontrer un mec qu’elle aime et tout) et PAF, vous l’imaginez en pleine action avec lui ! …….. Hummmm… Ils sont bizarres les gens. (Heureusement que je ne le fais pas, je vomirais en permanence !) Donc le sexe n’est pas un sujet facile à aborder à cause de ça, je pense. La difficulté de parler du « concept de sexe » / de « l’idéal de sexe » en le différenciant de « la mise en acte du sexe » -visuellement du moins-. Je doute de plus en plus de la clarté de ma démonstration… -Je me gratte les cheveux intensivement- . Tout ça pour vous dire que cet article n’a pas pour but de vous permettre de raconter en détails sur le net la teneur effective de vos ébats (ON NE VEUT PAS SAVOIR !) on parle juste, quoi, conceptuellement. 

Bon, et les TSE dans tout ça ? D’abord, je tiens à vous dire que je vous recommande chaleureusement la méditation mais également que je vous recommande vivement une sexualité épanouie et régulière. Je vous le souhaite très sincèrement et si j’étais médecin, je vous ferais même une prescription pour ça. Parce qu’il y a une chose que nous avons tendance à négliger nous, petits TSE dans ce monde absurde : c’est le plaisir. Car la santé ce n’est pas le travail, mais c’est bien le plaisir ! Je sais que vous êtes capable d’atteindre les sommets du bonheur en regardant une montagne au coucher du soleil et il faut cultiver ça, c’est important (très très très important) et le sexe, c’est bien aussi. Différent, mais très bien ! (Je suis en train d’inventer la poudre hein ?) Oui, je sais, vous êtes vraiment content que je vous fasse des révélations pareilles ! Mais je veux simplement vous éviter une situation que m’a racontée ma gynécologue et qui m’a choquée. (Vous vous sentez un peu exclu les mecs, là ? Mais non, profitez-en et apprenez, apprenez !!) Il se trouve que pour un examen spécifique, elle a demandé à sa patiente (mariée depuis 15 ans) de quand datait son dernier rapport sexuel. Et celle-ci lui a répondu : « Hummm. Ça fait un petit moment… » Ma gynéco : « Trois mois ? » La patiente : « Non !! Beaucoup plus ! » Et elle a souri (de façon tout à fait normale et sereine) puis a ajouté : « Ça doit bien faire à peu près 4 ans. » Voilà ! Mais ça ne lui posait pas de problème notoire. Pire que ça (vous pouvez avancer directement au prochain paragraphe les gars !) une de ses malades avait un problème gynécologique qui l’empêchait formellement d’avoir des relations sexuelles avec son mari. Une petite intervention chirurgicale bénigne pouvait régler le problème en un claquement de bistouri. C’est donc cette opération que ma gynéco a proposé à cette dame de 52 ans. Celle-ci lui a répondu tout de go : « Mais non, ce n’est pas la peine, à mon âge vous savez…. » Et elle n’en a pas démordu ! Voilà.

Alors vous allez me dire : « Oui, t’es bien mignonne Ketrichen, mais comment on fait quand on est célibataire ? Tout seul / toute seule / comme un con / une conne et qu’on rame / et qu’on rame pour dénicher notre moitié ? » Et bien, je vous dirais PAF, comme ça : « Allez  lire mon article sur les sites de rencontre ! Et bougez-vous le train, Nom de Dzou ! » 

Et maintenant, je vais enfin (je sais que l’introduction était longue) vous expliquer comment ma meilleure amie Annabelle est devenue nymphomane.

Annabelle quand elle a eu 20 ans, assumait déjà pleinement son homosexualité. (A une époque où ce n’était pas forcément facile / Bravo Annabelle !) Par contre elle ignorait totalement qu’elle était TSE. Comme beaucoup d’entre nous, elle se disait qu’elle était un peu tarée et qu’il fallait impérativement qu’elle rentre dans le moule à tarte. (Merci Pilou pour cette expression!) Ainsi son cœur penchait et se balançait quid d’une jolie rousse d’un mètre quatre-vingt ou d’une pulpeuse brune sur des talons. Elle occupait son cerveau en se jetant dans son travail avec frénésie. Ce travail l’occupait facilement 40 heures par semaine et c’est épuisée qu’elle rêvait d’une romance, d’un grand amour qui viendrait définitivement la combler.

