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De la bêtise qui dévore le cerveau

Bien le bonjour à vous amis TOUS SEULS !

J’espère que vous avez passé un bel été plein de ressourçation et autres reposements et que votre automne s’annonce dans la béatitude des connexions neuronales effervescentes.

Alors aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème que nous rencontrons tous. Du cancer de notre quotidien, de l’eczèma de notre routine, de l’essaim de moustiques dans notre lit, du sarkozy ou de la marine comme voisin de palier (l’absence de majuscule est volontaire notez !) de la gangrène de nos soleils, la plaie de notre joie de vivre, la purulence de nos sourires… Et il s’agit bien sûr de : LA BETISE.

Ce qui est intéressant c’est que les TOUT LE MONDE sont eux aussi exaspérés par la bêtise. Ils n’aiment pas les « cons » et ils pestent contre eux. Ils vous diront souvent : « J’en ai marre de ces cons ! » ou « Quel gros con ! » et ils ne sont pas contents du tout d’être entourés de gens stupides… Huuummmmmm….. ????? (Je me gratte les cheveux d’une façon interrogative).

Vous savez, c’est comme cette phrase qu’ils disent quelques fois : « Je me sens seul. » C’est dur, c’est vrai, ils se sentent vraiment seul (sans compagne/compagnon, sans ami pour sortir faire la fête, tout ça tout ça.)

Je sens une pointe de cynisme aigüe en moi aujourd’hui. Pardonnez par avance la noirceur de mon humour, j’ai la sensation d’être un chouïa tendue. Je me demande bien pourquoi ? Serait-ce l’état du monde ?  Ok. J’avoue, ça n’aide pas. On dira : Etat du monde 1 / Ketrichen 0. Et allez on en rajoute un petit : Bêtise 1 / ketrichen -1 000.

Voilà Voilà. Donc, il faut bien comprendre que les TLM  ressentent les même choses que nous mais tellement différemment. Moins fort peut-être ? Probablement. Et moins longtemps, c’est certain. En tous cas, je pense pouvoir affirmer que quand ils se sentent seuls, ils ne ressentent pas le même gouffre, l’abîme profond qui les sépare de leurs contemporains. C’est douloureux, je ne le nie pas mais ce n’est  pas à la même échelle que nous et cela pourra se résoudre beaucoup plus facilement pour eux. Allez, je vous raconte une petite anecdote intéressante sur ce thème. C’est parti.

Comme vous le savez déjà, si vous avez lu l’article « Le champs des possibles », il m’arrive régulièrement d’aller consulter ostéopathes, chamans, masseurs de chakras et autres énergéticiens quand un trop plein de stress s’amasse dans mes petites cellules. J’en ressors souvent pleine de vitalité et de positivisme et c’est toujours bien meilleur à la santé que les petites pilules. Me v’là donc partie vendredi en 15 pour me faire faire le soin sus-nommé plus haut. Je n’en menais pas large, cette journée était plus que plus que lourde de tristesse et de tension. Mon énergéticienne est très gentille. C’est une TLM, bienveillante, attentive…. Et plutôt ouverte d’esprit. On commence le soin et on échange banalités, sur banalités sur banalités…. Au bout d’un moment, elle sent une résistance dans mon corps (elle me faisait mal la S…). Alors elle commence à me poser des questions sur ce que je vois, ce que je sens. Je lui réponds et lui donne mon interprétation. Et LA ! Là elle me dit, tout de go et très sérieusement : « Ketrichen, vous ne laissez pas les gens communiquer avec vous. Vous restez enfermée à l’intérieur de vous, c’est un problème, c’est ça qui bloque, il faut vous ouvrir pour recevoir ce qu’ils ont à vous donner. » Et elle insiste, elle insiste, elle insiste en massant de plus en plus fort et me demandant de lâcher « Lâchez me dit-elle ! Lâchez, vous êtes là pour ça ! »

Malheureuse ! A force de taper, elle a fini par ouvrir la boîte de Pandore ! Alors je craque et du tréfonds de mes sanglots toujours plus nombreux et intarissables, je lui crie « Mais c’est parce que je suis surdouée et que les gens sont tellement tellement mais TELLEMENT STUPIDES !!!! » (Appuyez très fort et longuement sur le « stupide ».)

