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Se positionner avec les TOUT LE MONDE

Il arrive quelques fois qu’on me reproche de « mettre les gens dans des cases ». Et oui, parmi mes connaissances, amis et internautes anonymes, certains poussent des cris et s’insurgent de mon positionnement. Alors, je vais être un peu brutale mais ces gens-là n’ont rien compris à ma démarche.

Il est vrai que quand je rencontre quelqu’un je me pose toujours la question : « Est-ce un TOUT LE MONDE ? Ou est-ce un TOUT SEUL ? » C’est un réflexe qui effleure à peine ma conscience, qui trouve une réponse assez rapidement et qui me permet de me positionner avec justesse vis-à-vis de cette nouvelle personne.

Dire que je mets les gens dans des cases à ce moment-là serait un équivalent à me reprocher de garder en conscience que je parle à un enfant, quand je parle à un enfant, que je parle à un homme quand c’est un homme, à une femme, quand c’est une femme, à mon chien… Quand c’est mon chien. Imaginez bien que je ne mets pas mon chien dans une case (qui serait la case « chien ») mais que je me contente de garder en conscience que si je lui parle avidement de l’allégorie de la caverne de Platon, il risque de remuer la queue et d’aller chercher sa balle, persuadé que je vais l’emmener se promener.

Cette notion de « case » m’est en réalité assez étrangère. C’est finalement plus celui qui me le reproche qui « casifie » les gens que moi-même. Car, quand je parle à une femme avec la conscience que c’est une femme, je ne considère pas que je m’adresse à une petite chose fragile qui met du vernis à ongle et se passionne pour le ménage. Je sais juste que ses organes génitaux sont féminins, qu’elle peut porter un enfant et que son identité à « priori féminine » peut être un frein pour elle dans sa carrière (si elle est militaire, chirurgienne, ministre ou CRS –quoi que j’évite de trop côtoyer des CRS) que peut-être si elle est mère célibataire, elle peut souffrir du regard que porte la société sur elle ou que si elle est très moche, elle peut avoir des difficultés à trouver partenaire pour s’accoupler etc. etc. OU PAS. OU PAS!! C’est l’élément essentiel de ma réflexion. Je garde également à l’esprit que toutes ces difficultés que je préjuge peuvent ne pas du tout être sa réalité quotidienne et je l’écoute, pour ce qu’elle est, toute entière.

Quand on met les gens dans des cases, on ne revient plus sur ces cases on les enferme à tout jamais. Or l’humain (merci les petits lutins de la forêt / je ne crois toujours pas en Dieu mais je crois aux petits lutins de la forêt, frappez dans vos mains si vous croyez aux fées) donc l’humain disais-je est surprenant, complexe, passionnant et capable de changer dans une certaine mesure. (Je passe sur les différentes structures psychiques qui effectivement sont difficilement évolutives, mais c’est un autre débat.) Ainsi, vous pouvez imaginer que tel Schwarzy dans Terminator 1, des informations apparaissent dans un petit coin de mon cerveau sur la personne que je rencontre et qui n’est pas Sarah Connor. Il n’y a PAS de jugement de valeur, juste une connaissance des faits et bien heureusement la conscience que je peux me tromper sur cette personne et une attention particulière à la remise en question si nécessaire.

Un nourrisson n’est pas en capacité de comprendre le concept du carré comme il n’est pas en capacité de marcher, cela ne fait pas de lui un sous-homme, cela fait de lui ce qu’il est, soit : un nouveau-né.

Revenons à  nos TOUT LE MONDE. Les TOUT LE MONDE  ne fonctionnent pas comme les TOUS SEULS. (Ça vous le savez, sinon vous ne seriez pas en train de lire ce blog.) C’est un état de fait qui n’a rien de dégradant car il n’y pas d’humain supérieur aux autres humains et surement pas sur des critères cognitifs. (Après je reconnais que Gandhi me parait bien supérieur à Adolf, c’est j’espère, un fait admis)

Ainsi quand mon cerveau droit hyper excité se dit « Tiens tiens, là je parle avec un TLM.» A quoi ça me sert ? Parce que je ne le fais pas par plaisir, ou par bonheur de dire : « toi, toi et toi, vous êtes des TLM et toi (oh miracle) tu es un TSE. » - Je me demande bien ce qu’imaginent les gens qui pensent que je mets dans « des cases » les TLM et les TSE. Est-ce qu’ils pensent que je me dis : « C’est un TLM, je dois le supprimer. » Ou alors  : «  C’est un TLM, je dois le mépriser. » Ou encore : « C’est un TSE, je dois le vénérer. Tu veux bien être mon ami ? » Ou que sais-je encore ? J’ai envie de répondre à ces gens : « Mais arrêtez de projeter, par pitié ! La réalité est bien plus complexe que ça ! » (Mais seront-ils en mesure de comprendre ce qui va suivre ? Ce n’est pas dit. Je vais tenter d’expliquer quand même, ça ne mange pas de brioche !)

