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Le Journal d'Exploration de Ketrichen à l'usage des atypiques (HPI, TSA etc.)

Anecdotes, petits conseils, astuces et témoignages d'une jeune femme HPI (Haut Potentiel Intellectuel) avec un TSA (Trouble du Spectre Autistique) qui se sent souvent vraiment TSE (Toute seule Toute seule)

L'amitié

Publié le 23 Septembre 2015 par Ketrichen in L'amitié, HPI, HQI, douance, précoces, précoce, précocité, surdoué, surdoués, zèbre, zèbres, haut potentiel, haut potentiel intellectuel

L'amitié

La nuit est tombée. Travailleurs et travailleuses du jour sont blottis sur leur canapé ou peut-être même dans leur lit et je commence enfin à respirer de nouveau. La ville tait ses klaxons, son lot d’insultes ou ses hurlements d’excitation. Tout est enfin calme, paisible. Seules les lumières clignotantes des télés de l’immeuble d’en face manifestent un semblant de vie qui cherche le repos. Et je peux renaître sans stimulations sonores, lumineuses, émotionnelles... Je m’offre les nocturnes de Chopin dans ce moment d’intimité sans étoiles mais protégée par l’absence des gens. J’aime la nuit. Je voudrais vivre la nuit uniquement….

C’est compliqué de tenir un blog, de suivre une ligne de conduite, de vouloir être sûre et certaine d’apporter à nos lecteurs quelque chose, quoi que ce soit, un petit quelque chose qui ne soit pas inutile, d’être sûre qu’on n’écrit pas juste pour le silence de la nuit. Mais on ne peut jamais savoir, jamais être sûre, alors il faut se lancer, convaincue que si personne ne nous entend, la nuit elle, nous bercera.

Bonsoir à vous mes chers lecteurs. Merci de votre patience quand je n’écris pas de textes pendant plusieurs semaines. Merci de votre fidélité. Je vais essayer de vous parler d’un sujet qui me trotte dans la tête en ce moment. Je voudrais vous parler de l’amitié. (Et vous constaterez au fil de votre lecture que le contexte dans lequel j’écris a une grande influence sur ma modeste plume et que Chopin n’invite pas à faire de grands traits d’humour à se fendre la poire toute la nuit.) Posons-nous donc au bord de la lune pour décortiquer un peu ce qui nous lie les uns aux autres et pour combien de temps.

Quand j’étais enfant je pensais dur comme fer que l’amitié était éternelle. Je faisais des serments d’amitié du plus profond de mon cœur et de mon âme comme si j’avais conclu le pacte du sang avec des frères et sœurs que je me serais choisie. Au bord de ma 35ème année, force est de constater que les pactes de sang sont aussi crédibles que l’histoire du prince et de la princesse qui se marièrent et vécurent très heureux avec beaucoup d’enfants. (Et ce n’est pas Lady Di qui me contredira !)

Avoir des amis, appartenir à une « bande » est un des premiers souhaits que l’on a quand on est enfant. C’est d’ailleurs une obsession normale et logique de vouloir : « S’intégrer, être aimé, jouer et rigoler avec des copains, n’est-il pas ? » Mais pour l’enfant TSE que nous étions cela s’est avéré plus compliqué, beaucoup plus compliqué. J’ai choisi de nous appeler les TOUS SEULS plutôt que les « surdoués, les hauts potentiels etc. » et ce n’est pas sans une bonne raison car je crois que nous ressentons la solitude à un niveau extrêmement profond, beaucoup plus profond que ce que peuvent ressentir la plupart des TLM. (Je précise la plupart parce qu’il y a toujours des exceptions…) Et notre solitude commence dès l’enfance, d’abord par ce sentiment très vivace que nous ne sommes pas « comme il faut » que nous ne sommes pas tout à fait « normal » et que bien évidemment, nous devons changer et nous adapter. Je ne reviendrais pas là-dessus, vous connaissez la question et j’ai déjà usé de mes maux sur ces sujets. Je vais passer rapidement sur ces moments de solitude intense qui ont bousillé notre enfance à bien des égards sans que nous ne puissions mettre des mots sur le pourquoi du comment.

Passons directement à la façon dont nous avons essayé de nous intégrer parmi nos pairs et puis nous parlerons du moment où nous pouvons être enfin nous-mêmes mille fois et sans tabous.

Quand on est un jeune TSE qui s’ignore et qui n’a pas la chance d’être entouré soit de TLM bienveillants et très ouverts d’esprits, soit d’autres TSE, on comprend rapidement qu’il faut agir et prendre les choses en main pour « appartenir à un groupe » pour ne pas passer le nouvel an de ses 15 ans avec ses arrières grands-parents dans la Creuse parce qu’on est invité nulle part ailleurs et qu’on peut toujours prétexter que : « Ils vont bientôt mourir vous comprenez, alors, il faut profiter de leur présence…. » ARF. A cet âge-là une profonde mauvaise foi et un pieux mensonge valent mieux qu’une honte incommensurable, un aveu terrible et cuisant : « Je n’ai pas d’amis. »

Phase 1 de la recherche d’amis : la stratégie :

Les différentes stratégies que j’ai pu observer chez mes amis TSE et moi-même peuvent se compter au nombre de cinq. (Dans ces cinq stratégies, j’exclue volontairement l’option du faux self qui consiste à se conformer à tout ce que les autres attendent de nous au détriment de notre propre identité.)

Vous avez donc pu devenir :

1) Le comique de la bande. (Lui on l’invite, on est sur de se marrer.)

2) Le psychologue du groupe. (On l’invite aussi parce que c’est trop génial d’avoir à disposition quelqu’un qui nous écoute sans jamais rien demander en échange.)

3) Le cultivé du groupe. (On l’invite parce que c’est un faire-valoir absolu dans les soirées : « Demande à mon meilleur ami Arnold." (Surnommé « Wikipédia quand il n’est pas là.) « Lui, il sait, c’est sûr ! C’est mon meilleur pote ! »

4) La personne qui ne parle jamais mais attire tout le monde parce qu’elle est mystérieuse. (Les gens adorent quand on est mystérieux parce qu’ils s’imaginent qu’on est exactement comme eux ou qu’on est l’incarnation exacte de tous leurs fantasmes = processus de projection.)

5) La personne qui a une piscine, un grand jardin et dont la porte est toujours ouverte quand on crève de chaud et qu’on a soif. (Etonnamment, les gens se rapprochent de vous en juin et vous oublient en octobre. Notons également que ce numéro 5 n’est pas une stratégie de défense mais un pur hasard des inégalités sociales que vous transformez en tactique anti-isolement.)

