Votre univers artistique

Publié le par Ketrichen

Votre univers artistique

Comme je vous l'ai dit dans l'article "les relations entre nous / appel à texte", ce n'est pas le tout d'être des TSE, encore faut-il avoir des centres d'intérêt communs pour partager. Je ne suis pas une matheuse donc mon choix se portera sur l'écriture et le dessin en priorité.

Cette section vous permet de publier vos textes / esquisses et autres plaisirs artistiques. Comme j'ai des contraintes liées à la configuration du blog, il faudra les poster dans la section "contact".

Quand vous postez, n'oubliez pas de mettre quelques lignes de présentation. (Qui vous êtes/ dans quel contexte vous avez créé / ce que vous voulez nous dire et bien sûr -très important-  ce que vous avez mangé le midi.)

Comme beaucoup de texte arrivent de tous les côtés et dans tous les sens (Et c'est une joie, merci à vous!) on va mettre une petite règle en place : Quand vous postez un texte, pour que celui-ci soit validé, il faudra d'abord que vous ayez posté au moins deux commentaires sur les textes des autres. Comme ça, tout le monde se commente , se lit et tout le monde est content.

NB : Je travaille sur la création d'un forum qui simplifiera les échanges...

Bien à vous,

Namasté

Ketrichen

Publié dans Vous les lecteurs

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vincent 20/05/2015 15:20

Les 2%

Il existe une différence
Parfois niée dans son existence,
Souvent voilée dans son essence,
Toujours l’ignorance de l’évidence.

Elle se ballade dans les gènes,
Se refuse à se reconnaître,
Aller au-delà du paraître,
Libérer de toutes ces peines.

Ouïe, vue, odorat, goût, touché,
Dans l’un ou plusieurs des cinq sens,
L’hyperesthésie prend son sens.
Ils craignent de vous effaroucher.

Il existe une différence
Quelquefois prise en maladie,
La profession se contredit,
C’est dans l’errance qu’ils avancent.

D’un puits sans fond d’absorbation,
D’une pensée arborescente,
Hors des capacités conscientes,
Ils sont noyés d’informations.

Ce qui peut donc vous irriter,
Les touche avec tant de puissance
Qu’ils ne connaissent pas l’aisance.
C’est l’hypersensibilité.

Il existe une différence
Dont l’extérieur nous avise
De leur opinion qui divise,
C’est la fragrance de l’absence.

Ils acquièrent sans vouloir
La malédiction de Cassandre.
Par frayeur, ils se font descendre
D’une vision dite au parloir.

Au syndrome de l’imposteur,
Ils ont perdu les pré-requis,
Oublié le bénéfice acquis,
De leurs actes, ils voient l’erreur.

Il existe une différence
D’une myriade de visages,
De la révolte à l’esprit sage,
Effrayée par l’incohérence.

Comment pouvez-vous les trouver ?
Ils sont miroirs d’insuffisance,
Ils ont en eux peu de confiance,
Vous en faîtes des réprouvés.

Un grand nombre d’entre eux s’ignore,
Ils sont tout et rien à la fois
Car en eux ils n’ont pas la foi,
A l’éveil s’ouvre leur trésor.

Vincent Dumoulin 05/2015

Vincent 15/01/2015 21:39

« Lâcher prise »

Mes yeux commencent à couler sans crier gare.
Cette source intarissable semble venir de nulle part.
Ce flot continue et m'appelle profondément.
J'ai peur de m'engouffrer dans ce terrible torrent.
Que va-t-il se passer? Vais-je vraiment me noyer?
Si j'ouvre toutes les vannes, tout sera balayé?
La pression sera tellement forte qu'elle m'emportera.
Vais-je perdre pied? Pour mes enfants je ne peux pas.
Une phrase provient d'une main amicale à lâcher
"Ton corps supporte bien pire depuis des années"
Cette confiance innée me donne cette force à ouvrir
Ce barrage fissuré et cette eau peut enfin partir.
A mon grand étonnement, elle n'emporte rien.
Un vide est remplacé par un lac sans fin.
Je ne comprends pas ce qui se passe réellement.
Je penche la tête au dessus et vois un enfant.
Cet enfant me raconte ces rêves et ses envies.
Ils sont gigantesques, plein d'espoir, je souris.
Je lui tends la main pour le sortir de l'eau.
A partir d'aujourd'hui, on fera ce qu'il faut.
Nous marcherons ensemble pour les réaliser.
Nous avons ce pouvoir même s'ils sont insensés.
Désormais personne ne peut nous les enlever.
Cet enfant, c'est moi. C'est maintenant ma fierté.

jason 19/01/2015 13:55

Merci Vincent, ton texte m'a ému

Thomas 16/01/2015 14:03

Joli. Je suis en réelle empathie de ce texte ;)

Remy 12/01/2015 13:37

"Un cauchemar pour l'espoir !"