En fait quand je discute avec un TLM, connaître ses caractéristiques (et les miennes, du même coup en tant que TSE) va lui amener un confort et m’amener également un confort dans notre interaction. Nous allons tous deux éviter les situations suivantes….. Attention : Exemplification ! (Toute ressemblance avec des évènements ou des personnes existantes ou ayant existées est volontaire parce que tout ce qui suit s’est réellement produit.)

Non prise en compte de la TLMITUDE :

Catastrophe n° 1 :

Le TLM, quand il va mal a besoin de se changer les idées. C’est pourquoi, si vous sortez d’une rupture très douloureuse et que vous avez un ami TLM  au téléphone, il va vous dire : « Passe à la maison, ça te fera du bien. » Vous accourez, munie de vos mouchoirs persuadée qu’il va vous écouter, essayer de démêler avec vous le drame de votre cœur brisé et vous faire un gros câlin plein de son immense affection. Malheureusement, quand vous sonnez chez lui, c’est un inconnu qui vous ouvre la porte et vous découvrez dépitée 15 personnes qui vous attendent pour vous emmener en boîte, munis de bouteille de vodka orange qu’on vous fait boire de force comme un biberon. C’est bien malgré vous que vous vous retrouvez dans un endroit bondé avec des gens qui dansent (très mal) une musique qui vous arrache les tympans et toutes vos connaissances qui hurlent « Mais viens danser, bois un coup, c’est trop top ! Ça va te faire du bien. » Honte à vous, vous n’avez pas pris vos jambes à votre cou quand vous êtes arrivée à l’appartement. Vous n’avez pas hurlé : « Si quelqu’un me retient une minute de plus ici, je lui mets une claque. » Bref, vous ne vous êtes pas respectée et vous en êtes là. Mais bon, ce n’est pas la première fois que ça vous arrive, vous prétextez une migraine terrible et vous rentrez chez vous pour pleurer. Sachez que la plupart des TLM à votre place auraient été profondément touchés par l’attention de votre ami de tout mettre en œuvre pour vous changer les idées. Ils auraient passé une délicieuse soirée et ils auraient fini bourrés dans les bras de leur pote en disant : « La vie continue, merci, merci les copains, je vous aime, ça fait du bien et blurp – on vomit sur les chaussures de notre meilleur ami- » Les TLM ont besoin de ça, c’est la façon qu’ils ont de régler leur problème. Ils pensent à autre chose et/ ou idéal absolu : Ils rigolent.