Bien sûr vous avez aussi pu combiner plusieurs de ces stratégies. Le but étant de ne plus être seul. Et ça a marché. Oui, ça a marché un moment. Ce n’était pas désagréable d’ailleurs, ce sont de bons souvenirs, des moments dans votre vie où vous vous sentiez légitime, vous aviez une vraie place et surtout vous ne passiez plus vos week-ends enfermé dans votre chambre à écouter du rap ou du hard core en haïssant la terre entière. De purs moments de joie donc. Mais ça ne dure pas. Non, ça ne tient pas la distance. De toutes façons c’est une règle absolue, à partir du moment où vous adoptez un rôle : Vous vous fatiguez. Vous vous perdez vous-même et un jour, vous en avez marre qu’on vous appelle pour se plaindre, pour que vous soyez drôle etc. Vous avez envie d’être un peu vous-même et que les gens vous écoutent pour une fois. Alors vous essayez, vous essayez de changer, de montrer votre vraie personnalité. Un peu. Oui, un peu. Vous vous dîtes qu’ils vous apprécient, cela fait des mois que vous les fréquentez, quand même ! Mais, ça ne marche pas. Et non, rien n’a changé. Et quand vous êtes vous-même, vous fatiguez les autres, ils ne vous comprennent pas et vous serez mis de côté encore une fois. Vous vous êtes transformé en objet et vous avez été entouré. Mais on ne peut pas être heureux en étant un objet, ce n’est qu’une stratégie de défense et non pas une issue en soi.

Ok. Ok. Tout ça est un peu déprimant, je vous l’accorde. Mais nous sommes passés par là non ?  C’est bien le problème. Avant d’entamer la phase plus positive, celle de la découverte de la véritable amitié, je voudrais parler d’une chose très importante à mes yeux : Les animaux. Pour ceux qui n’ont chez eux ni chien, ni canari, ni chat ou crocodile ou même qui mépriseraient les animaux, ne sous-estimez pas le pouvoir de nos amis les bêtes. Et je vous en prie, il est facile de se moquer du « chien-chien à sa mémère » mais un animal peut vous sauvez la vie. Et oui, il fut un temps (il y a quelques dix ans en arrière) où mon énorme chat de 8 huit kilos n’était qu’un petit chaton de deux mois qui sautait partout et me réveillait toutes les deux heures la nuit en me mordant le nez parce qu’il voulait jouer. (Hommage à mon chat obèse que j’affectionne tant.) A cette époque, il était ma seule raison de me lever le matin, ma seule raison de sortir de la maison pour être heureuse de rentrer chez moi. Et je ne vous parle pas d’une période de dépression, non, non, je vous parle d’une période plutôt normale dans ma vie. Une simple période d’immense solitude, une période où mes collèges me regardaient de travers sans que je ne sache ni ne comprenne pourquoi, une période où j’avais quitté les rôles que je m’étais donné pour appartenir à une « bande », une période où je me plongeais dans les livres comme un drogué sniffe de la coke, une période normale quoi. Mais les livres ne font pas de câlins et ne s’endorment pas sur votre ventre. Sachez que ce ne sont pas des états qui durent. La solitude n’est pas une fatalité. Mais si vous traversez dans votre vie une période de ce genre, prenez un animal. Evitez les crocodiles et les panthères parce que c’est interdit en France et compliqué à gérer en appartement mais prenez un animal qui vous correspond. Prenez en soin, mesurez bien que vous vous engagez pour plusieurs années mais ça en vaut la peine. Voilà. (Ceci était un message de SOS SOLITUDE sponsorisé par la SPA.)

Gageons maintenant que vous avez fait une rencontre ou lu un livre, ou vu une conférence sur le surdouement et que vous prenez conscience que vous êtes un TOUS SEULS.

Bon, vous arrivez à un moment de votre vie où vous découvrez le pourquoi du comment vous êtes si bizarre, différent et inadapté et pourquoi vous avez envie d’expliquer en long en large et en travers à tous les gens qui vous entourent à quel point ils sont stupides. On avance, on avance. Votre regard sur vos amis ou ex amis ou votre absence d’ami va changer. Vous allez maintenant vivre de très belles amitiés.

Phase 2 de la recherche d’amis : Trouver des TSE et / ou fusionner :

On est toujours très excité, terrifié et tourneboulé de découvrir qu’on est un TOUS SEULS. Vous allez vous rendre compte que certaines personnes de qui vous étiez / êtes très proches sont elles-mêmes TSE, et vous allez leur communiquer cette grande découverte. (Voire l’article : Petits conseils pratique pour TSE en milieu hostile) C’est un moment extrêmement exaltant de redécouvrir votre vie et celle de vos amis, de disséquer vos points communs, de mettre en lumière les dysfonctionnements dans votre rapport aux groupes, aux gens en général etc.

Je voudrais vraiment rendre hommage à ces très belles amitiés qui sont nées à ce moment-là dans ma vie. C’est un petit peu comme si on avait crevé de faim pendant des années et qu’on arrivait dans un verger plein de fruits juteux et bien murs, sucrés et tendres. On trouve des groupes sur internet, on adhère à des associations s’il y en a près de chez nous et on se met à observer les gens qui nous entourent tentant de repérer ceux « qui sont comme nous ».

[Je vous ferais un post sur : « Comment repérer un TOUS SEULS ? » Mais il faudra que j’aborde la question de la manipulation et ce sera un peu long. Donc en attendant, je vais vous donner trois critères de base : 1) La personne comprend tout ce que vous dîtes, vous ne vous censurez jamais en sa présence 2) La personne vous pose des tas de questions et reformule ou approfondit tout ce que vous dîtes 3) La personne n’arrête jamais la discussion avec des phrases toutes faîtes du genre : « La famille, tu sais, c’est dur pour tout le monde. » ou « Personne n’aime travailler. » ou encore « Lâche toi, rigole, bois un coup, détends toi. »]

Vous allez rencontrer des TSE avec qui la conversation est possible, rapide mais… ne vous apporte pas grand-chose. Le mythe du TSE hyper-humain et hyper-empathique va tomber en mille morceaux. Tous les TSE n’ont pas envie de sauver l’humanité. Certains TSE sont affreusement égoïstes et sont incapable de la moindre écoute. D’autres sont carrément fascisants. (Si, si, il y en a.) D’autres encore sont extrêmement manipulateurs et d’autres enfin n’ont tout simplement rien en commun avec vous. Il faudra rester à l’écoute de vous-mêmes pour déterminer ceux que vous gardez et ceux qui n’ont pas de place dans votre vie.

Parlons de ceux qui vont devenir vos proches. Je pense que quand on a été très isolé étant jeune, l’amitié est une découverte compliquée car on n’a pas vécu ce que les enfants doivent vivre pour construire leur identité vis-à-vis des autres. Donc on peut être amené à se comporter comme des « enfants » de façon fusionnelle, certains diraient « immature ». C’est tellement grisant de trouver des gens comme nous, d’avoir le droit d’être soi-même avec d’autres. Avez-vous passé des nuits entières à discuter ? A prendre des fous rires en critiquant le monde et sa bêtise, l’incohérence des gens ou leur méchanceté ? Vous êtes-vous sentis plus fort, plus légitime d’exister tel que vous êtes, dans votre différence ? Avez-vous enfin eu l’impression de trouver une famille ? De cette famille que l’on choisit, qui nous ressemble vraiment ?