Mon Monde est différent du monde
Le mien à cause des autres est devenu immonde

Mon Monde je l'avais presque quitté
Pensant qu'en faisant des concessions il y aurait équité

Seulement voilà trop de concessions en succession
Si bien que mon Monde m'est devenu étranger

Devenu un autre j'ai continué jusqu'à il y a peu
Mais chassez le naturel, il revient au galop, c'était il y a peu

Tant d'années à me comporter en damné pour l'exil de mon Monde
Tant de concessions qu'il est devenu évident qu'il est temps de changer
D'ailleur, plus qu'une évidence c'est devenu vital pour ne plus vivre l'immonde
Tout déconstruire pour reconstruire, arrêter la fuite et revenir en mon Monde pour changer

Seulement pas évident de se dire avoir vécu en étranger en soi
La route pour retrouver mon Monde n'est pas bordée de soie
C'est une route douloureuse qui ressemble plus à un fleuve agité
Car souvent je perd le contrôle sur le chemin, pas le temps de prendre le thé !

Le voyage nécessite la perte d'une partie du contrôle mis en place par les concessions
Ces concessions ont fait des ravages sur bien des sessions

Et voilà qu'arrive un cauchemar tel une réalité sans fard
Soumis à une autorité injuste, bourreau d'un enfant j'ai été
Révolté des conséquences et de la souffrance infligée, protecteur je suis devenu
Je suis revenu vers lui, lui qui était sidéré et lui ai demandé pardon de ce que j'étais devenu

Certainement un message interne pour me dire que je touche au but
Cet enfant c'est mon Monde, un monde loin d'être brut

Maintenant je suis revenu en mes terres
Plus question de mettre genou à terre

Désormais je redeviens moi et le soir,
Perdu dans mes pensées pour l'avenir j'ai espoir !

Vincent 15/01/2015 21:20

Echo récent, merci Remy.

Jason 14/01/2015 12:09

Rémy, ce fut en plaisir de te lire, merci pour ce partage o:)

Thomas 06/01/2015 23:05

Un poème sur l'amour : L'aube du jour

À l’aube d’une journée
Un feu de cheminée
Ô mon cœur est malmené
D’une fille il est acharné

Ô j’acquiers la légèreté d’une plume
Aussi lourde qu’est l’enclume
Des ailes me donnent la lune
Cette douce et blonde quelqu’une

Ô chaque jour son joli minois
Ô bonheur m’éloigne du froid
Que devant elle je suis coi
Aucun son n’ose élever la voix

Et voilà mon vœu avoué
Me tenir blotti à ses côtés
Combien de fois ne l’ai-je rêvé
Dans un endroit isolé et préservé

Au crépuscule d’une journée
Un feu de cheminée
Ô mon cœur est malmené
D’une fille qui l’a fasciné

Rem 12/01/2015 10:53

Joli texte Thomas, en ce moment je me retrouve dans ce texte tout en douceur.

fred 07/01/2015 20:50

merci de vos commentaires ;) un petit peu bouleversé ce soir, vous pourrez le comprendre ....

Thomas 07/01/2015 17:50

Sensationnel. Mais qui est l'insomnie? Les visages se mélangent, les sentiments aussi. Qu'on en voit rien. On est aseptisé. On ne ressent plus rien. Même, plus la fatigue. Puis, à un moment, une certaine substance passe par nos veines, on se sent bien, invincible, comme quand on a bu.
Merci du partage, Fred.

Vincent 07/01/2015 02:37

Thomas, j'ai aimé plonger dans ce rêve qui a fait echo de mon passé.. merci

Ketrichen 06/01/2015 23:38

Très joli texte tout doux, très tendre, des images de feu de cheminée et d'étoiles dans les yeux. Merci pour ton texte Thomas :)

Xine 06/01/2015 23:05

A propos de l’insomnie

SLAM REVE

Et Charlie rêve, rêve, REVE…
Même le jour, même au volant !
Non, jamais au prince charmant,
Ni au monde qui bientôt crève.
S’élève.