Inversons la situation : Vous avez une amie TLM que vous aimez beaucoup et qui va mal. Admettons que vous êtes dans une soirée et que vous la repérez, isolée des autres et la larme à l’œil. En amie attentionnée que vous êtes, vous allez la faire parler. « Qu’est-ce qui t’arrive ma belle, ça ne va pas ? » Elle va vous expliquer qu’elle se trouve grosse, moche, qu’elle est seule, que c’est dur et tout ça tout ça. Vous allez donc lui répondre qu’elle est très belle et vous allez lui demander pourquoi elle a une si mauvaise image d’elle-même. Elle va vous parler de ses parents, de ses difficultés au travail etc. etc. A chaque problème qu’elle aborde vous avez une solution (simple, efficace et idéale –pour VOUS- pour VOUS TSE). Et c’est après une heure trente de conversation pendant laquelle vous avez tenté de la sortir de son passage dépressif qu’elle va se mettre à pleurer en vous disant « J’ai envie de me suicider. » Et là…. Je veux dire LA ! Là vous comprenez que vous êtes réellement dans la merde (voire pour rester plus polie, dans une grosse bouse fraiche et fumante). Ce que vous ignorez alors c’est que c’est vous et bien VOUS qui avez provoqué cet état chez elle. Heureusement, elle n’est pas suicidaire, elle est juste bourrée, vous la connaissez bien mais vous êtes obligée de la ramener chez elle et de la border en tentant tant bien que mal de la réconforter. C’est une semaine plus tard que vous allez vraiment comprendre votre erreur. Vous êtes à nouveau à une soirée et à nouveau elle montre des signes de tristation. Et là, vous assistez à un retournement de situation qui vous fait vous sentir tout petit petit. C’est une de ses amies (TLM) qui s’approche d’elle. Elle la prend par le bras, lui raconte une blague, et l’emmène sur la piste de danse. MAGIQUE. C’est MAGIQUE. Elle va bien ! Elle va mieux ! Fini la déprime ! Gros coup au moral pour vous. Et oui, vous avez creusé dans son histoire, vous avez cherché des solutions, vous lui avez fait creuser des choses qu’elle refoule avec brio et qu’elle n’est pas capable de traiter vite et bien pour un résultat positif. Confrontée à cet afflux d’informations sur sa vie, elle s’est sentie dépassée totalement, a paniqué et s’est effondrée sous vos yeux ébahis. Ce jour-là vous n’avez pas pris en compte le fait que vous discutiez avec une TLM !! Une TLM qui a ses propres spécificités cognitives et sensibles et qui pour se remonter le moral et se sortir de situations difficiles NE DOIT PAS CREUSER. Tout le contraire de vous en somme. Parce que quand vous, vous n’allez pas bien, votre cerveau s’active à toute blinde pour mettre en forme, trouver des solutions et si un ami arrive à ce moment-là (merci les petites lutins de la forêt) pour vous aider à creuser ou à trouver une solution logique au marasme dans lequel vous êtes embourbée, c’est du pain béni. Le bonheur ! Parce que vous êtes un TSE et que penser à autre chose n’est pas dans vos prérogatives. Vous, ce que vous voulez plus que tout c’est : COMPRENDRE ! Ce que le TLM veut plus que tout c’est : S’AMUSER et FUIR les méandres de son cerveau. Voilà une première raison pour garder toujours en tête qui vous avez en face de vous.

Catastrophe n° 2 :

Vous avez une amie TLM que vous appréciez beaucoup. (C’est une autre, hein, il faut savoir varier les plaisirs !) Vous l’aimez bien parce qu’elle a un franc parler, une joie de vivre incroyable et qu’elle est plutôt originale dans sa façon d’aborder la vie. Vous adorez l’écouter parler parce qu’elle est marrante et que vous passez toujours des moments très sympathiques à son contact. Donc vous la voyez de temps en temps pour un café. Elle vous raconte sa vie, vous lui racontez la vôtre mais très régulièrement quand vous parlez, elle ponctue par « Qu’est-ce que tu te prends la tête ! Arrête de penser, tu me donnes mal à la tête. » Bon, c’est une TLM, vous le savez, ce n’est pas grave et vous ne lui avez pas dit que vous êtes une TSE. Progressivement, la relation se développe en sens unique : elle parle, vous écoutez. Elle vous invite à son anniversaire, vous rencontrez ses amies et vous repartez hallucinée par tant de bêtise au mètre carré. (Je ne raconterais pas d’anecdotes croustillantes afin de protéger l’anonymat des personnes concernées.) Bref, ses amies, vous ne voulez plus jamais les voir, mais elle, vous l’aimez toujours bien, donc vous continuez à boire des coups régulièrement avec elle. ATTENTION ! Sans que vous ne vous en soyez rendue compte vous avez glissé dans son cercle d’amis intimes et vous ne l’avez pas réalisé parce qu’elle ne peut pas être une amie intime pour vous, parce qu’elle ne peut pas vous comprendre, ni même vous écouter plus de 15 min sans bailler. La relation est tronquée, truquée et vous ne pouvez le reprocher à personne. Que faire ? Oui, parce que maintenant, elle vous appelle tous les trois jours pour vous voir et elle commence à s’énerver parce que vous refusez d’aller faire la fête avec elle. Elle pense que vous vous moquez d’elle et elle vous met la pression. Alors que faire ? Dire la vérité ? « Ecoute ma petite Joséphine – Hé, on ne choisit pas son prénom !- le truc c’est que j’adore quand tu me parles mais tu ne comprends strictement rien à ce que moi je te raconte, alors j’aimerais continuer à te voir mais ne me considère pas comme une amie s’il te plait. » Peut-on dire ça ? NON. (Ou alors faut avoir vachement de courage parce que Joséphine a un sacré caractère et qu’elle va très mal le prendre). Non, non. Là, lâchement, vous fuyez, vous bottez en touche, vous n’avez plus le temps, vous êtes fatiguée (le travail, tout ça… « Oui je sais, je suis au chômage, mais je n’arrête pas deux minutes ! ») La moralité de cette histoire c’est que Joséphine va vous détester, se sentir trahie et elle ne comprendra jamais pourquoi vous avez cessé de vous voir et vous, vous serez triste de ne plus partager ces moments de fraicheur avec elle et encore plus triste qu’elle vous déteste rageusement. Voilà, vous saviez qu’elle était TLM mais vous n’avez pris en compte ce que cette caractéristique pouvait avoir comme conséquence sur vous deux. Que nous dit cette expérience ? Cette expérience nous prouve qu’il faut faire très attention quand on devient proche d’un TLM. Toujours garder en conscience qu’il y aura des décalages dans les attentes. Vous pouvez aussi prévenir la personne TLM que vous êtes un TSE, que vous êtes bizarre et qu’elle devra garder ça en tête et ne pas vous le reprocher plus tard. Mais ça, c’est la théorie, va-t-elle respecter ce premier engagement par la suite ?