Ce sont des moments bien plus magiques que tous ceux lors desquels vous avez essayé de vous adapter. Bien sûr, le monde autour de vous ne change pas. Les gens sont toujours des cons, vous êtes toujours conspué au travail ou harcelé par votre famille pour que vous deveniez normal mais maintenant vous n’êtes plus tout seul et vous pouvez vous confiez. Pas à un psy, non. Non, à un ami. Quelqu’un qui vous dit qu’il vous aime, qui vous prend dans ses bras quand vous êtes triste ou qui vous téléphone après avoir regardé les infos et avec qui vous pouvez pleurer sur l'état du monde. Avec ces amis là, vous pouvez faire des projets : « Viens on achète un terrain, on installe des yourtes dessus et on vit en autarcie. » « Viens on part en vacances sur les traces des Templiers et on passe deux semaines en visite guidée tous les jours. » « Viens on organise un week-end dans un gite où chacun d’entre nous fait une petite conférence sur ses compétences : les mathématiques, la physique, la psychologie, l’informatique etc. » « Viens on ouvre une école basée sur l’écoute et la différence où des femmes voilées côtoieront des lesbiennes sans que ça pose problème. Une école où on pourra accueillir des trisomiques et des petits zèbres en même temps. » « Viens on va se baigner dans une cascade et on se teint les cheveux en violet. » Bon ok, pour la dernière, je m’égare un peu.

Je vous souhaite, je vous souhaite de tout mon cœur de vivre ou d’avoir vécu cela. Ce sont des moments magiques. Ces amitiés-là permettent d’affronter le monde, de ne pas perdre espoir, d’avoir quatre bras au lieu de deux. Mais aussi de se remettre en question, d’approfondir votre découverte du monde sans lassitude, sans ennui.

Je remercie du fond du cœur les amies que j’ai eu avec qui j’ai partagé ces moments hors du temps et qui m’ont donné tant d’espoir en l’humanité.

Bref. Parce qu’il y a un BREF. Un BREF ou un MAIS ou un HIC ou… Des changements.

Comme je suis enfant de divorcés, j’ai toujours pensé que l’amour ne durait pas mais que l’amitié elle, était éternelle. En fait, comme dirait Héraclite « Une seule chose est constante, permanente, c'est le changement. » Et puisque j’ai découvert que les amitiés ont aussi une fin, je ne peux que souhaiter que l’amour lui, n’en ait pas.

Alors pourquoi ça s’arrête ? Parce que vous évoluez, parce que votre amie / ami évolue aussi ? Parce que vous avez été trop fusionnel ? Parce que c’était des amitiés adolescentes ? Parce qu’on vous dit un jour : « Tu as été ma colonne vertébrale mais maintenant j’ai besoin de faire mon chemin seule. » ???? Parce qu’un amoureux arrive et qu’il ne plait pas. Parce que, parce que… Il y a des tas de raisons. La chose importante c’est d’évaluer si cette amitié a été basée sur un mensonge (dans le cas d’un manipulateur) ou si elle était bien réelle et très forte mais que les chemins se séparent, car, dans ce deuxième cas,  on garde en soi tout ce que nous avons partagé même quand l’amitié prend fin.

[Comme j’écoute Lana Del Rey sur You tube et que je suis interrompue toutes les chansons par la même pub, je tiens à signaler officiellement à Lesieur que je ne me suis JAMAIS demandé d’où venait sa putain d’huile de colza et que je m’en fous bien plus que de l’an 40!!]

Phase 3 de la recherche d’amis : un équilibre ? :

C’est maintenant que je vais inclure les TLM. Car oui, ça fait du bien de fréquenter des TSE et de pouvoir enfin lâcher notre verve en privé sur ce que nous subissons au quotidien et de trouver des gens « comme nous » mais on ne peut pas vivre en vase clos en tournant autour de nous-mêmes.

Dans les TSE qui m’entourent, je suis la seule à avoir « besoin des autres. » Que ce soit mon compagnon ou deux trois amis proches, ils ont cette faculté fascinante pour moi d’accepter leur solitude avec sérénité. Ils se disent d’ailleurs prêt à aller s’installer définitivement au fond d‘un bois pour vivre heureux. J’avoue que cette idée ne me plait guère. Par contre, ils m’initient au plaisir de passer du temps avec des TLM et de « faire des choses » d’apprendre à les décoder et de partager des moments légers. J’ai des amies TLM que j’aime énormément et avec qui je prends plaisir à passer du temps mais elles connaissent mes caractéristiques spécifiques et cela les amuse, elles ne me jugeraient jamais pour ça.

Je ne pourrais pas vous éclairer bien plus que ça. Je ne peux que vous dire qu’il y a des passages à vide dans l’amitié.  Que ceux-ci sont surement nécessaires puisque c’est le temps pendant lequel on évolue, on change et on redéfinit ses priorités. Je trouve que ce qui est le plus compliqué en vieillissant, c’est que quand on rencontre quelqu’un, il faut expliquer à nouveau qui on est et pourquoi. (Sauf si on rencontre un TSE qui ne s’ignore pas !!! Et là : c’est un immense soulagement !) C’est aussi assez désespérant d’accompagner quelqu’un dans la découverte de sa douance car ce sont des stades par lesquels on est déjà passé et qu’on devient vite un mentor et qu’on répète encore et encore toujours les mêmes choses ! Peut-être aussi qu’en vieillissant, on se connait mieux et on devient plus exigeant. De ce que j’observe autour de moi, il s’agit toujours de faire son deuil d’un monde idéal, d’accepter une solitude qui est nôtre parce que nous sommes différents et que c’est ainsi. Que chaque TSE a son propre univers qui demande à être apprivoisé et compris en douceur et avec du temps. Qu’il ne faut pas trop s’emballer parce qu’on a un TSE en face de nous, ça ne fait malheureusement pas tout. Qu’il y a des passages à vide mais que comme dans chaque cycle, ces passages ont une fin.

Je vous souhaite de très belles amitiés, épanouissantes et véritables. N’oubliez pas de faire des câlins aux arbres.

NB : Vos témoignages et vos conseils sont les bienvenus, je suis loin, très très très loin d’être la science infuse.

Namasté

Ketrichen

 

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Flavie 03/11/2019 21:19

C'est un article très intéressant que j'ai dévoré comme un biologiste découvrant une espèce inconnue, parce que l'amitié, je n'ai aucune idée de ce que c'est. Pourtant j'ai aussi ardemment souhaité, étant gamine, pouvoir mélanger mon sang derrière un arbre avec quelqu'un qui serait mon ou ma meilleur;e ami.e pour toujours et qu'on vivrait des choses géniales ensemble, ça avait l'air génial mais c'est tout ce que ça faisait: ça avait l'air génial. Mais je ne savais pas ce que c'était, et je ne le sais toujours pas. Aucune idée si la douance y est pour quelque chose ou non, il y a des gens aromantiques après tout, pourquoi pas des a-amicaux ? (c'est bizarre à écrire). Le truc de vouloir faire partie d'un groupe en revanche, ça, ça m'a cruellement manqué parce que ça semblait merveilleux aussi, comme dans ces dessins animés ou séries australiennes où plein de potes vivent des aventures en traversant des vortex entre différents mondes, ça me faisait tellement rêver !! (et en plus j'y croyais). Mais j'étais juste la fille bête et naïve qui, lorsqu'on lui disait de fermer les yeux et de marcher, elle le faisait (et se retrouvait les pieds dans le caca sous les rires de tout le monde, haha), bref, l'amitié je n'ai jamais su ce que c'était et appartenir à un groupe, dans la réalité c'est très différent des séries fantasy australiennes.
Là j'ai un chat, ça n'a RIEN, mais RIEN à voir mais je ne sais pas si on peut appeler ça de l'amitié puisque je suis l'humble esclave de cette divinité féline d'amour. Rien à voir.
Bon après, la solitude absolue c'est le top me concernant, c'est l'extase. C'est pour cela que je raffole de ce genre d'article, parce que je ne peux approcher les notions comme l'amitié que par procuration, par témoignages interposés, c'est fascinant parce que je ne connais rien de tout ça. Donc merci beaucoup pour cet article très riche et instructif, j'ai appris des choses.