Les nuits de Charlie sont remplies
De personnag(es) complex(es) ou grands,
En scénarios riche(s) et puissants,
D’histoire(s) étrang(es) jamais finies.
Défis.

L’impression de n’dormir jamais
Vraiment. Penser sans s’arrêter.
Etonnant sommeil éveillé,
Irréels song(es) agités…
Epais.

En perpétuel mouvement,
Les combinaisons compliquées
De ses connexions étoilées
Fatiguent Charlie trop souvent.
Vraiment.

Parfois ell(e) cherche, cherche, cherche…
Se demand(e) : « mais quell(es) sont les clefs ? »
Au réveil. Ses activités
Nocturn(es) refus(ent) de tendr(e) leur perche.
Recherches…

Inexplicable autonomie
De l’esprit qui guette sciemment
Une brèche dans l’inconscient
Et doucement qui l’agrandit.
S’enfouit.

Son cerveau est un vrai mystère,
Qui lui fait parfois un peu peur.
Ne pas contrôler cet « ailleurs »
Schizophrénie en bandoulière ?
Mystère…

Mais Charlie aime aussi cela :
Lâcher la brid(e) de ses pensées :
Réseau d’associations d’idées,
Fascinant comme au cinéma.
Magma.

Torrent de lave neuronale
Volcan d’ébauch(es) de conceptions,
Débauche d’élucubrations,
Puis éruptions d’idées géniales…
Bancales ?

Mais au matin, faut s’arracher,
Sortir de sa têt(e) encombrée.
Pour quoi, pour qui ? La volonté
Manqu(e) parfois au p’tit déjeuner…
Café.

Pourquoi rester ancrée au sol,
Quand tu peux planer …gratuit’ment ?
Comment vivre dans le présent,
Quand ton esprit est doté d’ailes… ?
Infidèle…

Certains jours c’est juste impossible
De reprendre corps sur ses pieds,
De se réinvestir entier,
Mais juste un(e) tête : c’est horrible !
Pénible !

Alors Charlie « revient »… un peu,
Fait l’effort de s’intéresser,
De ses quatre enfants s’occuper…
Mais cela n’dur(e) qu’un(e) heure ou deux.
Affreux.


Charlie a trouvé LE moyen,
A multiplié les boulets,
En fréquente un tout(e) la journée.
C’est infaillible, l’air de rien
(Les) Crétins !…

Thomas 07/01/2015 17:54

Xine, ton texte me fut agréable à lire car je m'y suis identifié (sauf pour le café, moi, c'est le thé!). Sûrement, est-ce là un ressenti partagé par la plupart des zèbres (?). Merci du partage.

fred 07/01/2015 11:50

A propos d'insomnie ...

La journée se termine et j’ai les traits tirés.

La fatigue est là comme la meilleure des compagnes.

Le crépuscule arrive, les lumières s’allument, diffusant leurs lueurs blafardes.

Je déteste ce moment, inconsciemment je regarde par dessus mon épaule voir si je l’aperçois.

Je n’y crois pas, mais va-t-elle me laisser tranquille cette nuit ?

Mes paupières se ferment, je vais me coucher, j’ai tellement besoin de dormir…

Mes paupières s’ouvrent est ce déjà le matin ? Fausse illusion…je me suis juste assoupi quelques instants.

Au loin j’entends les bruits de la ville, j’essaye de me concentrer sur eux,

De me faire bercer part ce doux ronronnement,

C’est peine perdue, elle est là me surveille guette chacun de mes mouvements.

Je me lève bois un verre d’eau, fume une cigarette.

La fatigue est pourtant bien là mais comme paralysée dans son œuvre.

J’essaye de focaliser mon attention sur autre chose, j’allume mon ordinateur et erre sur l’immensité de la toile.

La pendule égrène lentement ses minutes, je n’ose même pas la regarder …

Le bruit étouffant du silence, chaque son est amplifié et résonne dans tout mon être.

L’agacement, le dépit, l’impuissance m’ont rejoint.

Et elle, elle est toujours là tapie, m’observant avec délice, comme une proie qu’elle va dévorer.

Trois pages d’un bouquin, dix minutes de télévision, un verre d’eau, une cigarette.

Je n’arrive à rien, comme si j'avais plus la possibilité de me concentrer.

Incohérence, contradiction, absurdité, illogisme !

Je suis épuisé, je veux dormir mais je ne peux pas !

Elle m’en empêche…

Je pense à la journée terrible qui arrive

Ou fatigué il va falloir lutter jusqu’au soir en espérant que cette fois je trouverais le repos…

Insidieuse, sournoise elle a pris possession de mon corps de mon être.

