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De retour des terres glacées

En prélude à cet article, je tiens à préciser que vous ne vous reconnaîtrez pas forcément dans ce que je raconte (parce qu’on est tous différents) que je ne détiens pas la vérité, que tous mes mots sont subjectifs et subjectifs et que non, je ne suis pas psy et n’ai aucune vocation à l’être ou le devenir. Bonne lecture… :o)

Allez, je me lance…

Ca fait longtemps, si longtemps. Vous m’avez manqué, j’ai écrit des tas d’articles dans ma tête rien que pour vous mais aucun n’était à la hauteur de mes attentes. Je pense que ce sera le cas à nouveau aujourd’hui, mais si je ne baisse pas mon propre niveau d’exigence, je n’écrirais plus avant d’avoir 40 ans. (Et 40 ans, ça fout la trouille !)

Alors, je me jette à l’eau, nul n’est parfait et surtout pas moi.

Tout d’abord, je veux vous souhaiter une excellente année 2016. Je sais de source sure que pour certain elle suit la voie de 2015 (beaucoup de décès surtout et ça, c’est nul !) mais gardons espoir. Je vous souhaite donc une année douce, câline et pleine d’effervescence intellectuelle. Commençons par-là, ce sera déjà une grande réussite si on arrive à ce résultat en décembre prochain. (On fera un point, un petit bilan au pied du sapin sans toutes les épines qui nous ont piquées virulemment en 2015.)

Si j’étais croyante, je vous dirais de prier mais je ne le suis toujours pas (Putain, c’est con quand même !) alors faîtes-vous des câlins. Les câlins c’est bien.

Bref, revenons à nos fourmis rouges et abordons des sujets fondamentaux. Aujourd’hui, je vais laisser mon cerveau déblatérer dans tous les sens (comme d’hab) sur le travail alimentaire (j’entends par « alimentaire » ce qui s’oppose à « épanouissant ») sur la colère, la pulsion de survie, la place vitale de l’ego et puis les conséquences de tout ça. Beau programme n’est-il pas ? Je ne vous promets pas des vagues d’humour à vous rouler par terre, loin de là mais j’espère qu’après cette lecture, vous vous sentirez au moins un peu moins tout seul. Parce que vous êtes des TOUS SEULS pas tout seul (et il ne faut jamais l’oubliez). Bon, dès fois, c’est dur, je vous l’accorde !

Je me suis sentie bien toute seule toute seule ces derniers mois… Mais promis, je ne partirais pas dans un descriptif aigüe de cette souffrance que nous avons tous connu à un moment où à un autre en tant que TOUS SEULS. On va essayer d’être constructif ok ? Allez, c’est mon challenge du jour-bonjour.

La colère donc. Mon homme vous dirait que son plus grand soucis est de maîtriser la sienne (ce qu’il fait très bien  et en passant : « Je t’aime plus que tout, ne l’oublie jamais.»). Mon homme a donc accès à sa colère et comme ce monde nous fournit toutes les trois minutes d’immenses raisons d’être en colère, on peut dire que son exercice quotidien n’est pas des plus simples. Pour moi ce serait plutôt le contraire. Je ne dis pas que je n’ai pas une grande colère en moi, j’ai même une putain de très méchante colère en moi c’est juste que ma raison l’emporte toujours et que c’est un mouvement automatique. Car tout s’explique, donc potentiellement tout peut avoir une justification. J’ai bien sûr mes limites, je ne parle pas d’un homme qui bat sa femme (bien que psychologiquement, il y ait des explications tout à fait cohérentes) non, je parle de tout ce qui peut nous mettre en colère au quotidien. Prenons l’expérience simple que l’on vit dans un bus. Il y a toujours quelqu’un : femme/ homme/jeune /ou moins jeune qui est assis dans un bus bondé et à côté de lui, un petit vieux qui frôle les 80 ans, recouvert de tâches de vieillesse, ses mains tremblantes qui s’accrochent désespérément à 3 cm de barre disponible et manque de tomber seulement parce qu’il est debout (le bus n’a pas démarré). Et le gamin/ la femme/ le mec n’a pas vu le vieux ou fait semblant de ne pas le voir et il ne lui cèdera pas sa place. En général, j’interviens (avec un sourire et en parlant fort histoire de mettre un peu la pression sur le malotru) et il cède sa place. Mais ça me rend dingue, ça me rend malade et si je m’écoutais ou si j’avais des supers pouvoirs, je le choperais par le col, je l’enverrais valdinguer à l’autre bout du bus et je porterais le vieux sis-nommé jusqu’à une place assise confortable.