Camille 17/04/2019 16:34

Merci pour cet article. Très bien écrit. Et c'est bon et doux, de savoir qu'il y a d'autres TSE, qui vivent la même histoire que moi ... j'ai envie d'animaux aussi en ce moment ... mais besoin de liberté :)
Sinon je prends conscience actuellement qu'un mes problèmes avec mes relations amicales, c'est que j'ai besoin que tout ai un sens. Bien sur ce voir juste pour se bourrer la gueule ensemble est rarement intéressant. Mais pour "diner ensemble", n'est pas toujours plus intéressant. J'aime quand on "fait des choses ensemble", si possible qui ont du sens. ça peut être faire de la musique, ouvrir des noix, rire, bricoler, marcher ... L'activité dans le corps calme le rythme de la pensée et permet une discussion "moins excitée" avec les autres TSE je trouve ! J'ai aussi besoin d'un minimum de profondeur et d'intensité pour être nourrie, sinon je peux voir des gens et continuer à me sentir seule.
Et dans la solitude, qui est toujours un peu difficile pour moi, ce qui me console, c'est que les interactions me fatiguent !

Ketrichen 22/04/2019 13:23

Bonjour Camille. Merci à toi :o)
Oui je suis d'accord que faire une activité peut aider la pensée à s'exprimer. Personnellement, j'adore discuter en marchant dans la forêt. En ce qui concerne les activités manuelles à proprement parler, cela m'aide beaucoup dans mes relations avec les TLM mais je ne suis pas très manuelle, donc je pense que c'est plus un trait de personnalité. Quoi qu'il en soit, je te rejoins totalement sur la question du sens qui est donné à une rencontre ou à un partage, la profondeur est essentielle pour moi.
Il est vrai que les interactions sont souvent fatigantes, soient parce qu'elles sont trop futiles donc demandent trop d'adaptation, soit au contraire parce qu'elles sont très intenses.
Belle journée à toi. Namasté. Ketrichen

Guilauem 14/12/2018 21:09

Le rire étant un réflexe, je peux dire que mon genoux c'est levé, je suis maintenant propriétaire d'une jambe avec un angle de 90°. Étant dans le club des mecs qui se posent et qui recherchent le degré de fission dl'atome, un truc comme ça et ne sachant pas si il est du club "complexe" ou "laminaire" je me suis dis que c'était très drôle mais qu'un laminaire ne rirait pas et qu'un complexe rirait mais après je me suis dit qu'un complexe rirait mais que si ensuite il y pensait, ce serait donc un laminaire. Mais faire rire c'est faire réfléchir et quand reflechir te fait rire toi même que fais t-on , où se placer... Est-ce un complexe laminaire ...

Merci pour ce moment. :)

Ketrichen 18/02/2019 19:05

Mais de rien Guilauem! Au plaisir alors. J'espère que ta jambe s'est remise. Namasté. Ketrichen.

Philippe 14/09/2018 16:03

Bonjour
J'ai 56 ans et je me suis lié d'amitié depuis 3 ans avec une jeune femme de 28 ans HPI. Nous travaillons dans la même entreprise et j'ai été au départ son formateur. Au fil de nos rencontres, une amitié profonde s'est installée. Nos conjoints respectifs se connaissent et il n'y a aucun quiproquo sur la nature de notre relation. La semaine dernière, j'ai commis une erreur en répètant à quelqu'un une chose qu'elle m'avait confiée et c'est revenu à ses oreilles. C'était déjà arrivé une fois au début de notre relation mais j'avais réussi à la faire passer outre au prix d'heures entières de discussion. Là, cette fois, elle estime que c'est de l'ordre de la trahison ( aux dires même de son conjoint, j'ai fait une erreur bénigne que n'importe qui aurait pu commettre) mais vu de son logiciel à elle, les proportions sont totalement différentes. Elle hésite même à sacrifier notre amitié ( dont elle m'a pourtant révélé l'importance énorme à maintes reprises et qui est réciproque) au nom de son aversion pour la trahison. Je suis extrêmement inquiet car je ne sais pas quel comportement adopter. Nous échangeons par textos à ma seule initiative (elle se contente de répondre sans jamais prendre les devants). Je sais qu'elle va mal à cause de ça. Elle sait que je ne dors plus à cause de ça mais les choses évoluent à une lenteur désespérante. Son conjoint m'a confié que toutes ses amitiés s'était terminées de cette manière mais que malgré tout, je suis le seul à avoir réussi à maintenir le contact dans cette situation. L'un de vous pourrait-il me renseigner sur le meilleur comportement à adopter. Merci de votre aide

Marine 11/08/2018 14:25

Quel article !!!

J'aurai pu l'écrire.. ( concernant les phases d'amitié !!)
j'ai ris
j'ai eu les larmes aux yeux
Et puis je me suis dit.. oui elle a raison, c'est éphémère faut en retenir le meilleur

Amitiés fusionelles pour moi ( x 3 ou 4.. ) intenses, brèves, mal fini..

je suis assez sociable, ( à part quand les gens me parlent de choses insignifiantesssss au possible et que c'est la X ème fois qui se plaignent sur le même truc.. )

Je vis bien, je vis mieux même, ma solitude, je cherche plus l'interaction ( faut que je vois des gens vite !!) car au final ça me bouffe mon énergie, j'ai rien partagé d'utile et c'est toujours moi qui me déplace chez les autres.. alors j'ai dit stop !

Merci en tout cas et bravo pour ton écriture aisée et drôle !

Ketrichen 02/10/2018 16:25

Bonjour Marine. Je suis ravie que tu te sois reconnue dans ce que je décris. Merci pour : "j'ai ris, j'ai eu les larmes aux yeux". Les émotions que ce texte a déclenché chez toi, c'est pour cette raison que j'écris. Alors Merci de me l'avoir dit. Au plaisir. Namasté. Ketrichen

Salut. 31/07/2018 00:42

Salut,

Merci pour ton article qui m'a fait réfléchir et m'a soulagé.
Il m'a fait réfléchir car je m'y reconnais pas mal mais pas sur certaines choses. Et c'est là que je me sens à part, que je doute sur mon soit disant hp. J'explique.

