De la bêtise qui dévore le cerveau

Publié le par Ketrichen

De la bêtise qui dévore le cerveau

Bien le bonjour à vous amis TOUS SEULS !

J’espère que vous avez passé un bel été plein de ressourçation et autres reposements et que votre automne s’annonce dans la béatitude des connexions neuronales effervescentes.

Alors aujourd’hui, je vais vous parler d’un problème que nous rencontrons tous. Du cancer de notre quotidien, de l’eczèma de notre routine, de l’essaim de moustiques dans notre lit, du sarkozy ou de la marine comme voisin de palier (l’absence de majuscule est volontaire notez !) de la gangrène de nos soleils, la plaie de notre joie de vivre, la purulence de nos sourires… Et il s’agit bien sûr de : LA BETISE.

Ce qui est intéressant c’est que les TOUT LE MONDE sont eux aussi exaspérés par la bêtise. Ils n’aiment pas les « cons » et ils pestent contre eux. Ils vous diront souvent : « J’en ai marre de ces cons ! » ou « Quel gros con ! » et ils ne sont pas contents du tout d’être entourés de gens stupides… Huuummmmmm….. ????? (Je me gratte les cheveux d’une façon interrogative).

Vous savez, c’est comme cette phrase qu’ils disent quelques fois : « Je me sens seul. » C’est dur, c’est vrai, ils se sentent vraiment seul (sans compagne/compagnon, sans ami pour sortir faire la fête, tout ça tout ça.)

Je sens une pointe de cynisme aigüe en moi aujourd’hui. Pardonnez par avance la noirceur de mon humour, j’ai la sensation d’être un chouïa tendue. Je me demande bien pourquoi ? Serait-ce l’état du monde ?  Ok. J’avoue, ça n’aide pas. On dira : Etat du monde 1 / Ketrichen 0. Et allez on en rajoute un petit : Bêtise 1 / ketrichen -1 000.

Voilà Voilà. Donc, il faut bien comprendre que les TLM  ressentent les même choses que nous mais tellement différemment. Moins fort peut-être ? Probablement. Et moins longtemps, c’est certain. En tous cas, je pense pouvoir affirmer que quand ils se sentent seuls, ils ne ressentent pas le même gouffre, l’abîme profond qui les sépare de leurs contemporains. C’est douloureux, je ne le nie pas mais ce n’est  pas à la même échelle que nous et cela pourra se résoudre beaucoup plus facilement pour eux. Allez, je vous raconte une petite anecdote intéressante sur ce thème. C’est parti.

Comme vous le savez déjà, si vous avez lu l’article « Le champs des possibles », il m’arrive régulièrement d’aller consulter ostéopathes, chamans, masseurs de chakras et autres énergéticiens quand un trop plein de stress s’amasse dans mes petites cellules. J’en ressors souvent pleine de vitalité et de positivisme et c’est toujours bien meilleur à la santé que les petites pilules. Me v’là donc partie vendredi en 15 pour me faire faire le soin sus-nommé plus haut. Je n’en menais pas large, cette journée était plus que plus que lourde de tristesse et de tension. Mon énergéticienne est très gentille. C’est une TLM, bienveillante, attentive…. Et plutôt ouverte d’esprit. On commence le soin et on échange banalités, sur banalités sur banalités…. Au bout d’un moment, elle sent une résistance dans mon corps (elle me faisait mal la S…). Alors elle commence à me poser des questions sur ce que je vois, ce que je sens. Je lui réponds et lui donne mon interprétation. Et LA ! Là elle me dit, tout de go et très sérieusement : « Ketrichen, vous ne laissez pas les gens communiquer avec vous. Vous restez enfermée à l’intérieur de vous, c’est un problème, c’est ça qui bloque, il faut vous ouvrir pour recevoir ce qu’ils ont à vous donner. » Et elle insiste, elle insiste, elle insiste en massant de plus en plus fort et me demandant de lâcher « Lâchez me dit-elle ! Lâchez, vous êtes là pour ça ! »

Malheureuse ! A force de taper, elle a fini par ouvrir la boîte de Pandore ! Alors je craque et du tréfonds de mes sanglots toujours plus nombreux et intarissables, je lui crie « Mais c’est parce que je suis surdouée et que les gens sont tellement tellement mais TELLEMENT STUPIDES !!!! » (Appuyez très fort et longuement sur le « stupide ».)