Il y a ces vagues de pollution que je me prends dans le nez le matin en allant bosser et qui me font terriblement tousser. Il y a ces gens qui klaxonnent devant un hôpital parce qu’ils ont besoin d’exister. Il y a ces SDF qui viennent dormir dans l’immeuble de mes bureaux et qui ont bien raison de le faire (parce que les locaux sont vides la nuit et qu’il y a de la moquette) mais qu’on vire parce qu’ils puent et que c’est embêtant ces mauvaises odeurs et puis, bien sûr, chacun sait qu’ils en sont là parce qu’ils le veulent bien. Il y a des gens qui tirent sur d’autres gens. Il y en a d’autres qui sont tellement stupides qu’ils votent bleu-foncé-qui-fait-vomir et qui pensent VRAIMENT que ça va rendre le monde meilleur !! Et ça… Ca… Ca…. ne met pas vraiment en colère. Ben non. Parce que si je me mettais en colère, je ferais un massacre. Je te les attraperais tous un par un, je les ferais tourner au-dessus ma tête pendant quelques minutes et je les enverrais valdinguer dans une fosse aux lions. (J’aime bien cette image, j’aimerais bien avoir des supers-pouvoirs !). J’irais castrer un par un tous les violeurs, j’enfermerais les lavés du cerveau dans une pièce et je les forcerais à regarder Arte une semaine sans dormir, et puis je prendrais le pouvoir et j’instaurais une royauté  où tout le monde serait super heureux (et moi, je serais Reine –trop cool !-.) Enfin, bref, je pourrais disserter sur ces fantasmes pendant des heures que ça ne changerait pas grand-chose parce que je suis fondamentalement pacifiste (à ce niveau-là, je pense que c’est génétique) que j’ai un grand respect pour le libre arbitre, selon l’adage : « Si les cons tiennent vraiment à orchestrer leur propre perte, qui suis-je pour les en empêcher ? Let go and Let God ! » Je n’ai jamais approuvé l’ingérence -qui s’apparente à une intrusion violente des capacités psychiques et cognitives et qui fait de celui qui « ingère » un simple dictateur- et je n’aime pas les dictateurs. Voilà en résumé, ce qui se passe dans ma tête à chaque fois que quelque chose pourrait potentiellement déclencher de la colère en moi. C’est également le versant odieux de bien connaître le psychisme humain : « On ne lutte pas contre l’inconscient qu’il soit individuel ou collectif. On n’engage pas une guerre perdue d’avance. » Je mesure l’immensité infinie du travail écrasant qu’il faudrait faire pour rendre le monde seulement un petit peu plus cohérent et plus juste et d’avoir cette vision si nette, si claire en seulement quelques secondes castre définitivement toute volonté en moi. La colère est chassée, reléguée au rang de « Ma poulette ne perd pas ton énergie, tu ne peux rien faire. » et je la broie comme on écrase une gousse d’ail pour parfumer un plat. Ma colère, toute réduite en miette fait alors place à la décentration (Ah merci l’ethnologie…..) et à l’empathie. Alors je comprends. Intellectuellement oui, je comprends, je peux me mettre dans chacune de ces petites têtes et je peux comprendre en retraçant leur histoire personnelle, familiale, leur structure psychique, l’évolution sociale etc. Je peux savoir pourquoi et comment ils en sont arrivés là et je ne peux que m’incliner devant le fait que leur cerveau tourne si lentement. C’est un fait, c’est comme ça. Je peux toujours attendre d’une girafe qu’elle se mette à voler, elle ne pondra jamais des œufs. C’est comme ça.

Le problème de ce mécanisme, de cette colère dormante, étouffante, raisonnée et raisonnable, plein de bonnes intentions, c’est qu’elle agit comme un poison pour soi-même. La colère est une pulsion de vie, si on ne la sort pas, elle se retourne contre soi. Du moins c’est ce que j’ai compris ces derniers mois.