Le contexte, est le suivant. Je suis une célibataire de 33 ans psychologue et psychothérapeute. Il y a peu ma superviseuse m'a dit que j'étais hp...étonnement mais aussi révélation. J'ai ressentie une grande confiance en moi et une grande force, qui ne m'était jamais arrivé. Je voyais toute ma vie différemment, mes relations etc. Mes amies (beaucoup de psy) m'ont dit que ça ne les étonnait pas du tout que je sois hp, j'ai appris que certaines l'étaient, puis j'ai pris conscience que bizarrement mes patients hp ou que je pensais être hp me disaient qu'ils se sentaient vraiment bien compris par moi (quand je leur expliquais comment ils fonctionnaient en tant qu'hp). Bémol c'est que je ne peux savoir de manière sure si jss hp car je connais le test pour l'avoir fait passer de nombreuses fois. J'ai eu une psy spécialisé hp au tel, elle m'a confirmé que ça serait biaisé. Au fond peu m'importe, je veux juste me comprendre pour avancer (je précise que je fais des thérapies depuis plus de 10 ans, et que j'avance beaucoup, je change, j'évolue).

La situation c'est que quand je vais pas bien comme aujourd'hui (angoisse de solitude, je me sens pas reliée, pas aimée, sans ami, seule), je cherche une solution, et aujourd'hui je me suis dit, "tient ! regardons hp et amitié". Et je suis tombée sur cet article, et sur la notion de solitude propre aux hp...donc merci !

Là où je ne me retrouve pas, c'est que j'ai des amis, je n'ai pas de problème à me faire des relations, je suis très sociable...mais pour que ça devienne de vraie relation d'amitié, là c'est plus complexe. J'ai du mal à faire confiance et à me faire confiance, j'ai du mal à croire qu'on puisse m'aimer, je ne me sens pas aimée si on ne me le dit pas et répète pas, j'ai l'impression de déranger, d'être trop exubérante, trop pipelette, trop d'émotion, pas assez calme, d'en demander trop (j'ai beaucoup besoin d'être rassurée et de parler de tout ce qui se passe dans ma tête, mes meilleures amies me disent que c'est ok et que ca les fascine mais bon, quand même, et les autres je crois que je les saoule) ...
Par exemple une copine que j'admire mais qui elle n'est pas du tout expressive même voir froide (c'est nous qui devons la suivre, elle ne suit pas les autres, comme si elle avait une injonction "ne t'attache surtout pas aux gens"), j'ai toujours l'impression qu'elle ne m'aime pas et que je l'embête, parce qu'elle ne me montre pas grand chose et ne me dis rien, pourtant les copines me disent qu'elle doit bien m'aimer. Concrètement j'ai une meilleure amie (qui est psy comme moi et avec qui je peux me sentir vraiment moi, elle si elle ne fonctionne pas du tout comme moi de ce côté là du hp ou autre truc qu'on appelle comme on veut mais qui est un tourbillon d'émotion et d'idées), une autre très bonne amie dans le soin également, puis des copines/amies. Mais elles sont toutes en couple et/ou avec enfant, ce qui rajoute du concret à mon sentiment de solitude.

Bref, je ne sais pas vraiment ce que je vous demande. J'avais envie de partager avec vous mon histoire, car je ne l'ai jamais fait en fait depuis que ma superviseuse m'a parlé d'hp. Et par là même, je crois que j'ai envie d'avoir des retours sur mon fonctionnement de soit disant hp, d'être peut-être rassurée en fait (de manière bienveillante, mais ça a l'air d'être le cas ici).

Merci à vous pour la lecture de ce long truc...

Ketrichen 01/08/2018 15:27

Bonjour, merci pour ton témoignage ! Ta position est effectivement compliquée, c’est vrai que je n’avais jamais pensé aux psys qui ne peuvent pas être testés… C’est une situation cruelle pour toi. Je ne vais pas pouvoir t’aider beaucoup, je peux juste te dire que tu n’es pas la seule HP à avoir des amis et à avoir des facilités à en s’en faire. Honnêtement, j’ai eu des périodes très fastes en amitié, ce n’est pas toujours (ni définitivement) une condamnation à la solitude, heureusement. Beaucoup de choses dépendent aussi de notre personnalité et de notre histoire. :o) peut-être que d’autres témoignages pourront t’éclairer. Je te souhaite de trouver les réponses à tes questions en tout cas. Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

polosky 26/06/2018 01:02

Merci pour cet article qui arrive à point nommé, un soir où j'expliquais à ma compagne comment toute ma vie je n'ai fait que courir après les autres pour créer des amitiés et me travestissant au mieux pour essayer de les faire perdurer. Aujourd'hui, même en ayant couru longtemps, je reste profondément seul. Je suis arrivé à un tournant de ma vie où je ne veux plus faire semblant, quitte à laisser au vestiaire ce costume de pitre que je me suis taillé pour être accepté. C’est dur de devoir renoncer à ses anciens « amis » mais tellement nécessaire pour moi car certaines relations sont si superficielles.
Combien de fois ai-je voulu déménager sans laisser de traces pour pouvoir tout recommencer à zéro, pour cette fois sceller des vraies amitiés profondes et sincères. Combien de fois, ai-je dû au final me coltiner des personnes sans intérêts (pour moi) juste pour combler ce vide affectif incompressible.
C’est que mon système de valeurs (honnêteté, droiture, respect des règles, etc.) que reprend parfaitement Christel Peticollin dans son livre « Je pense trop » me semble complètement incompatible avec une amitié qui ne se fonde pas dessus.
Ma compagne me dit : « tu n’as qu’à accepter que les autres n’aie pas les mêmes exigences que les tiennes», « tout simplement » aurait-elle pu ajouté. Comme si c’était simple et pire encore, comme si cela était un choix de ma part.
J’envie et j’admire les personnes qui se sentent vraiment amis, qui savent pertinemment qu’elles peuvent compter l’une sur l’autre. Il n’est sûrement pas trop tard pour moi aussi, mais le chemin s’annonce encore long et bien sinueux.

A bientôt !

Ketrichen 04/07/2018 21:53

Bonsoir Polosky. Je comprends parfaitement ce que tu dis. On m'a toujours reprochée d'être extrêmement exigeante mais à chaque fois que j'ai baissé mes exigences, je me suis plantée en beauté. Donc oui, c'est long et compliqué mais je suis comme toi, je ne désespère pas et des relations se mettent en place tout doucement. J'ai accepté cependant de n'avoir que des amis de cercle 2 ou 3 en attendant de trouver ceux du cercle 1. Courage à toi. Namaste. Ketrichen

anonyme 17/03/2018 14:48

très touchant votre article, ça m'a mit les larmes aux yeux, je suis maman d'une petite fille de 13 ans qui vient d'être detectée HP et elle vit des moments très difficiles à l'école, mise à l’écart, solitude, elle n'a quasi pas d'amies et en souffre terriblement. elle se sent très différente et elle dit qu'elle ne sait pas comment faire pour se faire des amis, elle dit que quand elle va vers des groupes, tout le monde part...c'est très très dur d'entendre ça de sa fille ... et nous ne savons pas comment faire pour l'aider... que pouvons-nous faire en tant que parents ?