« Ah ! » Puis silence interloquée de mon énergéticienne. Elle me dit : « Oui, mais il y a des surdoués des émotions et des surdoués du QI. » (Elle me dit ça parce que je me camoufle très bien et que oui, je suis capable de tenir des conversations totalement idiotes sans qu’on ne puisse voir à quel point je m’ennuie. Elle est donc convaincue que je ne peux pas être « une surdouée du QI ». Merci M’dame ! ) Je réponds donc (entre deux sanglots) : « Mais moi je suis les DEUX !! » (Je n’allais pas lui expliquer en quoi consiste réellement la douance, c’était déjà pas mal qu’elle en ait entendu parler.) Elle a donc dit : « Ah oui, c’est sûr, ça isole ! » (Ah ben ça, mon petit Louis, tu l’as dit !!) Et on avait l’air con toutes les deux. Elle parce qu’elle avait senti que j’avais besoin des autres et besoin de communiquer et qu’elle était persuadée qu’avec un petit coup de pouce… Hop ! Le problème serait réglé. (« Mais pourquoi ne vous livrez-vous pas aux autres ma petite Ketrichen ? Vous verrez, partagez avec les gens c’est super, ça fait du bien !! »  « Mais bien sûr, tout à fait. Venez faire un tour dans ma tête ma petite dame et on verra si vous avez toujours envie de communiquer avec moi !! ») Et moi parce qu’elle a juste mis le doigt sur le cercle vicieux nauséabond de : « Oui j’ai besoin des autres, mais quand je m’ouvre à eux, c’est de la douleur, de l’incompréhension et quelques fois même : du poison. » Et le pire, le plus ironique dans cette histoire c’est que même si ça m’a fait du bien de pleurer un bon coup, elle n’a pas compris ma réaction, elle ne peut même pas s’imaginer ce que je ressens. Aussi pleine de bonnes intentions soit-elle. En tous cas, c’est bien la première fois de ma vie que je mets un TLM  face à ses limites et face aux miennes. Bizarrement, elle a expédié la fin de la séance et hop, j’étais dehors, les yeux rouges et légèrement décontenancée par ce qu’elle m’avait fait « lâcher » « pour mon bien ».

Reprenons.

C’est un sujet lourd et difficile à traiter avec humour. C’est un sujet tellement présent et si douloureux à chaque minute de ma vie que l’aborder me coupe les jambes et le souffle. Le problème c’est que je suis là à vous dire sans cesse, on n’est pas tous seuls, on est tous ensemble blablabla. Mais la réalité mes merveilleux lecteurs, vous la connaissez bien, la réalité c’est que si on s’appelle les TOUS SEULS c’est qu’on est terriblement et atrocement seul et que ça fait mal comme un coup de poignard dans le plexus. Et ça c’est une chose avec laquelle on doit vivre à chaque seconde, à chaque minute et on multiplie ces secondes par des mois, des années et…Et…. Bah, on se remonte le moral en se disant qu’on est finalement qu’un petit grain de sable dans l’univers, que ce n’est pas très grave, l’important étant que la forêt respire et que les colibris s’ébattent dans le vent. (« Mais pour combien de temps ? » Vient rajouter la méchante petite voix de la raison qui est tout à fait consciente de ce qu’on fait subir à la forêt et aux colibris. (J’adore les colibris.) )

Recentrons nous. Ne soyez pas dupes, quand je ne vous écris pas c’est que je ne vais pas bien. Autant le dire carrément, je vais mal. Malgré mon incroyable chance de baigner dans le grand amour (Tout le monde n’a pas cette chance, j’en suis consciente ! Tiens, en passant, j’en profite : Ca vous intéresserait un site de rencontre pour les TSE ? - je ne sais pas comment je peux faire ça mais ça me titille en ce moment, qu’en pensez-vous ?-) Donc oui, je ne vais pas bien, je creuse le marasme de ma propre désespéritude et autant dire que ça ne présente aucun intérêt pour la toile. C’est pour cette raison que je silencieusonne…. Mais bon, 123 jours quand même sans vous écrire, c’est fessebouc qui vient se rappeler à mon bon souvenir…J’ai honte ! Et vous êtes suffisamment adorables pour continuer à venir me lire ou même à me partager. Chers inconnus : Merci. Vous m’envoyez tout plein de soleil dans le cœur alors, je vous offre un bouquet de coquelicots (parce que c’est joli les coquelicots.)