« Ah ! » Puis silence interloquée de mon énergéticienne. Elle me dit : « Oui, mais il y a des surdoués des émotions et des surdoués du QI. » (Elle me dit ça parce que je me camoufle très bien et que oui, je suis capable de tenir des conversations totalement idiotes sans qu’on ne puisse voir à quel point je m’ennuie. Elle est donc convaincue que je ne peux pas être « une surdouée du QI ». Merci M’dame ! ) Je réponds donc (entre deux sanglots) : « Mais moi je suis les DEUX !! » (Je n’allais pas lui expliquer en quoi consiste réellement la douance, c’était déjà pas mal qu’elle en ait entendu parler.) Elle a donc dit : « Ah oui, c’est sûr, ça isole ! » (Ah ben ça, mon petit Louis, tu l’as dit !!) Et on avait l’air con toutes les deux. Elle parce qu’elle avait senti que j’avais besoin des autres et besoin de communiquer et qu’elle était persuadée qu’avec un petit coup de pouce… Hop ! Le problème serait réglé. (« Mais pourquoi ne vous livrez-vous pas aux autres ma petite Ketrichen ? Vous verrez, partagez avec les gens c’est super, ça fait du bien !! »  « Mais bien sûr, tout à fait. Venez faire un tour dans ma tête ma petite dame et on verra si vous avez toujours envie de communiquer avec moi !! ») Et moi parce qu’elle a juste mis le doigt sur le cercle vicieux nauséabond de : « Oui j’ai besoin des autres, mais quand je m’ouvre à eux, c’est de la douleur, de l’incompréhension et quelques fois même : du poison. » Et le pire, le plus ironique dans cette histoire c’est que même si ça m’a fait du bien de pleurer un bon coup, elle n’a pas compris ma réaction, elle ne peut même pas s’imaginer ce que je ressens. Aussi pleine de bonnes intentions soit-elle. En tous cas, c’est bien la première fois de ma vie que je mets un TLM  face à ses limites et face aux miennes. Bizarrement, elle a expédié la fin de la séance et hop, j’étais dehors, les yeux rouges et légèrement décontenancée par ce qu’elle m’avait fait « lâcher » « pour mon bien ».

Reprenons.

C’est un sujet lourd et difficile à traiter avec humour. C’est un sujet tellement présent et si douloureux à chaque minute de ma vie que l’aborder me coupe les jambes et le souffle. Le problème c’est que je suis là à vous dire sans cesse, on n’est pas tous seuls, on est tous ensemble blablabla. Mais la réalité mes merveilleux lecteurs, vous la connaissez bien, la réalité c’est que si on s’appelle les TOUS SEULS c’est qu’on est terriblement et atrocement seul et que ça fait mal comme un coup de poignard dans le plexus. Et ça c’est une chose avec laquelle on doit vivre à chaque seconde, à chaque minute et on multiplie ces secondes par des mois, des années et…Et…. Bah, on se remonte le moral en se disant qu’on est finalement qu’un petit grain de sable dans l’univers, que ce n’est pas très grave, l’important étant que la forêt respire et que les colibris s’ébattent dans le vent. (« Mais pour combien de temps ? » Vient rajouter la méchante petite voix de la raison qui est tout à fait consciente de ce qu’on fait subir à la forêt et aux colibris. (J’adore les colibris.) )