Ketrichen 17/03/2018 21:36

Bonjour. Je suis bien désolée pour votre fille. Les conseils que je peux vous donner pour elle (sachant que je ne suis ni psychologue, ni maman!) donc c'est un conseil personnel, lié à ma propre expérience, c'est qu'elle puisse rencontrer des pré-ados / ados hauts potentiels comme elle. Il existe des collèges qui accueillent des enfants précoces, quel que soit leur mode d'enseignement (quelques fois, c'est très joli sur le papier et pas fascinant dans la réalité) par contre, le gros avantage de ces établissements c'est qu'il y a beaucoup d'enfants précoces (plus statistiquement que dans un collège normal ) et du coup, en général ces enfants se trouvent des amis et c'est vraiment un énorme soulagement pour eux. Vous pouvez peut-être également contacter des associations qui organisent des ateliers entre pré-ado EIP? Je ne pourrais pas vous éclairer plus avant ce sujet, n'hésitez pas à contacter des associations ou des psychologues qui pourront vous guider. Je vous souhaite beaucoup de belles choses. Namasté. Ketrichen

shera-z 28/02/2018 12:06

Tres bel article dans lequel je me retrouve beaucoup. Pour ma part j etais a la fois la psy et celle en retrait jusqu a la fin de l adolescence ou j ai commence a sortir en discotheque chaque week end! Depuis toute petite mon plus grand reve etait d etre une artiste donc ces sorties comblaient plusieurs besoins en meme temps...j ecoutais mes musiques preferees, je chantais, je dansais (sur le podium bien sur) et bien entendu tout cela arrose de nombreux verres alcool me facilitant la sociabilisation avec tout l etablissement ou je me faisais remarquer avec mes tenues aguicheuses. Lors de ces soirees legeres, tout le monde est joyeux, tout est facile, personne ne juge puisque l ivresse rend tout le monde bizarre et puis surtout enfin j attire l attention! Et quel bonheur de ressentir que je plais alors qu au quotidien je suis toujours discrete car mon decalage provoque le rejet. C est evidemment un environnement tres superficiel car je ne me liais jamais d amitie avec aucune personne rencontree en boite mais c est ainsi que je comblais mon besoin de reconnaissance sociale pendant...15 ans! (puisqu en dehors des sorties je ne cotoyais personne a part mon chat) Aujourdhui j effectue un profond et long travail interieur qui m a permis de decouvrir que je suis HP. Donc fini de fuire ma vie! Je m efforce surtout de retablir mon estime de moi qui etait mediocre et j evolue plutot bien. J accepte ma difference et la solitude ne m angoisse plus tellement puisque j apprends a m apprecier ainsi que ma compagnie. Par contre tout comme toi j ai besoin d une vie sociale aussi. Alors j essaie de faire plus confiance aux gens que j apprecie (ils sont tellement rares) je m affirme davantage en disant clairement ce qui me contrarie au lieu de fuire a la moindre frustration. Neanmoins le chemin est encore long car en plus des blessures causees par la difference, il y a aussi celles causees par les negligences parentales (un pere absent, une mere depressive...) Mais je sais que j y arriverai malgre les intemperies a venir car j ai enfin appris que le plus important etait de m ecouter et d etre bienveillante envers moi meme!

shera-z 28/02/2018 01:10

Tres bel article dans lequel je me retrouve beaucoup. Pour ma part j etais a la fois la psy et celle en retrait jusqu a la fin de l adolescence ou j ai commence a sortir en discotheque chaque week end! Depuis toute petite mon plus grand reve etait d etre une artiste donc ces sorties comblaient plusieurs besoins en meme temps...j ecoutais mes musiques preferees, je chantais, je dansais (sur le podium bien sur) et bien entendu tout cela arrose de nombreux verres alcool me facilitant la sociabilisation avec tout l etablissement ou je me faisais remarquer avec mes tenues aguicheuses. Lors de ces soirees legeres, tout le monde est joyeux, tout est facile, personne ne juge puisque l ivresse rend tout le monde bizarre et puis surtout enfin j attire l attention! Et quel bonheur de ressentir que je plais alors qu au quotidien je suis toujours discrete car mon decalage provoque le rejet. C est evidemment un environnement tres superficiel car je ne me liais jamais d amitie avec aucune rencontree en boite mais c est ainsi que je comblais mon besoin de reconnaissance sociale pendant...15 ans! (puisqu en dehors des sorties je ne cotoyais personne a part mon chat) Aujourdhui j effectue un profond et long travail interieur qui m a permis de decouvrir que je suis HP. Donc fini de fuire ma vie! Je m efforce surtout de retablir mon estime de moi qui etait mediocre et j evolue plutot bien. J accepte ma difference et la solitude ne m angoisse plus tellement puisque j apprends a m apprecier ainsi que ma compagnie. Par contre tout comme toi j ai besoin d une vie sociale aussi. Alors j essaie de faire plus confiance aux gens que j apprecie (ils sont tellement rares) je m affirme davantage en disant clairement ce qui me contrarie au lieu de fuire a la moindre frustration. Neanmoins le chemin est encore long car en plus des blessures causees par la difference, il y a aussi celles causees par les negligences parentales (un pere absent, une mere depressive...) Mais je sais que j y arriverai malgre les intemperies a venir car j ai enfin appris que le plus important etait de m ecouter et d etre bienveillante envers moi meme!

Ketrichen 16/03/2018 18:03

Bonjour Shera-z. Merci pour ton témoignage. Ouahouuu, effectivement, ce n'est pas l'idéal de se noyer dans les fêtes et les relations superficielles... Je compatis. C'est super que tu aies commencé un travail sur toi et que tu apprennes à t'aimer. je te souhaite de faire de très belles rencontres. Bien à toi. Namasté. Ketrichen

Merci 30/01/2018 12:41

Merci beaucoup! Oui les chat aide beaucoup! Quand le mien se met à ronronner la solitude s'enfuit! Tu as raison quand tu sembles exprimer que le meilleur des psys ne vait pas un bon ami... Perso je pense, en cet instant T, qu'il faut que nous sachions sortir de cette dictature du psy à tout prix. Moi personnellement, ce qui m'aide à bosser sur moi, ce qui m'ancre réellement... C'est la danse! \o/ Et personne ne me fera changer d'avis la dessus... Nous ne sommes jamais tout à fait seuls.

Merci 30/01/2018 12:37

Merci du fond du coeur. J'ai un petit chat et je confirme ... Ca fait énormement de bien... La solitude s'enfuit quand les ronronnements arrivent. Suis allergiques mais je m'en fou. Je suis d'accord avec toi quand tu sembles exprimer que le meilleur des psys ne vaut pas un bon ami. Personnellement je suis farouchement anti psy en cet instant T. C'est trop facile comme solution... C'est trop dictatorial comme état d'esprit l'etat d'esprit du "il te faut un psy à tout prix pour bosser sur toi!" Pour travailler sur moi perso je danse... Ca m'aide car ça m'ancre. On est jamais seul. Merci encore...