Elle ne dit rien, elle est là, elle me contrôle.

Il me reste deux heures avant de me lever, à condition que je me couche et que je puisse dormir un peu.

Dernière tentative je m’allonge une nouvelle fois, la ma tête tourne, je me sens happé par le sommeil.

Le réveil sonne déjà …

L’aube est la, le soleil diffuse sa douce lumière la vie reprend

La fatigue est là comme la plus détestée des compagnes.

La journée commence et j’ai les traits tirés.

Vincent 07/01/2015 02:34

Xine, belle description poétique de nos nuits agités et arborés d'idées.

Ketrichen 06/01/2015 23:37

Superbe texte de slam. J'adore la façon dont tu décris les arabesques du cerveau qui ne s'arrête jamais, et ta chute me plait beaucoup. Merci pour ce moment de plaisir Xine.

Fred 06/01/2015 23:02

Bonjour,

Je ne sais pas si j'ai validé alors je recommence.
Tout d'abord ton blog est un régal criant de vérité, et sincèrement je ne me lasse pas,
Je "sévis" aussi en écrivant dans un autre style
J'espère que ça vous distraire un petit peu.
Et à bientôt

L'appel

C’est un appel silencieux qui me pousse en cette dernière journée de décembre,
Qui me pousse, non qui m’attire en fait, je traverse les dunes, le sable encore gelé par endroit
Craque et crisse sous mes pas, il fait froid aucun signe de vie, mais au loin je peux l’entendre.
Je le rejoins, il m’attend, je le sais, émotions mitigées, est ce de l’effroi ou de l’émoi ?

Assis en surplomb de la plage je suis face à lui
Le vent glacé chargé de sable cingle mon visage
Le froid transis tout mon corps tout mon être
J’épouse du regard tout ce qui m’entoure
Là ou en période estivale le brouhaha de la foule couvre tout
La nature à repris ses droits, le fracas des vagues est amplifié,
le vent siffle et murmure sans discontinuer
Je suis paralysé face à l’immensité qui s’est ouverte devant moi
Impuissance, confusion, solitude
Je suis réduit à la plus simple expression de mon être
Spectateur improbable de ce spectacle gigantesque,
Je me sens écrasé face à l’infinie étendue d’eau qui se dresse face à moi
Fasciné apeuré je ne suis rien face à lui
Il avance, j’ai envie de fuir, mais de façon contradictoire je suis attiré
Envie de me joindre à lui pour ressentir sa puissance
Qu’il me prenne, m’enveloppe m’écrase dans une fusion totale et fatale
Il m’appelle depuis ce matin, je le sais, je le sens, je l’entends.
Et c’est de plus en plus intense au fur et à mesure que le temps passe.
Mes pensées s’enchainent et disparaissent,
Comme ces rouleaux qui s’écrasent sans cesse face à moi.
Les portes du crépuscule se sont entrouvertes, je reviens à la réalité.
Je rentre l’esprit remplit d’images de sons et d’odeurs.
Heureux d’avoir écouté sans savoir pourquoi cet appel,
Et avoir eu cette conversation si particulière et si intime avec l’Océan.

Le zèbre37 19/01/2015 22:30

Fred : j'ai vécu non pas devant l'océan mais devant la mer. Cette bonne vieille méditerranée qui jamais ne m'a laissé tomber. Ton texte est tellement juste... Merci

Thomas 07/01/2015 09:56

Merci pour ce partage. J'ai eu l'émouvante sensation de lire une situation vécue par moi-même, à chaque fois que je regarde, scrute l'océan. Aussi, ces mêmes sentiments éprouvés, sans identité propre puisque mélange. On en repart heureux et malheureux à la fois. C'est étrange ! Encore merci pour ce partage, joliment écrit.

Vincent 07/01/2015 02:31

Magnifique retranscription de ta connexion avec la nature. merci

Ketrichen 06/01/2015 23:36

Je trouve ce texte magnifique Fred :)

Vincent 04/01/2015 15:32

Bonjour,
je viens de prendre mon deuxième petit déjeuner à 13h (le dimanche c'est bien), l'approche du blog (merci du liens d'une zébrette sur FB) est une belle vue intérieur extériorisée. Puis quelqu'un qui met la Vidéo de Fabrice Bak + lien de Jeanne Siaud Facchin attire toujours mon attention. (surement parce que ces 2 derniers ont été mes 2 piliers de la compréhension des zèbres à la découverte de ce monde des TSE l'été dernier (attention car ça veut dire aussi Terminal Server : connexion de bureau à distance^^). Du coup, depuis peu, je me suis mis à écrire. Je vous livre un poème qui parle d'une facette de ce que nous sommes.