Recentrons nous. Ne soyez pas dupes, quand je ne vous écris pas c’est que je ne vais pas bien. Autant le dire carrément, je vais mal. Malgré mon incroyable chance de baigner dans le grand amour (Tout le monde n’a pas cette chance, j’en suis consciente ! Tiens, en passant, j’en profite : Ca vous intéresserait un site de rencontre pour les TSE ? - je ne sais pas comment je peux faire ça mais ça me titille en ce moment, qu’en pensez-vous ?-) Donc oui, je ne vais pas bien, je creuse le marasme de ma propre désespéritude et autant dire que ça ne présente aucun intérêt pour la toile. C’est pour cette raison que je silencieusonne…. Mais bon, 123 jours quand même sans vous écrire, c’est fessebouc qui vient se rappeler à mon bon souvenir…J’ai honte ! Et vous êtes suffisamment adorables pour continuer à venir me lire ou même à me partager. Chers inconnus : Merci. Vous m’envoyez tout plein de soleil dans le cœur alors, je vous offre un bouquet de coquelicots (parce que c’est joli les coquelicots.)

Il est vrai (parce que j’ai quand même des raisons d’aller mal, je ne fais pas ça gratos, pour le plaisir !) que le fait de passer 8 heures en compagnies de collègues désespérément stupides. Pour le moins… Comment dire… d’une débilité qui me donne envie de m’arracher les cheveux un par un en mangeant du foin (ça rime, notez !). Ce n’est pas facile à gérer. Quand j’ai commencé ce blog, j’étais au chômage (« Dieu du chômage, je te bénis, viens me prendre à nouveau dans tes bras… ») et j’avais suffisamment de ressource pécuniaire pour ne pas vivre dans la crainte de ne pas avoir de quoi payer mon loyer. (On appellera ces moments bénis : LIBERTE ! « Liberté comme je t’aime ! » - traduisez : « Chômage comme je te vénère ! »-).  Malheureusement… L’argent ne dure pas éternellement et mon vénéré sauveur non plus. (Mais je devrais pouvoir le faire ressusciter bientôt… Croisons nos 20 doigts.) Donc, j’en suis là (comme peut-être beaucoup d’entre vous) à passer plus d’une heure dans les transports en commun chaque matin pour faire un métier qui ne présente aucun intérêt (même un pas un micro-nano intérêt - « Mesdames, messieurs les physiciens, pardonnez-moi, je pense que l’unité de mesure que j’emploie n’existe pas » -) pour être sûre d’avoir un toit au-dessus de la tête et des pâtes dans mon placard. (Et c’est non négligeable !) Pour que ceci soit réalisable bien sûr, une certaine prise d’anxiolytique est de rigueur –de nécessité, dirons-nous- (Attention : « Les anxiolytiques rendent extrêmement dépendants, il faut les prendre avec parcimonie et surtout être suivi par un médecin qualifié. » –Ce message n’est pas sponsorisé par les laboratoires pharmaceutiques.)

Bref. L’autre soir, je dîne avec un ami qui m’est cher et qui est un TTTSE (c’est-à-dire que c’est un Très Très TOUS SEULS, c’est-à-dire qu’il a un QI qui ferait décoller une fusée et c’est pas facile tous les jours quoi !) Bref, nous passons une délicieuse soirée, je suis enfin à 100 % moi-même. On parle, on parle à demi-mot parce qu’on se comprend sans parler. Bref, c’est le bonheur. Et c’est là que ça m’a frappé, Paf ! En pleine tête ! Je me suis dit que si je ne prenais pas mes anxiolytiques religieusement tous les jours, j’arriverais au travail, je rentrerais dans mon bureau, je regarderais autour de moi et… Et je me dirais tout naturellement : « Mais qu’est-ce que je fais là moi ? » Puis je prendrais mes clics et mes clacs sans même leur dire  au-revoir. Je rentrerais chez moi, faire mes trucs à moi, à mon rythme à moi…Et ce serait merveilleux.

Mais au final je n’aurais plus de pâtes et plus de toit sur la tête.