Ketrichen 16/03/2018 18:00

Bonjour Merci :o) -C'est trop bien de répondre à quelqu'un qui s'appelle Merci!- :o) Alors merci, Merci. Oui, je suis d'accord pour la nécessité vitale du chat ;o) Bon par contre, je ne suis pas anti-psy... Il faut en trouver un bon (ça c'est dur) et puis surtout, il faut s'écouter soi-même. Et la danse, c'est très bon aussi!! Au plaisir. Namasté. Ketrichen

noname 11/01/2018 14:01

J'ai les larmes aux yeux, ton article est pleins de vérités, toutes ces choses qu'on arrive pas à expliquer aux autres, ceux qui nous voient comme un objet venu d'une autre galaxy.
Sa fait du bien de t'avoir lu, merci!

Ketrichen 21/01/2018 18:16

Bonjour Noname. Je suis très heureuse d'avoir pu te toucher ainsi et de t'avoir remonté le moral. Au plaisir. :o) Namasté. Ketrichen.

nanane 09/01/2018 18:53

Ton témoignage m'a émue...j'avais vraiment besoin d'entendre ces mots, que quelqu'un partage cette douloureuse solitude.
Je n'ai malheureusement pas eu la chance de découvrir quelqu'un comme toi, je n'ai pas d'amis et vis reclus, j'ai essayé de participer à des apéros zèbres mais les HP parfois ne s'écoutent pas parler, ils veulent juste être reconnu pour leur différence intellectuelle alors que je cherchais simplement des gens vrais comme toi.
Merci pour cette sublime nudité littéraire, en espérant un jour croiser ta route.

Ketrichen 21/01/2018 18:14

Bonjour Nanane. Merci pour ce témoignage d'une profonde gentillesse. Je suis sincèrement désolée pour toi que tu vives ainsi recluse. Si ça peut te rassurer, ça m'est arrivé également mais ce sont des périodes qui ne durent pas. Je t'envoie tout plein de soleil. Prends bien soin de toi. Namasté. Ketrichen.

Toupie23 25/11/2017 23:25

Salut à toi,

Merci pour cet article dont je comprends le sens en long en large et en travers. Comme pour beaucoup, ce genre d'articles permet au lecteur de se sentir quelque part rassuré. Ah!! Je ne suis ps si fou que cela, au moins quelqu'un qui pense et ressens les choses comme moi.

Pour ma part à 25 ans je crois que je cours toujours à la poursuite de cette vision de l'amitié. Pensant certainement que c'est quelque chose qui me comblera et résoudra mes maux existentiels. Il en est de même concernant la course à l'amour.

C'est assez effrayant en effet de devoir s'avouer qu'on est seuls. C'est pas faute de faire preuve de bonne volonté pour pouvoir m'intégrer. Mais à force on cherche tellement à avoir des relations sociales qu'on en vient à foncer sur des personnes toxiques. En leur délivrant très rapidement toutes nos ressources et notre énergie si précieuse. Du pain béni pour ce genre de personnalités. Et d'expérience à la longue ça pique de plus en plus lorsqu'on se rend compte qu'on répète le même schéma. Alors qu'on s'est juré de travailler pour ne pas retomber dans les mêmes situations.

Je n'ai à l'heure actuelle pas encore compris quelle était la clé. Et un zèbre qui n'a pas de réponse à ses questions. C'est un poids de plus à supporter. Ça pique une fois de plus.

J'avais envie de te/vous faire part de mon sentiment de peur face aux autres. J'ai récemment pris conscience que je m'étais entouré de personnes manipulatrices à de multiples reprises en amitié comme en amour. Et je ne sais pas si c'est le hasard ou si ma différence m'amène à voir tout le monde de la même manière. Mais j'ai l'impression que 98% de la population est égoïste et manipulatrice si on leur donne l'occasion d'avoir une emprise sur nous. C'est pas très confortable lorsque la seule chose dont on rêve c'est de contact et d'union avec les gens que l'on rencontre. Et cela en toute sincérité.

J'arrive à constater que des groupes composés uniquement de manipulateurs exercent leur emprise sur les membres de leurs groupes. En gros, ils se combattent entre eux en permanence. Mais c'est comme si ils étaient équilibrés. Comme si ils avaient un bouclier pour les attaques qu'ils s'envoient. Et qu'ils aimaient ça. Et si par exemple un zèbre venait à se comporter comme eux pour essayer de s'intégrer, cela se retourne en un instant contre le zèbre. Comme si ils sentaient d'instinct qu'on ne jouait pas dans la même cour.

Et quel que soit le milieu, je ressens ces choses là. Ecole, travail, sport, bars...

J'ai compris grâce à une psychologue que la raison pour laquelle je m'embourbais sans cesse avec des gens de la sorte, c'est par ce que je n'ai connu que ça dans mon éducation. Ma mère étant une personne froide, manipulatrice et calculatrice, en ayant bu la même soupe toute ma vie, je ne remarque pas, je n'ai pas les outils pour me protéger des personnes qui lui ressemblent. Je pourrais vous faire une liste de 20 groupes de personnes différents dans lesquels j'ai tenté une entrée en utilisant les stratégies dont tu parles.

Compliqué d'accepter que son seul parent ne vous a éduqué que dans son intérêt propre. Son image, son rang social... Que l'amour l'écoute et l'estime de l'autre ne compte pas pour ce parent. Qu'on est un bon mobile pour enfuir tout soupçons de leur personnalité. En effet, qui va soupçonner les actes de manipulation psychique, d'une mère qui bosse dur et qui éduque son fils seule car le père est alcoolique et qu'il ne prend pas en charge l'éducation du petit. On comprend pourquoi on a jamais vraiment eu de réponses lorsqu'on demandait du soutient. On comprend qu'on cours après l'amour, tout court. Celui qu'on croyait recevoir mais qu'on a jamais reçu. Compliqué, très compliqué à assumer mais déjà un bon début que de le réaliser.

Ce petit récit met en avant une réalité assez dure à lire et à partager. Il y'a certainement des situations encore plus compliquées, des maladies, des accidents plus malheureux. Mais ça pique tout de même.
Et cela est un combat quotidien.


Au plaisir de vous avoir écrit ces quelques lignes.

Toupie.

Ketrichen 27/12/2017 21:42

Bonjour Toupie! Merci pour ce long commentaire et bienvenue à toi! Tu peux me tutoyer, je préfères le tutoiement. J'ai beaucoup aimé ta phrase : "Mais à force on cherche tellement à avoir des relations sociales qu'on en vient à foncer sur des personnes toxiques. En leur délivrant très rapidement toutes nos ressources et notre énergie si précieuse" Je trouve que c'est très juste et pertinent. Je comprends bien ton vécu parental et je compatis. Avec un travail sur soi, on s'en sort même si c'est injuste de faire tout le travail. Et oui il y a des manipulateurs, mais rassure toi, tu trouveras des gens sains (ils ne sont pas 98% de la population même si c'est ton impression aujourd'hui) et je te le souhaite. Joyeux Fêtes à toi. Namasté. Ketrichen.

wizzy 03/11/2017 22:10

C'est EXACTEMENT ce que je vit actuellement, toutes les étapes et les ressentis y sont décrit. Excepté l'acceptation de la solitude, j'ai longtemps cru avoir aimer la solitude par défaut dû au rejet des autres. Après avoir un peu plus de recul sur ma situation, je me rend compte qu'en fait je me suis forcer à aimer le fait d'être avec les autres pour paraître normal. Pour le reste j'en reste sans voix. Merci pour cette article

Ketrichen 10/11/2017 19:03

Bonsoir Wizzy. Tout d'abord bienvenue et un grand merci car je vois que tu parcours le blog depuis quelques jours :o) Très heureuse que tu te sois reconnu dans cet article. Au plaisir. Namasté. Ketrichen

Chose 15/07/2017 18:43

Enfin un bon article sur l'amitié ! Je commençais à me demander qui en parlait (y pensait) sérieusement. Toi ! Vous ! Vous êtes super ! Merci, je sens que ça fait écho à ce que mon coeur ressent.