Evidemment, ce n’est pas en ignorant qui on est qu’on s’épanouit dans la vie. Et elle constatait bien au fil des mois que si elle arrivait à faire tomber facilement les filles, ses relations finissaient par virer à la catastrophe. Oui parce que bizarrement ces demoiselles la quittaient avec des arguments de poids tels que : «Tu te prends trop la tête. » « Tu réfléchis sur des questions débiles. » Ou encore après une soirée en groupe avec des TLM pendant laquelle Annabelle avait gardé un silence religieux, sa dulcinée exprimait sa colère telle que : « Mais tu n’as rien à dire c’est dingue, t’es trop bizarre ! » Et mon amie elle, évidemment ne pouvait pas répondre : « Mais vous êtes tellement cons que  ça m’arracherait les yeux de parler ! » C’est après quelques expériences de ce type que notre belle Annabelle a pris sa décision : « Je vais baiser ! Oui, c’est la solution. » (Solution pour combler un manque de compréhension évident et une libido en pleine santé.)

 Aussitôt dit, aussitôt fait. Ma lesbienne préférée est passé de 40 heures de boulot par semaine à 60h  et elle est partie en chasse le reste du temps. Belle comme un cœur qu’elle était, c’est horrifiée que je l’écoute me raconter comment elle attrapait des nanas avec une tactique très au point et très efficace. (Je l’admets volontiers.) Toujours respectueuse et douce cependant (c’est un ange Annabelle) son but était simple : prendre son pied et ne plus donner de nouvelles. Evidemment, elle avait annoncé la couleur à la demoiselle (« Je te préviens, je ne veux pas m’engager, je ne veux pas d’une vraie relation. ») Mais nous, les filles, (hétéros / homos même combat) quand on nous dit ça, on se dit toujours : « Mais non, il / elle va craquer, et comme moi je suis amoureuse, ça lui arrivera aussi. » Et on sait toutes bien sûr, que cette mignonne théorie ne fonctionne pas du tout et qu’on finira par chialer en mangeant du Nutella devant une comédie romantique. (Oui, c’est un cliché mais oui, en fait on le fait vraiment !) Donc mon Annabelle a pratiqué ce rythme effréné (6 conquêtes par mois multipliées par 39 mois, calculez !) pendant quelques années. Et puis, merveille des merveilles, elle a fait un burn out, (YOUPI !!!) a compris sa TOUTSEULITUDE et maintenant elle est en couple heureuse et très fidèle. Ouf ! Ça nous soulage tous d’un grand poids et on en profite pour lui faire un petit coucou : « Coucou Annabelle ! ».

Maintenant pour vous parler de la sexualité des TSE en général, ça va être plus compliqué, d’autant qu’il n’y a pas beaucoup de source livresque sur ce thème là. Ce que je peux vous dire (pour avoir mené ma petite enquête absolument non exhaustive avec des sources totalement subjectives) c’est que deux problématiques ressortent. La première : une incapacité tenace à l’égoïsme. Et oui, le TSE a une tendance naturelle à rechercher la fusion (et c’est très bien la fusion pendant un acte sexuel) mais aussi à être très généreux. Or pour avoir une sexualité épanouie, il faut savoir être égoïste. Prendre son pied au lit nécessite de se centrer totalement sur soi et ses propres sensations. (Démarche apparemment plutôt complexe pour le TSE.) Si vous êtes dans ce cas-là, lisez, lisez sur la sexualité. Parlez à votre ami le plus proche (qui est lui sexuellement hyper satisfait) de vos inquiétudes et de vos freins et surtout : soyez égoïste ! Sachez que c’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à votre partenaire d’être suffisamment en confiance pour n’écouter que vous-même et vos sensations. Lui permettre de vous faire jouir sans vous préoccuper de ce qu’il vit ou ressent à ce moment-là lui procurera un bonheur immense. Rassurez-vous, il est très heureux.

La deuxième problématique constatée après enquête c’est l’absence de ressenti. Pour les hyper-rationnels ou les personnes très coupées de leurs émotions, la sexualité peut générer une terreur ou de la culpabilité. En effet, ils ont l’impression de ne rien ressentir donc, ils s’ennuient ou ils fuient. Encore une fois, ce sera beaucoup plus facile pour vous si vous êtes dans un climat de confiance avec une personne que vous aimez et qui vous aime en retour. La difficulté c’est d’arriver à déconnecter un peu votre cerveau pour ressentir « l’animal » qui est en vous et le laisser vivre. C’est possible, c’est agréable et non, vous n’allez pas vous transformez en bête sauvage !

Pour tous ceux qui s’éclatent aux lits, je n’aurais qu’une chose à dire : CONTINUEZ ! Surtout continuez, faîtes-vous plaisir et soyez heureux.