Des exemples catastrophes, je pourrais vous en donner des tonnes. Vous-même pourriez probablement en raconter beaucoup. Je passe sur nos années d’école de la Maternelle au Lycée (voire même en fac) où nous étions décalés, différents sans savoir pour quelle raison. Des années d’adaptation où tout se passe bien jusqu’à ce qu’on se sente en sécurité et qu’on redevienne nous-mêmes, choquant les autres, les heurtant par nos différences. Mais ça encore vous le savez, vous n’êtes pas en train de lire ce blog par hasard, juste parce que vous seriez fascinés par les équidés zébrés. Non, vous avez lu sur votre TOUTESEULITUDE et vous avez souffert de votre différence. Donc vous connaissez tout ça, ne nous attardons pas.

Avec les années, j’ai développé une certaine « phobie » du monde extérieur, de cette société « crasse » comme disait Renaud, au point de m’enfermer chez moi pendant des jours. Ma plus grande peur était de rencontrer des TLM. Oui, je le reconnais, j’étais terrifiée par l’idée d’être jugée, prise pour cible (dans le travail, avec des copains, un amoureux éventuel) montrée du doigt, critiquée ou rejetée par des TLM donc je ne sortais pratiquement plus de chez moi. Je me suis entourée d’amis très proches et peu nombreux, tous TSE. Mais grâce aux petits lutins de la forêt, j’ai rencontré un homme, mon homme, TSE jusqu’au bout des orteils et je me suis sentie vachement mieux (pour résumer).

Mon homme me pousse à ne pas me couper du monde et il communique bien mieux que moi avec les TLM. Et puis Maître Yoda dit : « De TOUT LE MONDE entourée tu es, si réfugiée sur une île déserte tu n’es pas, à vivre avec eux, apprendre tu dois. » J’ai donc dû, bon gré malgré, donner un coup de pied dans mon fessier délicat pour trouver une place dans ma vie à ces TLM qui m’entourent.

Je vous donne quelques pistes (si vous êtes dans ma situation) de comment bien se positionner avec les TLM : (je prends aussi vos pistes à vous, n’hésitez pas, conseils pour conseils, c’est coquelicot pour coquelicot -j’aime bien les coquelicots !!-)

Soyons honnêtes, j’aurais rêvé d’être une TLM. Vraiment ! Quelle simplicité, quel bonheur ! Exemple : 1) Le virus Ebola a fait 5000 morts : « C’est terrible mais c’est pas grave, c’est loin de chez nous. Qu’est-ce que tu  veux qu’on y fasse ?» 2) Je me sens un peu seule : « Pas grave, j’appelle mes copines et je vais m’acheter des chaussures ». 3) Faut travailler pour manger : « Pas de soucis, j’ai toujours rêvé d’être banquier, prof, cordonnier, flic etc. »