Il est vrai (parce que j’ai quand même des raisons d’aller mal, je ne fais pas ça gratos, pour le plaisir !) que le fait de passer 8 heures en compagnies de collègues désespérément stupides. Pour le moins… Comment dire… d’une débilité qui me donne envie de m’arracher les cheveux un par un en mangeant du foin (ça rime, notez !). Ce n’est pas facile à gérer. Quand j’ai commencé ce blog, j’étais au chômage (« Dieu du chômage, je te bénis, viens me prendre à nouveau dans tes bras… ») et j’avais suffisamment de ressource pécuniaire pour ne pas vivre dans la crainte de ne pas avoir de quoi payer mon loyer. (On appellera ces moments bénis : LIBERTE ! « Liberté comme je t’aime ! » - traduisez : « Chômage comme je te vénère ! »-).  Malheureusement… L’argent ne dure pas éternellement et mon vénéré sauveur non plus. (Mais je devrais pouvoir le faire ressusciter bientôt… Croisons nos 20 doigts.) Donc, j’en suis là (comme peut-être beaucoup d’entre vous) à passer plus d’une heure dans les transports en commun chaque matin pour faire un métier qui ne présente aucun intérêt (même un pas un micro-nano intérêt - « Mesdames, messieurs les physiciens, pardonnez-moi, je pense que l’unité de mesure que j’emploie n’existe pas » -) pour être sûre d’avoir un toit au-dessus de la tête et des pâtes dans mon placard. (Et c’est non négligeable !) Pour que ceci soit réalisable bien sûr, une certaine prise d’anxiolytique est de rigueur –de nécessité, dirons-nous- (Attention : « Les anxiolytiques rendent extrêmement dépendants, il faut les prendre avec parcimonie et surtout être suivi par un médecin qualifié. » –Ce message n’est pas sponsorisé par les laboratoires pharmaceutiques.)

Bref. L’autre soir, je dîne avec un ami qui m’est cher et qui est un TTTSE (c’est-à-dire que c’est un Très Très TOUS SEULS, c’est-à-dire qu’il a un QI qui ferait décoller une fusée et c’est pas facile tous les jours quoi !) Bref, nous passons une délicieuse soirée, je suis enfin à 100 % moi-même. On parle, on parle à demi-mot parce qu’on se comprend sans parler. Bref, c’est le bonheur. Et c’est là que ça m’a frappé, Paf ! En pleine tête ! Je me suis dit que si je ne prenais pas mes anxiolytiques religieusement tous les jours, j’arriverais au travail, je rentrerais dans mon bureau, je regarderais autour de moi et… Et je me dirais tout naturellement : « Mais qu’est-ce que je fais là moi ? » Puis je prendrais mes clics et mes clacs sans même leur dire  au-revoir. Je rentrerais chez moi, faire mes trucs à moi, à mon rythme à moi…Et ce serait merveilleux.

Mais au final je n’aurais plus de pâtes et plus de toit sur la tête.

En conclusion : les anxiolytiques ne sont pas une solution définitive mais ils peuvent aider  de façon TRANSITOIRE. N’oubliez jamais que le chômage est votre meilleur ami et que tout vient à point si on a un plan. Si vous traversez une sorte de désert intellectuel imposé par votre quotidien (parce que dès qu’on se met à réfléchir, le travail devient insupportable) mettez au point une stratégie. (Une stratégie pour vous retrouver au chômage.) Et après, trouvez un emploi qui vous plaise. Ça existe, c’est promis. Cherchez bien, prenez le temps, écoutez-vous. (Sinon vous pouvez toujours épouser un/une milliardaire. Pour ça, j’avoue que j’ai déconné !)

Si vous êtes un-e jeune lecteur-trice TSE et que vous faîtes actuellement vos études, je vous en prie : Allez aussi loin que possible, étudiez ce qui fait battre votre cœur et donnez-vous les moyens d’accéder à un métier épanouissant. Je sais que c’est contraignant, extrêmement contraignant et que la fac peut s’avérer d’un ennui mortel mais serrez les dents, faîtes l’amour pour vous détendre et passez un maximum de diplômes. Ouvrez-vous toutes les portes possibles, après vous n’aurez plus qu’à choisir et le chômage ne sera pas votre seule liberté. Je vous assure, c’est important.

Bon, ce fut court mais intense (enfin pour moi ce fut intense, pour vous… Je ne sais pas). En janvier, je devrais pouvoir rebrancher mon cerveau (en espérant qu’aucun de mes neurones n’ait grillé dans le four de la connerie) et dès que j’ai 5 heures devant moi, je vous écris un article pour de vrai qui parle d’amour, d’amitié et de l’équation qui fait tenir le tout pour être très épanoui dans sa vie et plus jamais tout seul.

Prenez-soin de vous.

Namaste

Ketrichen

 

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