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Le travail c'est la...

Le travail, c’est… la Patrie. Ah non, c’est pas ça ! Ca c’est Pétain, et Pétain était un sal con doublé d’un lâche criminel –comme vous le savez bien-. On essaye encore ?  Le travail c’est… la Santé ! Ah non, surement pas, je ne pense pas que l’OMS valide les dépressions à répétition comme preuve de bonne santé ! Alors le travail c’est… c’est la Torture !  Oui c’est bien ça ! Le pénitencier de votre vie, l’horreur de votre quotidien, l’enfer. C’est aussi l’endroit privilégié du burn out que vous avez sans doute expérimenté ! (YOUPIYOU !! On lève les mains, on fait une danse de la joie !! C’est si sympa le burn out ! CQFD !)

Mais vous allez très vite comprendre pourquoi le travail n’est pas fait pour vous. Le travail est fait pour les TOUT LE MONDE et ils adorent ça ! Et oui ! Ils ont beau se plaindre (de leur collègue qui ne fout rien, de la standardiste qui allume les patrons dans sa petite jupe riquiqui, de leurs heures supplémentaires non payées et j’en passe et des meilleures) ils adorent travailler. Vous avez peut-être déjà eu cette conversation avec un TLM : Lui « Je n’en peux plus de mon boulot, ça me rend malade, pour ci pour ça blablabla ! »  Vous « Et bien, change, cherche un autre job, ne reste pas comme ça ! » Et le TLM de vous répondre très choqué : « Oh non, je ne peux pas ! Ça va aller, ce n’est rien, ça va passer, je vais prendre sur moi. » Vous : « ???????????????????????????????????????? » Fin de la discussion.

Quand j’étais enfant, le monde me paraissait si complexe (tout m’était tellement étranger et illogique) que j’imaginais que travailler était le summum de la complexion ! –Oui je sais, ce mot ne va pas du tout là, j’aurais dû dire « complexité » mais j’avais pas envie, et je suis une rebelle. Na!- J’admirais les adultes travailleurs et j’essayais de comprendre leur emploi (me disant que je ne serais jamais à la hauteur). Il m’a fallu des années pour admettre, qu’en fait, ce qu’ils font au travail est si simple, si facile que ça en devient incompréhensible pour moi.

Revenons à nos petits singes roux d’Argentine. Ce que le TLM aime dans le travail c’est la sécurité de la répétition. Oui, vous avez bien entendu et ces mots vous choquent. C’est normal parce que pour vous la répétition est une source d’angoisse innommable qui ne s’accorde surement pas avec la sécurité ! Pour le TLM c’est un sacerdoce ! Ils arrivent au travail à 8h, ils parlent un peu avec leurs collègues, ils font des choses en boucle qu’ils connaissent, ils répètent les mêmes gestes ou les mêmes mots que l’année précédente et le mois d’avant. Ils se lancent des défis (« le premier qui arrive à atteindre la poubelle en crachant son chewing-gum se fait payer un coup à boire par tout le bureau ! »). Ils font des réunions dans lesquelles ils peuvent se plaindre (« J’en ai vraiment ras le bol qu’on me pique ma place de parking et le café a un goût dégueulasse, si ça continue, j’appelle l’inspection du travail !») quand le sujet de la réunion est : « Comment mettre en place le nouveau logiciel de gestion ? » -Ils s’en foutent, ils suivront les ordres.