En conclusion : les anxiolytiques ne sont pas une solution définitive mais ils peuvent aider  de façon TRANSITOIRE. N’oubliez jamais que le chômage est votre meilleur ami et que tout vient à point si on a un plan. Si vous traversez une sorte de désert intellectuel imposé par votre quotidien (parce que dès qu’on se met à réfléchir, le travail devient insupportable) mettez au point une stratégie. (Une stratégie pour vous retrouver au chômage.) Et après, trouvez un emploi qui vous plaise. Ça existe, c’est promis. Cherchez bien, prenez le temps, écoutez-vous. (Sinon vous pouvez toujours épouser un/une milliardaire. Pour ça, j’avoue que j’ai déconné !)

Si vous êtes un-e jeune lecteur-trice TSE et que vous faîtes actuellement vos études, je vous en prie : Allez aussi loin que possible, étudiez ce qui fait battre votre cœur et donnez-vous les moyens d’accéder à un métier épanouissant. Je sais que c’est contraignant, extrêmement contraignant et que la fac peut s’avérer d’un ennui mortel mais serrez les dents, faîtes l’amour pour vous détendre et passez un maximum de diplômes. Ouvrez-vous toutes les portes possibles, après vous n’aurez plus qu’à choisir et le chômage ne sera pas votre seule liberté. Je vous assure, c’est important.

Bon, ce fut court mais intense (enfin pour moi ce fut intense, pour vous… Je ne sais pas). En janvier, je devrais pouvoir rebrancher mon cerveau (en espérant qu’aucun de mes neurones n’ait grillé dans le four de la connerie) et dès que j’ai 5 heures devant moi, je vous écris un article pour de vrai qui parle d’amour, d’amitié et de l’équation qui fait tenir le tout pour être très épanoui dans sa vie et plus jamais tout seul.

Prenez-soin de vous.

Namaste

Ketrichen

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Gudule 10/06/2017 16:51

Bonjour Ketrichen, j'ai découvert ton site hier soir à point d'heure, alors que rageuse et désespérée je tapais quelque chose comme "site de rencontre pour esprits arborescents" sur google, n'en pouvant plus de me heurter encore et encore et encore (la fille qui apprend vite) au même mur de la (pour user de ton expression(?) que j'adore) de la toulemonditude. En bonne Gudule je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'un TLM est, reste, et restera un TLM ... peut-être un jour oserai-je conter mes péripéties pathétiques, mais pour l'heure je voulais juste te remercier par écrit (oui parce que depuis hier soir je t'envoies des "merci" bras ouverts dans l'hyper espace, mais peut être que tu les captes mal). Merci pour ta démarche, ta franchise, ton humour, ton auto-dérision, ta "science", ta "présence" ... mon esprit qui se noyait reprend de petites bouffées d'oxygène, et c'est si délicieux que comme Caroline, je n'ose tout lire d'une traite, de crainte d'épuiser le stock. Je voudrais aussi te dire quelque chose de beau et tendre au vu des difficultés que tu traverses, mais je me sens un peu limitée par les mots et les circonstances, je t'envoies juste de l'empathie et de l'amour inconditionnel. Merci pour le soleil et les coquelicots, c'est beau et régénérant :)

Ketrichen 03/07/2017 14:34

Oh Gudule!!! Mais MERCIIIIIIIIIIIIIIIIII!!! Oh... Tu ne peux pas savoir comme ça fait du bien de recevoir tous ces coquelicots et tous ces soleils!! Merci merci (et tu as eu bien raison de les écrire parce qu'en ce moment, mon réseau de connexion universel est HS.) Bisou sur le nez. Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Ar30 14/03/2017 13:28