Et pour conclure, parce que ça m’a choquée : Vous vous rendez-compte que je ne suis pas et ne serais jamais référencée sur Google ? (Moi qui pensait que c’était le… meilleur –sanglots dans la voix- Je suis si déçue... -Je récupère mes larmes avec une louche et je ferais des petits flacons pour les vendre sur eBay-) Ben oui, parce que comme j’ai choisi de me démarquer en nous définissant comme des TOUT SEUL et que je n’emploie pas le terme « précocité, surdoué, haut potentiel » toutes les trois phrases et bien Glouglou il ne me voit pas ! (Moi qui l’aime tant !) Il pense que je suis juste une personne bizarre qui parle de solitude ! (Non mais franchement !) Bref, si vous aimez cet humble blog, il faut continuer à me partager. (Je ne trahirais pas mon éthique pour être référencée et je continuerais à nous appeler les TSE ! Paf !)

Bien à vous,

Namasté

Ketrichen

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Publié dans Ah l'amour, Sexualité

Commenter cet article

Pilou 26/01/2015 10:33

Pouhahlalalaaa les rencontres furtives remontent un peu loin pour ma part ;) Et vu que je ne connais ma touteseulitude que depuis peu je mettais la magie de l'étincelle sur le coup du « feeling »...qui ne se comptait que sur les doigts de la moitié de la main gauche. J'avais fini par me dire que qu'il s'agissait d'un gros mythe : les hommes qui « aiment ça » devait tenir de la légende urbaine vu le peu de finesse, de feeling, de légèreté, de plaisir dont faisait preuve mes copains de l'époque (en réalité je commençais surtout à être inquiète).

Vu ma déception et mon exaspération aussi, l'entourage me renvoyait des critiques à peines dissimulées pour m'avertir que j'étais une nympho authentique, que j'avais l'esprit mal tourné, que je ne pensai qu'à ça et puis du reste « pourquoi y accorder autant d'importance ? » (en gros je me la racontais...)

A l'époque je leur retournai simplement qu'ils étaient tous sacrément coincés.

Aujourd'hui je suis en paix ^^ j'ai rencontré mon mari, on s'amuse follement depuis et je n'embête plus mon entourage !!!

Le texte me rappelle une discussion que mon mari a eu avec des collègues de travail qui affirmaient que tôt ou tard une routine un peu fade se mettrait en place et que celle-ci était inévitable car dans le couple il y avait des tabous, des besoins qui étaient inexprimables, des barrières infranchissables qu'il valait mieux laisser en place pour le bon fonctionnement du couple et du coup cela pouvait se comprendre d'aller voir un ailleurs pour certains.

On a retourné cette affirmation dans tous les sens et nous ne la comprenons toujours pas. Enfin surtout moi. J'ai l'immense privilège de vivre avec une personne avec qui je suis hyper raccord (pas non plus H24 ou quand les enfants se réveillent au mauvais moment, on est d'accord...--' : mais la plupart du temps ^^!) : on se comprend sans sortir le manuel, sans devoir s'expliquer, se justifier qu'aujourd'hui on a ce feelling là pas comme hier et peut être pas comme demain, qu'on ne suivait pas une feuille de route quoi, ou taire certaines envies ou que sais-je...en quoi aller voir ailleurs, me confronter à nouveau à la banalité m'apporterait de la fantaisie dans mon quotidien ?!! (nan parce que la moitié de la main gauche en terme de feux d'artifices partagé...ça fait très peu au vu du nombres d'essais que j'ai effectués....)

Ketrichen 26/01/2015 19:54

Salut Pilou! Ahhhh le gros problème du sexe, c'est le tabou! Un tabou si ancré, si acquis que les gens en viennent à te demander :pourquoi c'est si important? Euuuuhh : Parce que c'est vital et essentiel non? Et ça ne tient pas à la nymphomanie! Contente en tous cas que tu ais trouvé ton équilibre! Bien à toi.

Sem 24/01/2015 21:04

On est vieilles quand on a lu 20 ans à 15 ans ??! Oh merde !!! Tu te rappelles de Diastème et tout ça et tout ça ? C'était très drôle. Pi moi, après j'ai cherché des réponses à mes questions dans Cosmo, si si. Jamais trouvé. Puis dans Psychologie (un peu plus) puis thérapie et découverte il y a peu du groupe zebra... La sexualité... fut donc bien compliquée, effectivement... (Oui j'ai bloqué sur LBF !!!)
P.S : serons nous au courant de ce projet en cours pour toi ou est-ce personnel ? :)