« Les Cassandres et les autres »

Nous vous croisons dans notre chemin sinueux.
Entendons vos dires joyeux ou bien malheureux.
Nos sens perçoivent les sentiments de vos paroles.
Nos esprits voient, accélèrent à une vitesse folle.

Nous lisons en vous sans effort, sans le vouloir.
Nous connaissons souvent la fin de vos histoires.
Si nos réponses à votre égard vous ont blessés,
Vous vous sentez bafoués dans votre intimité.

Nous voyons la peur, la colère dans votre regard
Lorsque notre voix a transpercé vos remparts.
Vous vous défendez au nom de votre orgueil.
Alors que nous voulions y apporter notre œil

Pour que vous vous sentiez réellement compris.
Pas un instant nous voulions être votre ennemi
Et de nous servir de ce que nous avons vu
Comme une arme ensanglantée pour que l’on vous tue.

Alors lorsque vous levez votre bouclier
Et dégainez votre épée pour nous lacérer.
Pensez déjà que l’on vient déjà d’absorber
Vos douleurs et nous voulions juste les apaiser.

Malgré la blessure que vous venez d’infliger.
Nous n’utilisons pas les failles de votre pensée.
Nous repartons donc avec ces multiples douleurs
Qui viennent s’accumuler à notre propre frayeur.

A ceux dont ils ont le « don de vision »,
Souvent inopérant dans l’introspection,
Quel choc lorsque l’on croise un autre miroir,
Il apparaît alors un nouveau couloir.

Ce contact crée un formidable écho
Et quel bonheur de plonger dans cette eau.
Ces deux courants génèrent de nouveaux flots.
Nous sommes complètement nus sur ce bateau.

Pouvons-nous réellement ne rien cacher ?
Sommes-nous prêt à être vraiment éveiller ?
Si la peur survient avec plus d’ardeur,
Cassandre devient donc un Autre à cette heure.

Si une lumière jaillit sans nuance,
Entourée d’une évidente bienveillance,
Naît alors une transcendante confiance.
Merci chers miroirs pour cette résilience.

Vincent Dumoulin (2014)

Le zèbre37 19/01/2015 22:27

Vincent et Thomas bim boom fléchettes en plein dans le mille. C'est bien vu, bien écrit donnant la sensation d'être des invités au repas de l

Rem 12/01/2015 10:46

Vincent : Très joli texte, je te perds vers la fin mais jusqu'à la rencontre je vois très bien le concept.
Par contre, justement derrière ce passage je met un bémol qui pourrait expliquer la "levée de bouclier", d'une part c'est perturbant pour certains de se sentir autant compris et d'autre part parmi les TSE/Cassandre il en est des mal intentionnés qui se servent de cette faculté pour nuire donc pas étonnant de faire face à des réactions de peur.

Thomas :
l'empathie n'est pas un don, certes les psychopathes ne peuvent pas l'être mais eux exceptés, tout le monde en fait l'expérience sans forcément s'en rendre compte.
Le syndrome de Cassandre de ce que j'ai compri et pour le traduire de manière la plus adaptée au texte de Vincent c'est la faculté de comprendre l'autre, d'anticiper les conséquences de ses choix, d'anticiper ses actions mais... ne pas être pris au sérieux voire rejeté car on touche parfois des zones sensibles. Mais Vincent en fera une traduction plus fidèle car je ne fais qu’interpréter à travers le prisme de ma subjectivité.

Thomas 07/01/2015 10:02

J'avoue que le syndrôme de Cassandre, je ne vois pas trop ce que c'est. Est-ce la faculté de lire en l'autre? Ou est-ce simplement le "don" d'empathie?
Très beau texte sinon !

Vincent 07/01/2015 02:29

Merci à vous 2.

Xine 04/01/2015 20:15

Oui, très beau. C'est ça.

Ketrichen 04/01/2015 18:54

Superbe texte Vincent! Le syndrôme de Cassandre... Hummm si cruelle fatalité que nous subissons! J'adore ta description de notre empathie et des colères qu'elle peut engendrer chez l'autre (si j'ai tout bien compris), la chute aussi est pleine d'espoir. Merci pour ce partage. :)