Le midi, ils déjeunent tous ensemble à la cafétéria, ils donnent des conseils à la stagiaire ou au contraire, ils la regardent de travers (tout dépend si elle est comme eux ou un peu différente). Ils reprennent le travail à 14h, finissent religieusement à 17h. Ils rentrent chez eux et ils sont CONTENTS. Oui ils sont contents parce qu’ils payent leur loyer régulièrement et qu’ils ont des choses à faire toute la journée. C’est donc grâce à leur travail qu’ils ne s’ennuient pas. (Ils détestent s’ennuyer c’est pour ça qu’ils regardent tout le temps la télé !) Ils se sentent appartenir à un groupe (leurs collègues) à une famille éventuellement (la société qui les emploie) et à la France ! Oui, ils contribuent à la bonne marche de la France, cela fait d’eux des citoyens honnêtes et respectables. Ça leur donne le droit de gueuler quand ils reçoivent leurs impôts et de se plaindre de ce salaud de David qui est toujours en arrêt maladie ! (« Ce fainéant, quand je pense que je paye pour lui, ça me dégoute ! Etc. ») Les TLM se sentent bien, ils sont contents. Attention, ils vont vous dire le contraire bien sûr, mais c’est faux. C’est faux parce que s’ils étaient vraiment mal, ils changeraient de travail ou ils tomberaient en dépression. (Et ça n’arrive jamais).

Ils ont cette merveilleuse capacité de ne voir qu’à un mètre autour de leur nombril, de ne pas être touchés par ce qui se passe autour d’eux et de s’en tenir à ce qu’on leur a dit quand ils étaient petits : « Travaille, fais des enfants, achète un appartement et tu seras heureux pour toujours. » Amen. Il n’y a pire hantise pour eux que celle de tomber au chômage. Si on met de côté l’angoisse de ne plus avoir d’argent (qu’on peut comprendre, nous aussi on l’a celle-là) il y en a une pire pour eux : « Qu’est-ce que je vais faire de mes journées ? Je vais m’ennuyer. Je vais être tout seul. » Et eux, c’est à ce moment-là qu’ils tombent en dépression. (Le contraire de nous quoi !) Ce qu’il faut retenir de tout ça c’est que la répétition dans leur travail les détend, que leur travail les occupe et qu’ils ont l’impression d’être utiles. Ces trois points les comblent intégralement.

Voilà. Voilà. Voilà. (L’emploie du mot « voilà » est toujours lié chez moi au sentiment d’incompréhension voire d’hébétude. -Toujours m’imaginer la bouche ouverte et sidérée en train de répéter « Voilà voilà voilà. » ce qui ne me rend pas très attractive j’en conviens, mais j’ai d’autres qualités - (si si, je vous assure !).

Passons aux TOUS SEULS maintenant. Alors, il faut que vous dise que je connais deux TOUS SEULS qui aiment leur travail. – J’entends par là un travail classique avec des horaires répétitives et tout ce que je viens de décrire plus haut- (J’en connais bien plus qui détestent leur boulot mais nous en parlerons après.) Je vous souhaite de tout mon cœur d’appartenir à cette catégorie rare et enviée –il faut bien le dire-. Un petit portait s’impose pour comprendre comment qu’ils font ça ces deux magiciens… –A ce niveau-là, je considère qu’ils sont magiques !-

Le premier : réussite inégalée dans les études –profil matheux, ça aide-. Entré à Polytechnique à 18 ans, entouré principalement de TSE, il a un haut poste dans une entreprise Nationale (disons la SNCF par exemple). Il travaille directement avec le Ministère des Transports, il n’a aucun goût pour le pouvoir  et la malversation et son travail stimule directement son lobe droit ! Donc c’est agréable. Il faut préciser qu’il a une grande capacité à s’extraire du monde qui l’entoure sans aucun complexe. Par exemple, vous êtes chez lui un après-midi, vous buvez le café (classique comme situation quoi !) et bien lui, il prend un livre et se met à lire sans aucune culpabilité et sans être gêné le moins du monde par les aboiements du chien et les conversations tout à fait inintéressantes qui l’entourent. (J’adore ce mec !! Il est génial !)  Je dirais donc que les principaux critères de son épanouissement au travail sont : sa réussite scolaire –qui lui a permis d’arriver tout en haut des échelons sans avoir à gravir les échelons- paf ! Et également sa capacité à s’abstraire du monde qui l’entoure ! (Et en plus, il est super gentil !)