Phase 1 : La pulsion de survie ou la bonne place de l’ego

Il y a quelques mois, j’ai été confrontée à deux situations difficiles (voire traumatiques) en même temps : la perte d’un parent et la menace imminente de me retrouver sans ressources financières. Je ne vais pas vous raconter ma vie en détails, ce n’est pas le but, « OSEF », dirais-je pour ceux qui fréquentent les chats ! Ce qui compte c’est ce que ces deux évènements ont déclenché en moi et comment ils ont remis mon égo à sa place. Je trouve l’expérience pertinente, encore une fois, non pas pour faire de ce blog un journal intime mais plutôt parce qu’ « A toute chose malheur est bon » (Elle est bien bonne celle-là, je dis des conneries des fois…. Bref.) Non, plus sérieusement parce que je pense que beaucoup de TOUS SEULS  ont des difficultés à laisser vivre leur ego et que j’ai appris et compris que pour survivre, il faut impérativement se centrer. Je me souviens d’une engueulade terrible que j’avais eu avec des camarades de classe au lycée lorsque l’un d’entre eux avait déclaré sans équivoque « Je m’en fous, chacun sa merde ! ». Cette phrase m’avait rendue dingue. Il n’était pas concevable pour moi que les humains puissent fonctionner ensemble harmonieusement avec une telle notion d’individualisme forcené. J’étais révoltée contre cet acquis qui leur paraissait d’une telle évidence et qui témoignait pour moi de la plus grande bêtise et du plus grand égocentrisme.

Aujourd’hui ma trentaine bien tassée, j’ai honte de le dire mais putain : « Chacun sa merde ! » Je ne tomberais cependant pas dans l’extrême de ces lycéens péteux. Non, je n’en suis pas là. (Les petits lutins de la forêt m’en gardent !) Je dirais seulement qu’il est fondamental de mesurer pour soi le coût et le gain de chaque action, voire même de chaque pensée que l’on a pour les autres. Parce que la réalité (aussi dure et violente soit-elle) n’épargne rien ni personne. La réalité (non pas la vérité, c’est un autre concept) est là, c’est un fait indéniable, incontournable, c’est un fait point. Ne pas avoir d’argent pour payer son loyer est un fait. Ne pas avoir de personnes autour de soi pour prendre soin de vous dans un moment de grande détresse est un fait. Point. Ça ne se discute pas, ça ne se marchande pas, c’est ainsi, il faut faire avec. Point. Point.

Vouloir coute que coûte rester fidèle à ses valeurs de bisounours dans un monde de loups, revient à de faire manger tout cru. Et ça, c’est un putain de fait, c’est juste la réalité.

Il y a de nombreux moments dans la vie où on est suffisamment apaisé, suffisamment en sécurité pour avoir un débat intérieur plus ou moins constructif sur comment rester en accord avec ses valeurs profondes et être actif dans ce monde en tant que TSE (en tant que TSE  bienveillant et humaniste évidemment soit : non pervers / non manipulateur-). Et il y a des moments où l’urgence d’un sentiment de danger coupe tout débat interne.

Vous êtes à ce moment-là au pied d’une montagne enneigée dans un milieu hostile, totalement seule et vous devez impérativement franchir cette montagne à pied, sans équipement adéquat parce que de l’autre côté, il y a des abris, la température est moins agressive et vous pourrez vous restaurer et boire. Vous avez alors le choix : rester là, au pied de ce qui vous parait infranchissable ou foncer. Foncer tête baissée pour atteindre l’écrin de verdure reposant que vous savez être là devant vous à plusieurs jours de marche et d’épuisement.

Et c’est à ce moment-là que la colère est bonne, vraiment bonne pour vous, parce qu’elle est un puissant, très puissant moteur de survie et que vous allez vous en servir pour marcher droit devant, grimper et grimper encore même si vous êtes assoiffée et affamée, glacée par un froid insoutenable. Vous avancez.

A ce moment-là votre cerveau-ami (ennemi quelque fois par le passé) ne fonctionne plus. Il ne se pose plus aucune question, il est anesthésié. Il faut s’en sortir et arriver de l’autre côté de la montagne : vivant.

Et quand vous arrivez enfin et que vous êtes toujours seule, vous vous jetez sur les réserves de nourriture que vous trouvez dans la cabane, vous faîtes brûler tout le bois à votre disposition pour vous réchauffer et alors, votre colère, ce puissant moteur qui vous amené jusque-là, bout dans vos veines et s’agrippe à votre cœur comme à un animal sauvage acculé.

Bien sûr, vous n’étiez pas seule, bien sûr, vous n’étiez pas devant une montagne. Il y avait des gens autour de vous, des ressources que l’on n’a pas partagées avec vous. Vous avez beaucoup, beaucoup de raison d’être en colère.