Je caricature mais je ne suis pas très loin de la réalité. Ce qui me rend jalouse comme un pou (Ben oui, je ne suis pas parfaite du tout, je vous l’avais déjà dit !) C’est la simplicité quotidienne ! Quel bonheur, quelle détente ! Quand trois millions de questions sur le pourquoi du pourquoi m’assaillent toutes les trente minutes eux, ils ont : fait leur ménage, préparé à manger, payé les factures et appelé mamy. (Et ce n’était même pas douloureux !!) Je le sais, j’ai vécu avec un TLM, j’ai vécu ça quotidiennement. Préoccupation principale : Qu’est-ce qu’on va faire ce week-end ? On voit des amis ? On sort danser ? On part à la mer ? Le soir : on regarde une émission débile et ça le fait marrer. Les infos, pas de soucis, il y a des gens bien, des gens pas bien et les infos nous expliquent précisément qui est gentil, qui est méchant. Ça ne les empêche pas d’avoir un point de vue politique (quel qu’il soit) et quand même la France va mal mais bon, c’est comme ça ! Et paf, ils passent à autre chose. C’est comme s’ils possédaient la corde magique de la simplicité et du refoulement au quotidien ! Et moi, je ne suis qu’un caillou dans le rouage de la mécanique bien huilée du  : « C’est cool, arrête de penser et fume un joint ! »

Vous avez compris l’idée, j’aurais adoré être TLM (ou mieux : une carotte, j’aurais adoré être une carotte ! ») Bref, dans MA situation (qui est personnelle, je le rappelle, je sais qu’il y a des TSE en couple avec des TLM et qui sont très heureux mais moi, je ne peux pas) donc dans ma situation, je dirais que ça peut être sympa d'avoir des relations avec des TLM. Il faut dire qu’avec mon homme, des discussions de 5 heures qui pourraient tout aussi bien en durer 10, tous les jours, dès fois c’est un peu fatiguant et c’est sympa de retrouver des TLM. Ils peuvent être une vraie source de bonheur affectif et de partage léger ponctuel, si et SEULEMENT SI on respecte les règles de base.

Résumons donc, pour avoir une bonne relation avec un TLM, il faut :

  1. Avoir la bonne distance affective. Le mieux est que le TLM sache que vous êtes un TSE et à force de répétition (ils ont tendance à oublier) ce TLM  ami ou parent prendra en compte (un petit peu) votre spécificité. Il sait par exemple qu’il ne doit pas vous dire « arrête de te prendre la tête » et vous savez de votre côté qu’il faut stopper la discussion quand vous l’avez perdu. Gardez bien à l’esprit que votre intimité aura des limites, qu’il faudra se rencontrer sur un pont entre vos deux mondes et que de fait, cela devra être court et pas trop fréquent.
  2. Faire des choses ensemble. Aller se promener à la campagne, boire un coup au soleil en plein été. Regarder un bon film. 
  3. Avoir des valeurs humaines communes. Etre du même bord politique c’est bien et au moins, les discussions sont toutes tracées. Trouver un TLM un peu plus ouvert que la moyenne, curieux et pas rempli de préjugés.

L’idée principale c’est que la relation soit équitable. Le TSE est souvent fin psychologue et sait écouter. Le TLM sera ravi de se confier à vous. De l’autre côté, un TLM peut vous emmener dans un monde de simplicité qui ne vous est pas accessible d’emblée. Vous avez envie de partir en boîte ? Faîtes vous guider par un TLM qui sera ravi de vous faire découvrir cet aspect de sa vie. Ce qu’on peut partager avec un TLM est de l’ordre de l’affectif et sensuel (rire, blague, jeu etc.) C’est agréable, c’est tout doux. Mais attention, n’oubliez pas que le TLM ne saisira pas l’intégralité de votre personnalité et qu’il faudra garder pour vous un certain nombre de vos pensées. La réciproque est vraie, faîtes-lui bien comprendre également qu’une partie de son monde vous échappe et qu’il est probable que vous ne riiez jamais à ses blagues, ou que vous soyez fatiguée au bout d’un moment ou que vous souhaiteriez aborder des sujets qui le dépassent (auquel cas : c'est le moment de rentrer chez vous!)

Trouvez un pont entre vos deux univers. Evitez de lui suggérer (par omission) que vous appartenez au même monde que lui. Vous serez tous les deux très déçus au final (voire catastrophe n°2 ou pire) Soyez vous-mêmes, respectez vos limites, exprimez lui simplement celles-ci et respectez également les siennes. Il ne comprend pas ce que vous dîtes parce qu’il ne peut pas et il n’est pas responsable de son incapacité. Ne lui reprochez pas et il ne vous reprochera pas d’avoir un cerveau différent du sien.

Mais le plus important, avant de construire tous ces ponts : Construisez votre monde à vous bien solide et en harmonie profonde et totale avec ce que vous êtes. Entourez-vous de gens qui sont dans votre monde et avec qui vous n’avez jamais besoin de vous censurer. Après, seulement après, vous pourrez appréciez ceux qui sont si différents de vous.

Namasté

Ketrichen

 

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