Le deuxième : Orienté sur un CAP qu’il a obtenu avec brio, ce sont ses pérégrinations incessantes sur internet qui l’ont amené à créer sa société d’informatique. (Encore un profil matheux, notez !) Ce qui fait son épanouissement dans son travail, c’est qu’il en est maître puisque c’est le chef ! De plus, l’informatique est un domaine d’épanouissement neuronal quand on est doué pour ça et qu’on s’amuse en créant. Voilà c’est mon deuxième magicien.

Après et ben, je n’en ai plus à vous proposer. (C’est con, hein ?) Bon, bien sûr, il y a également nos psys bien connus et bien aimés qui travaillent sur la TOUSEULITUDE. Ils publient des livres, ils sont presque célèbres et ce sont des références en matière de précocité. Je déduis donc assez facilement qu’ils sont heureux dans leur travail. Sans vouloir les « outer » il me parait évident que ce sont des TOUS SEULS parce qu’on ne peut pas aussi bien comprendre les TSE sans l’être soi-même [ (Non non non, c’est mathématiquement impossible). Aujourd'hui 17 mai 2017, je me relis et je reviens sur ces propos naïfs. Je pense malheureusement qu'on peut être spécialisé dans les TSE et être TLM.... Donc on les rajoute, mais je ne les connais pas personnellement alors… ]

Passons à notre réalité quotidienne la plus communément commune et revenons à nos burn out ! ARG ! (Quel article gai ce matin, vous avez remarqué ?)

Alors, pour vous, c’est différent. Vos études ont été catastrophiques (harcèlement par vos petits camarades, harcèlement par vos profs, décrochage scolaire : « Tu es une fumiste » et j’en passe). Vous pouvez également avoir eu une scolarité discrète en suradaptation totale, frôlant la moyenne sans jamais vous fouler. Quoi qu’il en soit : Vous avez fui dès que vous avez pu et si vous avez réussi à avoir le bac facilement voire même à valider quelques années d’université, vous n’étiez certainement pas préparée à ce qui vous attendait là dehors. (Imaginez une autre dimension dans laquelle vous entrez : Vous êtes transportée directement dans le film « Haute Tension » - qui vous fera faire d’horribles cauchemars sauf si vous adorez les films d’horreur, dans ce cas-là, vous le trouverez : grandiose !-) Bref : Bienvenue dans le monde merveilleux du travail. Gniark gniark gniark !

Vous avez commencé par faire des petits boulots (baby-sitting / serveuse à mi-temps –heureusement pas chez Mac Do. Etc.) Bon ça passait encore, vous étiez jeune, les enfants étaient choux et vous n’avez pas été serveuse longtemps. Mais une fois qu’il a fallu vous poser (après avoir admis que vos diplômes ne vous serviraient à rien, vous avez eu la bonne idée de faire un travail de bureau) suivant l’adage : « C’est alimentaire, j’aurais la sécurité de l’emploi = je pourrais payer mon loyer et accessoirement manger - et j’aurais du temps à côté pour faire des choses que j’aime ! » ERREUR. Triple, quadriple, milliple (tiens, ils n’existent pas ceux-là) erreur !

Vous étiez innocente, si pure et si naïve que vous auriez presque pu effrayer un bisousnours par votre bêtise. (Allez, on l’a tous fait cette connerie là, admettez le, ne mentez pas, c’est mal !!)

Donc vous êtes allée au travail tous les matins pendant plusieurs semaines, puis vous avez changé de travail (chance : vous étiez encore en intérim) parce que c’était trop difficile de travailler avec un patron qui citait le nain toutes les trois phrases (parce que vous le nain, si vous l’aviez rencontré, vous ne lui auriez pas dit : « Oh non, touche moi pas, tu me salis ! » Non, vous auriez carrément dégueulé sur ses chaussures parce que c’est un réflex humain quoi !) -Et là, je viens encore de perdre une partie de mon lectorat en parlant politique ! Ce n’est pas grave, je hais le nain et je m’entends plutôt très mal avec ceux qui l’adulent !- Passons. Donc oui, trop dur d’entendre la vénération du Sarko toute la journée –j’ai mes limites-. Donc vous avez changé d’entreprise et ça allait mieux… Le premier mois.