(Petite anecdote qui m’a bien choquée quand même : Je discute l’autre jour avec un collègue et nous parlons des sans-abris qui ont un travail. Ce collègue m’explique qu’une de ses cousines s’est retrouvée à la rue et forcée de vivre dans sa voiture pendant trois mois avec ses enfants quand elle s’est séparée de son conjoint. Par deux fois, je lui ai demandé pourquoi personne de sa famille n’avait recueillie cette femme chez elle. Il n’a pas répondu les deux fois. Fin de cette parenthèse qui se suffit à elle-même.) Voilà, voilà…

Remettre son ego au centre, ce n’est pas se comporter comme lui (« Mes chères cousines, mes chers cousins, je vous hébergerais toujours quoi qu’il se passe même si on doit vivre à 10 dans 40 m2 »)

Remettre son ego au centre c’est regarder en conscience ce que les gens feraient pour nous et ce que nous ferions pour eux. C’est avoir une mesure claire du coût / gain. Respecter ses valeurs de générosité, d’écoute, de compassion, être toujours prête à tendre la main, c’est bien, c’est très mignon (je suis très mignonne !) mais ça peut coûter extrêmement cher. Mesurer ce que l’on donne et se donner d’abord à soi-même est vital. Garder en conscience qui fait véritablement partie de notre cercle de proches et d’intimes et qui ne méritent pas cette attention constante qu’on leur apporte est vital. C’est dur et je ne crois pas que ce soit un mouvement spontané chez les TSE mais c’est essentiel. Je conclurais la phase 1 comme ça : Soyez attentif à vous-même et à la présence des autres auprès de vous. Vous avez le droit absolu de leur dire « non », cela ne fera pas de vous quelqu’un de mauvais ou d’égoïste. Vous n’avez aucune obligation de respecter des serments d’amitié qui sont depuis longtemps révolus dans le cœur de l’autre. Gardez les yeux ouverts et faîtes vous passer en premier, ça vous changera, je vous assure et ça vous gardera en vie et serein.

Pour sortir de mes métaphores montagnardes, j’ai trouvé un job et je vous en parle… Maintenant.

Phase 2 : Le travail alimentaire (vital pour répondre aux deux premiers étages de la pyramide de Maslow –il faut toujours commencer par le début-)

Alors évidemment vous allez me dire « Ketrichen, tu te moques, tu nous as déjà pondu deux articles sur le travail dont un où tu fustigeais le travail alimentaire, nous expliquant que ça risquait de nous donner envie de mourir, tout ça, tout ça… Qu’est-ce tu fais Ketri ? » Et vous auriez bien raison, sauf que je déteste le surnom « Ketri » alors que ça ne se reproduise plus, non de non !!

Effectivement, le travail alimentaire peut s’avérer très dangereux psychiquement et il faut toujours garder cela à l’esprit, avoir un excellent médecin, prêt à nous mettre en arrêt si le burnout ou la dépression se pointe, je ne vais pas revenir là-dessus, c’est vrai, prenez garde.

Mais j’ai trouvé une solution pas trop dégueu, grâce à Maître Yoda, que je salue en passant «Merci mon bon Monsieur :o) »

Pour effectuer un travail alimentaire (pour raison de survie, je ne vais pas revenir sur la montagne, la neige, le froid, les loups tout ça, tout ça…) on commence par faire une liste de notre travail idéal. (« Maître Yoda, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de piquer vos idées mais l’art de l’enseignement Jedi doit être transmis, n’est-il pas ? ») –Je précise en passant que je n’ai pas vu le nouveau STAR WARS, que le marchandising disneyien fait autour de ce film m’exaspère et que toutes références faîtes à ce film ne prennent en considération que les trois vrais premiers volets soit ceux sortis entre 1977 et 1983- Point à la ligne.

Donc, vous faîtes une liste exhaustive de ce que vous souhaitez dans votre travail idéal. On ne se bride pas, on met la totale même si ça doit comporter des choses telles que : « travailler qu’avec des TSE bisounours » ou « travailler sur Pandora ». Une fois votre liste bien complétée, vous allez la reprendre et constater que vous pouvez regrouper ce que vous souhaitez en catégories. Vous en gardez 5. Par exemple : « environnement de travail stimulant intellectuellement » ou « travail très bien payé –pourquoi pas ?- »  etc.