Ketrichen 24/07/2017 21:17

Salut! (Désolé, je n'arrive pas à me résoudre à dire : "salut chose!") Donc salut! :o) Et merki. Tu peux, bien entendu me tutoyer. Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Zgirl 19/02/2017 18:28

Merci pour ce superbe article, que j'ai lu en sentant de chaudes larmes couler sur mes joues hier soir.
C'était un de ces soirs, où la solitude ronge et dévore. J'ai pensé y avoir remédié ces dernières années, où j'étais assez entourée. Mais mon pilier social, ma meilleure amie, avec qui je passais au moins une soirée par semaine, est partie avec sa copine à l'autre bout de la France, laissant un cratère dans mon quotidien. Je ne lui en veux pas, bien sûr, mais je m'étais habituée au confort d'avoir une vie sociale plaisante et rassurante... Je ne cherche bien sûr pas à la remplacer, mais je pense que j'étais tellement heureuse d'avoir cette soeur de coeur, que je n'ai pas ressenti le besoin, pendant des années, d'essayer de rencontrer d'autres personnes. J'ai deux autres amies, mais, ce n'est pas pareil. Elles sont moins solitaires qu'elle et moi et ont compris que ce n'était pas la peine de me proposer des sorties en groupe, tant mon anxiété sociale me met mal à l'aise dans ce type de circonstances...
Merci encore pour ce billet, ça fait du bien de savoir qu'on est pas seule (même si je suis embêtée, en même temps, pour ceux qui souffrent autant...)

Ketrichen 02/07/2017 13:58

Zgirl... Oh mais comme je te comprends................. Je ne pourrais dire que ça. Certaines amitiés perdues m'ont aussi laissé un trou béant dans le coeur. Avec le temps, on s'en fait d'autres? Je me console en me disant ça. On verra. Un bisou sur le nez. Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Mabac 04/01/2017 15:44

On retrouve peu d'articles ou de documentations sur l'amitié des zèbres et celui-ci est assez complet. J'aime beaucoup lorsque tu décris ce moment où il faut s'adapter. En tant que fille diagnostiquée tardivement, je me suis toujours parfaitement bien fondue dans la masse. J'ai eu la chance inouïe de rencontrer à 3 ans celle qui est toujours ma meilleure amie, petit zèbre aussi de son état, qui nous a permis de vivre nos bizarreries au grand jour. Aujourd'hui encore, elle reste ma personne ressource un peu comme une extension de moi-même qui me comprend et m'aide (amitié fusionnelle, pour faire écho à l'article).
Cependant, à l'adolescence, qu'est-ce que ce fut compliqué ! J'ai compris rapidement qu'il me fallait rentrer dans le moule. Je me suis retrouvée à écouter les radios pour ados que je détestais, lire la presse people et suivre toute l'actualité "jeune" pour ne pas être hors du coup. J'ai caché mon goût pour des musiques de "vieux", mes innombrables lectures, mon intérêt pour l'école. J'ai joué la sotte comme la meilleure planque du monde. En bon petit caméléon, j'ai étudié puis copié les styles et les attentes. Plus tard, je m'orienterais vers la sociologie... il n'y a pas de hasard dans la vie. Et effectivement, une fois validée par le groupe, les difficultés ne se sont pas arrêtées. Il fallait choisir son rôle au sein du groupe, ne jamais empiéter sur celui d'un autre. J'étais l'audacieuse torturée faisant vivre par procuration mes "amies" par mon mode de vie débridé (aujourd'hui, je dirais autodestructeur).
L'amitié reste aujourd'hui un pilier central de ma vie et je pense être dotée d'une "intelligence sociale" importante, ce qui m'a offert la chance d'être souvent très bien entourée. On m'aime malgré mon étrangeté au monde, mes réflexions saugrenues ou mes propos déplacés. Certes, parfois on me rappelle les conventions, comme un petit coup de main en filigrane pour me dire qu'ici, je suis en sécurité mais pas à l'extérieur du cercle amical. Je me fais de nouveaux amis partout, et des vrais, pas uniquement des copains, délaissant les conventionnels au profit des belles personnalités. Je tisse très vite des relations sincères, franches et conviviales. Ceci dit, même si je me sais aimée dans mon entièreté, subsiste des décalages notoires sur mes aspirations de vie et ceux de mes amis notamment à l'approche des âges où l'on procrée et se marie. J'ai finis par me faire une raison : je serai toujours décaler même si je suis choyée ! :)

Ketrichen 02/07/2017 13:48

Salut Mabac! Chouette témoignage et super positif! Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Loulou 31/12/2016 19:32

Oooh merci pour ton article.
Cet après-midi j'ai revu de vieilles amies. Et je m'étais imaginée une proximité. Quelque chose de fusionnel, ou juste de sincère où on se sent bien et...non
Ca n'a pas marché. Je sais que je suis plutôt mal à l'aise avec les petits groupes de filles. Une soirée dans un appart avec plein de gens qui bougent, je connais le schéma de déroulement. J'essaye d'être drôle. La carte du comique. Ca marche souvent bien. Et en tête-à-tête je suis "super paychologue". Mais dans ces structures intermédiaires, je sens le malaise (le mien, celui des autres?) et la boite à pensées s'ouvre. Et je réalise que non je n'ai pas d'amis. Lalala oups. Petit moment de blues.
Je rêve d'avoir un chien. <3
Mon mari est un zèbre lui aussi, nous l'avons appris avant 10ans les deux, mais cela n'a rien changé dans le déroulement de nos vies d'enfant.
Et lorsque je l'ai rencontré, alors que prendre des verres avec des garcons étaient toujours une vaste comédie (je jouais la mystérieuse), ca a été fulgurant. Tout est devenu évident. La conversation, il n'y avait plus d'ego. C'était sincère.
Mais tous les deux on a pas beaucoup d'amis. Et moi surtout j'aimerais des amitiés sincères. J'ai beaucoup besoin d'échanger, j'aime quand les gens me racontent leurs vies, j'aimerai ressentir qu'avec d'autres petits humains, je suis à ma place, sans avoir peur d'être mise de côté :)

Et en lisant ce beau texte, je ne sais pas mais ca m'a fait du bien. Je me suis sentie acceptée.
Dans ces moments là je trouve internet magique. Merci :)

Ketrichen 02/07/2017 13:41

Bonjour Loulou! C'est beau dis donc ce que tu dis. Une très belle histoire avec ton amoureux. J'ai le même problème côté amical alors promis, dès que j'ai une solution, j'écris un texte dessus (et je prends tous les conseils, bien entendu!) Bises à toi Au plaisir. Namasté. Ketrichen.