C’est vrai que le premier mois est toujours sympathique.  On se sent comme un ethnologue plongé dans un nouveau terrain d’étude. Il faut comprendre ce qu’on attend de vous, comprendre comment fonctionne l’entreprise et comprendre les us et coutumes de ladite entreprise. Au début, vos collègues ont un a priori positif sur vous. Vous n’êtes pas trop moche, plutôt souriante et enthousiaste. Ça, ça leur plait beaucoup, ils ont envie de vous intégrer et tout le monde y va de son bon conseil et de ses petites astuces pour s’en sortir. Voilà, ça c’est la première semaine. Après, subrepticement, ça se dégrade. Vous avez beau mettre votre tenue de camouflage et essayer de les imiter de votre mieux, ben vous êtes clairement différente et ça commence à se voir. Par exemple : quand le bureau entier commente le dernier épisode de Secret Story, là, vous êtes larguée parce que vous ne regardez jamais cette merde. Vous ne le dîtes pas bien sûr, mais elles sentent bien que vous êtes très mal à l’aise. Elles vous proposent de profiter de vos deux heures de pause pour aller faire du shopping dans un centre commercial à côté. Vous culpabilisez. Vous vous tâtez sec mais vous finissez par décliner l’invitation parce que vraiment, vous torturer pendant deux heures en plus de la torture de votre journée de travail… Non, là c’est trop. Vous pouvez toujours prétexter que vous n’avez pas d’argent et que vous préférez ne pas être tentée. Ça passe pour cette fois, elles compatissent mais elles commencent à se dire que vous n’avez pas très envie de vous intégrer. Elles essayent encore une autre fois en vous invitant à déjeuner au restau. Vous acceptez (quand même quoi, vous faîtes un effort). Et là… Là, c’est le drame. Vous êtes complètement décalée et vous trouvez tout à fait immonde qu’elles profitent de ce moment d’intimité pour critiquer la petite grosse du bureau (la seule qui n’a pas été invitée). Vous CRAQUEZ ! Vous leur dîtes tout de go que vous n’appréciez pas qu’on bave dans le dos des gens et que si elles ont quelques choses à dire sur cette personne, qu’elles lui disent au moins en face.

Et voilà, c’est fini, vous êtes repérée ! (Il aura fallu deux semaines, c’est court tout de même.) Elles vont récupérer la petite grosse (Déjà ça de gagner ! Soyez positif vous venez d’aider quelqu’un dans le besoin.) et faire des réunions de commérage dans les toilettes pour parler… de VOUS. Oui, c’est merveilleux, à vous toute seule, vous venez de ressouder une équipe en perdition ! (Soyez contente !!)  Et les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. Parce que la vérité c’est que le travail qu’elles effectuent en 4 heures, vous, vous le faîte en une. Et que comme vous vous sentez profondément oppressée dans cet espace extra-terrestre, vous allez sur internet, ou vous écrivez des poèmes à votre homme, au choix. Et elles le voient. Alors elles vont même avertir l’informaticien de la boîte pour qu’il vous coupe votre connexion. Donc maintenant, vous finissez votre travail avant tout le monde et vous n’avez plus qu’à regarder le plafond !

Pendant tout ce temps qui vous est imparti à la réflexion, vous, vous étiez persuadée que vous pourriez penser à des choses intéressantes. Mais NON !!! Non ! Parce que ce genre d’environnement rend assez paranoïaque et que votre cerveau est bridé ! (Non, vous n’êtes pas comme le premier magicien qui arrive à s’abstraire de tout ce qui l’entoure. Décidément, vous l’admirez ce Monsieur !) Donc vous demandez plus de travail (s’il y en a) et vos collègues vous détestent encore plus. Ou alors, vous faîtes semblant de travailler et ce n’est pas toujours simple croyez moi.