Bonjour,
Un truc dingue m'est arrivé à 63 balais je découvre par hasard que je suis hp, des décennies à penser que je ne suis pas très intelligent, que les "autres" ne me comprennent jamais, d'avoir une vie de solitude à l'interieur de ma tête, de ne pas comprendre pourquoi j'etais le seul à penser toujours autrement, d'avoir envie d'aider les autres mais de toujours être rejeté, de m'ennuyer à mourrir dans des reunions de travail et ne pas comprendre pourquoi ils tournent autour du pot sans aller droit au but durant des heures.
Après avoir fait cette decouverte (hp je suis parmi vous ) je me suis laissé aller à en faire part à quelques personnes que je croyais ouvertes et intelligents Oups je suis très vite revenu dans mon monde de tout seul, pour échapper aux remarques du style : tu peux suivre combien de conversations en même temps,?ou bien la dernière hp comme hopital psychiatrique....).
Le côté positif c'est que je ne suis plus seul sur ma planète comme je l'ai cru durant des dizaines d'années.
Je suis d'accord avec Ketrichen il FAUT faire des études le plus loin possible qui vont permettre de faire ce qui va permettre de s'épanouir, et de gagner du fric et oui c'est important aussi (la monnaie ayant remplacé le troc depuis pas malde temps).
Pour eviter de vous en mordre les doigts jusqu'au coude comme moi d'avoir l'impression quevotre vie professionnelle à été ratée une fois arrivé à la retraite ( un jour ça arrive).
Vous allez vite comprendre ce qu'il ne faut pas faire avec ce qui suit un très court résumé de ma vie professionnelle.
Tout d'abord j'ai arrêté l'ecole en 3ieme après lebepc (je m'emerdais trop a l'école) et mon père m'a dit très bien mon garçon va travailler me voilà parti dans le monde du travail , heureusement pour moi à cette époque il y avait plein de boulot.
Mon premier taf manutentionnaire chez carrefour, ensuite ajusteur mécanicien (formation pour adultes).
Manutentionnaire
chef comptable ( reprise des etudes par correspondance vers 30 ans). COmptable ? moi si bordélique.
Photographe tireur filtreur.
Commercial, chef des ventes.
Chef d'entreprise .
En freelance, audit et formateur en techniques de ventes.
Directeur commercial...
J'en oublie certainement.
Moi qui voulais être dessinateur publicitaire, a l,ecole je passais mon temps a faire des bd à dessiner toutcequime passait par la tête au grand désespoir de mes parents (mon fils y apas de débouché la dedans, tusera ouvrier, j'exagère à peine) et de mes profs.
Voilà les gens seuls ne faites pas comme moi.
Biss à tout le monde.
PS : je n'ai pas envie de relire il doit certainement y avoir des fautes...

Ketrichen 02/07/2017 14:04

Merci pour ton témoignage! (Allez les petits jeunes, faîtes des études et donnez vous toutes les cartes en main possible pour être épanouis dans votre travail!!) Du coup, on est d'accord sur l'essentiel? Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

aurelia 21/02/2017 12:19

Bonjour Ketrichen

Je poursuis la lecture de tes savoureux articles et je me fais du bien ainsi. Merci beaucoup!
.....et bonne idee celle d'un "club de rencontres" entre TSE!

Aurelia

Ketrichen 02/07/2017 14:00

Re-coucou! Décidément, tu es la troisième personne à me dire ça. Bon, il va peut-être falloir faire quelque chose dans ce sens...

Flo Le Panda 05/01/2017 09:50

Bonjour
Je découvre, je visite
J'aime bien
bisou sur le nez

Flo'

Ketrichen 02/07/2017 13:48

Oh merci!!! :o) Bisous sur le nez aussi!!! Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Carlote 13/12/2016 16:08

hahahahahahahahahahahah merci, j'ai presque fait pipi dans ma culotte. ce serait pas génétique notre pb? Parce qu'on se ressemble vachement qd même bordel.

Ketrichen 02/07/2017 13:38

Salut Carlote!!! Tant d'enthousiasme, ça fait du bien!!! Bisous! Ketrichen.

xavier 18/11/2016 07:53

bonjour. j'ai pas encore tout lu mais "tiens ça vous dirais un club de rencontre" je réagis direct OUI là je sens que si je ne fais pas l'effort, CET effort là, la fin de l'agonie se rapprochera grand pas. Oui ça fait du bien de lire les mots zebrés. énormément du bien.