Ketrichen 26/01/2015 10:30

Salut Sem! Alors tu aussi tu as lu "20 ans" ? On est *copines de magazine* :D Cool ! Mais non, tu n'es pas vieille, rassure toi. Moi je suis vieille depuis que j'ai dépassé mes 25 ans, c'est très personnel comme concept. Oui pour les réponses sur la sexualité, mieux vaut lire des livres que des magazines! C'est certain. Pour répondre à ta question, oui, bien sur que vous pouvez savoir. Je me lance dans l'écriture d'un roman d'héroic fantasy pour les adolescents. Cela me prend énormément de temps et c'est pourquoi j'ai dû mettre la pédale douce dans ma présence sur le blog. Mais je suis toujours là. Belle journée à toi :)

Vincent 23/01/2015 09:51

Article très intéressant. Pour rajouter une touch' masculine TSE (qui n'est pas en ultra rationnel), j'ai remarqué que les discussions sur les aspects sexuels sont alors très intéressants avec les femmes, du coup le rapport amical devient à 90% assexué, si j'avais des vues sur la demoiselle, ben c'est rappé. Les discussions avec les hommes TLM ou TSE (ultra rationnel), c'est heu bennn heuuu basique sans « réel intérêt », autant regarder un film X vous avez les images des commentaires. Je n'ai pas eu la chance de partager avec un autre TSE carthésien-pascalien et émotionnel. Je rejoins fortement l'article pour le ressenti des TSE, le lâcher prise « égocentrique » alors que l'on est par défaut dans le plaisir de l'autre. Et en effet, si je prends du plaisir dans le plaisir de l'autre alors l'autre celà devrait être vrai donc ne plus « culpabiliser » (et accessoirement éviter une panne psy). Ben du coup avec une TLM ce n'est pas toujours évident car ce n'est pas tjrs le cas....J'ai même eu un léger traumatisme ds mes 20 ans où sur un lacher prise « animal » j'ai vu de la peur en face juste avec mon regard qui changea, du coup ca m'a calmé cet aspect pendant 15 ans. Après miracle avec une TSE (qui a ces blocages de lâchers prises), et là ça connecte et lâcher prise mutuelle = de belles surprises....(le seul soucis c'est qu'on voit jamais de film quand on se voit)...Le sujet est abordé régulièrement avec simplicité, on s'est promis que si un jour c'est bof, on ouvre le champagne (comme quoi un TSE ça ne fonctionne pas avec tout le monde...Encore). voilà pour un témoignage masculin. (remarque : il y a eu des TLM où c'était sympa qd même mais rien à voir avec cette dernière découverte)

Ketrichen 26/01/2015 19:55

Salut Vincent! Merci pour ton témoignage très intéressant. Si ça peut te rassurer, j'ai d'autres copains à qui est arrivé la même chose que ce que tu racontes pour tes vingts ans! (-le regard animal- qui terrifie en face). Et je suis d'accord aussi sur le fait qu'il est beaucoup plus facile d'en parler avec des filles (et oui, moi quand je parle à un ami, je suis totalement assexuée :o) ) Après pour les mecs, c'est avec mes amis gays que je peux en parler facilement. (effectivement le gay TSE sera plus intéressant, moins dans le descriptif trash et beaucoup plus sur ses émotions et avec une véritable analyse ) Heureuse en tous cas pour toi que tu ais trouvé chaussure à ton pied! A très vite.

Isis 22/01/2015 20:59

Bon, il est où cet article sur les sites de rencontre lol , merci ma belle

Rem 22/01/2015 22:57

Bonne chance Isis également ;)

Ketrichen 22/01/2015 21:34

Il est là : http://www.manuel-de-survie-pour-zebres.com/2014/12/les-sites-de-rencontre.html
Bonne chance Isis ;)

Rem 22/01/2015 15:42

Représentant de ceux qui peuvent se retrouver dans ce passage : « Pour les hyper-rationnels ou les personnes très coupées de leurs émotions, la sexualité peut générer une terreur ou de la culpabilité. »
La bonne personne je l'ai pas encore trouvé mais j'ai testé/réussi la libération de « l'animal » *comprendre lâcher prise* et en effet c'est très agréable et on ne se transforme pas !!!
Par contre le sentiment de culpabilité... tant qu'on a pas la bonne personne je pense que ça fait parti du jeu.

Ketrichen 23/01/2015 10:02

Coucou Rem! Merci pour ton commentaire (c'est marrant, j'ai moins de commentaire sur cet article que sur celui du travail! :o) ) Je connais d'autres gens dans ton cas qui m'ont raconté la même chose. Alors il ne me reste plus qu'à te souhaiter de trouver "la bonne personne" pour te défaire de toute culpabilité. :o) Bien à toi.