Vous ne déjeunez plus à la cafétéria. Vous avez mis au point un schéma de survie très structuré. (Tout à fait inefficace au demeurant, mais comme je vous l’ai déjà dit : C’est en essayant qu’on devient essayon !)

Donc vous allez à la bibliothèque de votre quartier et vous empruntez une dizaine de livre. Le matin, 7h30, vous êtes dans un bar en face de votre travail avec un des dits-livres, un café et un croissant.  A 7h55 pétantes, vous allez prendre vos fonctions. A midi pile vous sortez et courrez vous réfugier seule dans une brasserie, avec votre livre. Votre livre est votre ami, votre sauveur absolu. Votre livre est devenu Jésus.  (C’est sans compter vos collègues qui passeront en vous disant : « Salut qu’est-ce que tu fais ? » « Ben tu vois pas ? Je suis en train de me couper les ongles de pied. ») A 17h pile, vous courez dans le métro, votre iPod coincé dans les oreilles en vous répétant : « Je ne vois rien, je suis bien, tout va bien ». Vous arrivez chez vous harassée par cette journée de mal-être. Ils vous ont épuisée. Mais alors épuisée psychiquement et physiquement. Vous allez vous faire des pâtes et vous mettre au lit tôt. Le week-end n’est que dans 4 jours finalement. Mais, là encore vous faîtes ERREUR. Votre cerveau n’est pas content mais alors pas content du tout et il va vous le faire payer. Vous vous couchez à 22h, vous ne tenez plus debout, une bonne nuit vous fera du bien. Le problème c’est que votre cerveau lui, il a une pêche d’enfer ! La patate totale ! Prêt à sortir dans une boîte de nuit pour cerveaux ! Donc vous pouvez toujours croire que vous allez vous endormir mais… Mais vous rêvez ma petite ! Il n’a pas été nourri, il n’a pas été stimulé de la journée alors il s’enclenche et c’est parti pour la méga teuf!!!

C’est donc à 1 heure du matin désespérée que vous décidez de vous relever. Vous allez sur internet (merci internet) et vous surfez. Votre cerveau décide pour vous et votre corps est zombifié. Vous vous endormez finalement vers 4h30 du matin et vous vous relevez 1h30 plus tard. Votre cerveau s’est bien amusé, lui, il dort à poing fermé.

Vous voyez où je veux en venir ? Vous savez que vous n’allez pas tenir longtemps à ce rythme-là n’est-ce pas ? Vous entamez lentement le processus de dépression. Vous descendez la pente pas à pas…. (Bruit de frein violent / toujours aussi dur à reproduire par écrit –si quelqu’un a une idée, je prends !) Arrêtez-vous là ! STOP ! Ne poussez pas plus loin la torture ! Anticipez. Démissionnez si vous le pouvez ou mettez-vous en arrêt maladie, le temps de vous remettre. Foutez votre culpabilité à la poubelle (« Je suis nulle, pourquoi je n’y arrive pas ? Je ne peux pas me mettre en arrêt maladie, c’est mal, que vont penser les gens de moi ? Etc. Etc.) Arrêtez les frais tout de suite et si besoin (hautement conseillé) allez voir un psy ! (Je ferais un post sur les psys un de ces quatre promis !)

Il est temps de remettre en question votre vie tout de suite. Prenez le temps, ne vous en voulez pas, c’est normal. Vous allez trouver votre voie, il y a TOUJOURS  des solutions. (Le burn out n’en faisant pas parti ! Attention !)

On récapitule ce qu’on a déjà vu : Première difficulté notoire au travail : L’ENNUI (en majuscule parce qu’il tient une place très importante celui-là), la deuxième : l’adaptation suivie de très près par la troisième : la jalousie (oui, parce que si vos collègues vous détestent comme ça, c’est d’abord parce qu’ils sont jaloux. Je sais, vous ne comprenez pas, mais je vous assure qu’ils sont jaloux comme vous étiez vous-même jaloux de la Cousine Nicolette / mais nous en reparlerons).  La quatrième difficulté (et la dernière pour ce post) que vous vivrez au travail, c’est : La lucidité !