Ketrichen 02/07/2017 13:36

Salut Xavier! Merci !!!! :o) Oui alors un site de rencontres amicales et amoureuses est en réflexion mais on a toujours le problème du budget, du besoin d'un informaticien pour gérer tout ça... Ce n'est pas simple mais on planche dessus! Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Caroline 09/11/2016 21:44

Bonjour Ketrichen,
J'ai découvert ton blog, il y a peu de temps et je lis tes articles avec bonheur... je ne les ai pas encore tous lus car, c'est tellement rare de trouver quelque chose qui me fait du bien, que je les lis en les dégustant, un par un, comme des chocolats de Noël. ;-)
Toutefois, ton article me fait réagir et je voulais te faire partager mon expérience.
Je me suis intéressée au monde de la douance en 2012, complètement par hasard. A cette époque tout allait mal dans ma vie, boulot, amour, amis… et, comme je fais souvent, je cherchais une solution dans une librairie (les livres sont mes amis :-) ). Je suis alors tombée par hasard sur le livre de Jeanne Siaud-Facchin, Trop intelligent pour être heureux ?, qui semblait répondre à mes problèmes du moment car tout le monde me disait que je réfléchissais trop et que j’avais tout pour être heureuse… Je l’ai ramené chez moi, je l’ai parcouru, l’ai trouvé super et ensuite, j’ai lu le sous-titre « l’adulte surdoué »… Et là, je me suis dit que je m’étais trompée de livre, que ce n'était pas pour moi, et je l’ai ramené à la librairie… pour venir le reprendre deux semaines plus tard. Bref, tout n’est pas réglé pour moi par rapport à la douance.
Pourtant, en 2012, j’ai tout envoyé balader, j’ai démissionné, je me suis séparée de mon compagnon. J’ai trouvé un travail dans la fonction publique territoriale. Ma responsable et mon chef de service étaient très froids mais ils avaient tous les deux de grandes idées. J’étais dans un domaine qui me passionne (l’orientation professionnelle) et mes collègues étaient triés sur le volet. J’ai travaillé pendant 4 ans avec des difficultés, le manque de chaleur humaine de mes chefs étaient difficiles à vivre pour moi, mais avec ferveur car rien n’était impossible. Les groupes de travail avançaient vite, nous avions toujours une idée d’avance sur tout le monde, nous pouvions nous organiser comme nous voulions, nous étions gavées de formations sur des thèmes qui nous intéressaient dispensées par des spécialistes… Je n’ai pas pensé à la douance pendant 4 ans. Aujourd’hui, avec les changements politiques, ce service a éclaté, les gens ont changé de poste, tout a disparu et j’ai décidé de ne pas renouveler mon contrat.
J’ai repris une formation (Master II) avant de retrouver un travail et tout mon questionnement d’avant est revenu. Quand je m’exprime, ce que je dis me semble pourtant sensé mais mes collègues de formation ne comprennent pas et personne n’est d’accord avec moi. Les contenus des cours m’ennuient et me semblent évident. Les conversations ne m’intéressent pas.
En résumé, si je te raconte tout ça, c’est pour te livrer le fruit de ma réflexion par rapport au monde professionnel ;-)
Ma première idée, c’est qu’il y a des « nids » de Tout Seuls comme tu dis ou de surdoués. Je pense que le service où je suis tombée en était un… et que donc, on doit pouvoir les trouver en cherchant bien :-).
Ensuite, je pense qu’il y a des domaines où l’on se sent mieux que d’autres. Je pense que pour le surdoué, ce qu’il fait doit avoir un SENS et « travailler pour gagner de l’argent » n’est pas suffisant ;-) Personnellement, j’explore le domaine des associations où l’on travaille pour « l’utilité sociale » du projet associatif mais je pense que l’enseignement et la recherche, la culture, l’art, le médical, la psychologie… sont des domaines riches de SENS. (Attention, ce n’est pas le pays des bisounours non plus, je dis juste que c’est plus facile de travailler pour « l’intérêt général » ou « l’accès à la culture pour tous » que de vendre des aspirateurs sans sac ;-) )
Enfin, je pense que pour trouver un équilibre, il est difficile de se consacrer à une seule activité, il faut mixer ! Déjà, ça nous fait prendre l’air, on ne se retrouve pas avec les mêmes personnes tout le temps et on se sent moins prisonnier du quotidien. Pour mon cas personnel, je fais partie d’une association, j’y consacre deux heures par semaine et ça me fait un bien fou car j’ai choisi mon activité (ingénierie de projet) et je m’éclate sur un thème qui me plait. J’aimerais également avoir une activité professionnelle en plus, une fois que j’aurais retrouvé du boulot comme donner des cours à la fac, histoire de leur montrer ce que, moi, je trouve un contenu de cours intéressant ;-)
Ton blog me fait du bien et je me suis reconnue dans ton post. Et c’est très humblement que je te livre mes pistes de réflexions.
Je pense que ce serait intéressant d’avoir des témoignages positifs de personnes qui ont trouvé leur place professionnellement malgré leur différence pour nous inspirer ;-)
Bien à toi.
Caroline