Vous devez réussir à regrouper tout cela en 5 critères généraux. Ces 5 critères seront donc les spécificités incontournables dont vous avez besoin pour être épanoui dans votre travail. Si vous trouvez tout de suite un emploi qui réunissent les 5 : Bingo ! Il ne reste plus qu’à vous faire embaucher (bon, ça c’est encore autre chose, on pourra en parler une autre fois si ça vous intéresse). Si ce que vous briguez n’est pas accessible dans l’immédiat et que vous êtes dans l’obligation de trouver de l’alimentaire en urgence, vous allez devoir garder 3 spécificités sur les 5. Cela s’appelle un compromis (et non pas une ENORME concession). Par exemple, si votre travail idéal serait d’être garde-chasse (travailler seul / dans la nature / contact des animaux /  pour établir un véritable équilibre nature - humain et  / bouger tout le temps) vous ne postulerez PAS  chez Mac Do. (Seul le critère : « bouger tout le temps » est rempli). On ne fait pas de concession, on fait des compromis. A vos stylos, faîtes vibrer vos méninges. Vous devez également garder à l’esprit qu’un travail alimentaire ne doit pas s’inscrire dans la durée –sous peine d’être confronté à des ablations de cerveaux très douloureuses, voire du harcèlement etc.- N’oubliez pas non plus, qu’en tant que TSE, il est possible que vous changiez de carrière tous les trois ans (même si le travail vous plait) rien d’inquiétant là-dedans, c’est normal, on s’ennuie vite parait-il… (Non sans blague ? Mouarf mouarf, mouarf.)

Un projet à plus long terme doit pouvoir soutenir vos efforts, vous devez pouvoir vous dire que tout cela n’est que temporaire. Vous êtes donc serveuse, tout en reprenant des études d’archiviste ou alors vous êtes serveuse (pas chez Mac Do !) le temps de pouvoir vous acheter un terrain pour vivre en total autonomie au fond des bois, vous êtes serveuse le temps de tomber enceinte et de pouvoir bénéficier d’un congé parental… Que sais-je ? Quoi que ce soit, vos rêves les plus fous, pourront se réaliser. Laissez leurs juste le temps de mûrir pour venir à vous. Rester bien sûr bien ancré dans la réalité et ne vous faîtes pas surprendre par un découvert de 3 000 €. Soyez dans la stratégie et méditez quand vous le pouvez, bien ancré dans vos racines.

Quant à moi, je ne me suis pas trop mal débrouillée dans cet incroyable marasme qui m’est tombé dessus comme une bouse de vache sur un colibri (ça pue, ça colle, c’est dégoûtant !).

J’ai la chance d’avoir un poste absolument inintéressant dans une petite structure avec la particularité (Bénissez les petits lutins de la forêt !!) d’être complètement isolée des autres membres de l’équipe (et ça ça vaut de l’or). Seule je suis, seule je m’épanouis. Donc aucune discussion stupide à subir toute la journée. Ajoutons à cela que le poste était si difficile à tenir (beaucoup de pression, aucune organisation etc.) que seule un ou une TSE pouvait s’en sortir (pour les premiers mois s’entend). Donc mes responsables avaient épuisés déjà 4 employés dont une était partie au bout de trois jours et l’autre deux semaines… Disons que c’est gratifiant pour l’ego de pouvoir tenir dans un contexte aussi agressif. L’équipe est plutôt soudée en raison des conditions de travail très difficiles. J’ai fait le tour des avantages de mon poste.

Non, ce qui est vraiment dur, c’est le manque de temps. Le manque de temps pour penser est terrible, mon cerveau me manque. (Je n’aurais jamais cru que je pourrais dire ça un jour.) Il y a dans la capacité d’adaptation et le besoin de perfection, des avantages pour l’ego car (si on est dans une équipe saine… -no comment-) les gens vous feront un retour positif de votre travail et ça fait du bien de se sentir appréciée. Mais rentrer tous les jours dans un rôle est épuisant et cela demande un gros effort de silence à votre cerveau. Moralité : gros gros besoin de repos pour se remettre et si peu de temps pour son couple ou ses amis.

Ne parlons même pas du blog, j’ai commencé cet article au moins cinq fois sans pouvoir le finir et je désespérais carrément d’avoir du temps pour aller au bout. Comment font les gens qui ont des enfants ??? Vous dormez 4 heures par nuit ? Je ne vois que ça. 

Quoi qu’il en soit, j’ai franchi le col de la montagne, j’ai encore un peu froid mais je vais bientôt pouvoir me déplacer pour trouver un vrai endroit où m’installer.

Je vous souhaite plus, je vous souhaite mieux et mille fois encore.

Prenez soin de vous.

Namasté

 

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