Et oui, vous avez ce défaut infernal et insupportable (en fait c’est une qualité, rassurez-vous !) de voir de façon immédiate et instinctive tout ce qui ne va pas dans l’entreprise ! Et il y a des tonnes de choses qui ne vont pas. Que ce soit des problèmes d’organisation, des problèmes de management, des problèmes de matériels et éventuellement des problèmes de personne. (« Oula, celui-là c’est un vicieux petit manipulateur qui détruit tout ce qu’il touche. ») Et vous, avec la bonhomie qui vous caractérise et votre grand cœur de petit poussin, vous ne pouvez pas laisser les choses se dégrader ainsi alors qu’il serait si simple de : changer  l’organisation/ former les managers / rentabiliser mieux le matériel / avertir les boss (euhhh… On ne met pas trois « s » à « boss »  non ? Mon Dieu, ce que je suis drôle, je me fais peur des fois !) de la présence d’un manipulateur dans l’équipe. Je veux dire, c’est simple. C’est d’une telle simplicité que ça vous saute au visage et que vous pourriez dans la seconde proposer une stratégie pour que tout le monde se sente mieux. Vous savez bien que vous ne pouvez pas. Non, ça la foutrait mal. Alors vous essayez d’en parler, de ci de là, au détour d’une discussion. Vous prenez même le temps d’inventer un process, de l’écrire par exemple…. Et….. Et…. Tintintin, que va-t-il se passer ? C’est le suspense !

TOUT LE MONDE S’EN FOUT ! Mais alors tout le monde s’en fout à un point ! Inimaginable. En fait les gens sont heureux comme ça. Ça leur va bien. Ils ne comprennent pas pourquoi ils devraient changer leurs habitudes. Et puis ils ne vous ont rien demandé quoi ! Bon, il est vrai que deux de vos collègues ont pleuré dans vos bras tour à tour parce qu’elles n’en pouvaient plus. Mais ça ne voulait pas dire qu’elles voulaient que ça change. « Ben non, quoi ! D’où tu sors ça ? » Elles ne sont pas bien au travail mais c’est normal. « On n’est jamais heureux dans son travail. » « Ah bon ?? » (C’est que vous en apprenez tous les jours décidément !)  Entre la routine douloureuse et le changement, le choix n’est pas à faire : On garde le confort de la routine et la sécurité de la répétition.

Et voilà, vous devenez dingue !!

Bon, on se rassure, on respire, on médite.

Chacun trouvera une solution à sa mesure. Le meilleur conseil que je peux vous donner c’est d’être votre propre chef (si vous pouvez), d’accepter une fois encore d’être en marge (peintre, écrivain, fabricant de Kirigami –et pourquoi pas tiens ?). Ou de gagner au loto.

Bref, vous savez que ce n’est pas facile, je le sais aussi, je compatis, vous n’êtes pas seul !

Ce qu’il faut retenir (c’est le plus important) c’est que si vous avez envie de mourir, ce n’est pas forcément parce que vous faîtes une dépression. C’est peut-être simplement parce qu’à force de vous adapter et de tuer ce que vous êtes vraiment au fond de vous (soit : vous forcer à être un TOUT LE MONDE alors que vous êtes un TOUS SEULS) et bien, ça vous donne envie de mourir. Il suffit d’accepter d’être vous-même ça ira beaucoup mieux !

(Après, dans un cas extrême de cette sorte, n’hésitez pas à contacter un psy, moi, je ne le suis pas !)

Et si vous êtes heureux au travail, je veux des témoignages, (contactez moi !!!!!) je serais ravie de connaître des nouveaux magiciens.

Prenez soin de vous.

Namasté.

Ketrichen

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