Ketrichen 02/07/2017 13:27

Bonjour Caroline (mes excuses pour cette si TARDIVE réponse). Je te remercie pour ton témoignage et je te rejoins sur bcp de points (trouver un travail qui a du sens, un nid de TSE, ne pas être comprise par ses collègues en formation etc.) J'aimerais vraiment faire quelque chose en ce qui concerne la question du travail des TSE. Je vais peut-être lancer un sondage sur la question. J'espère que tu as avancé positivement de ton côté. Au plaisir. Namasté. Ketrichen

dompsure 05/11/2016 17:57

Chère Ketrichen,
Je lis régulièrement (quand ils sortent) vos articles.
Merci bien de ce bon dernier papier, bien vu. C’est tout à fait cela … toutefois je rencontre des « précoces » heureux même s’ils restent quelque part en souffrance. Le plus dur est de leur faire accepter leur douance. C’est souvent de la haute voltige !
Juste une précision : la différence entre les précoces et les surdoués est que seuls les 1er sont envahis par leurs émotions et affects ! Dans mon boulot, j’en vois nombreux et pour moi, la différence est flagrante.
Enfin, vous le critiquez mais à mon avis, sarkozy est un précoce ! Ce qui ne l’empêche pas d’être par moment horripilant.
Encore merci et Très bon Week end

Patrice de Dompsure

Ketrichen 02/07/2017 13:15

Bonjour (hyper tardif... A ce niveau là, on ne compte plus!) Patrice! Heureusement qu'il y a des surdoués heureux et oui on peut l'être profondément! Par contre, de tout ce que j'ai lu et de toutes les discussions que j'ai eu avec plusieurs psys spécialisés, il n'a jamais été fait mention d'une différence quelconque entre précoce et surdoué et haut potentiel etc. C'est la même chose avec des personnalités et des structures de personnalités différentes. Namasté. Ketrichen.

Ketrichen 04/11/2016 14:53

Salut Alexis !
Quel enthousiasme ! Merci beaucoup pour ce commentaire si spontané et si agréable. Bienvenue à toi sur ce blog. Des solutionnettes ? En ai-je ? Probablement quelques-unes petites. Peux-tu me faire un mail dans « contact» sur le blog ou à mon adresse : ketrichen@manuel-de-survie-pour-zebres.com afin que je puisse te répondre en privé ? Merci. Très belle journée à toi.

Alexis 03/11/2016 21:49

Salut,

Je viens de tomber sur ton article tout à fait par hasard (merci facebook..) et ... les bras m'en tombent.
C'est criant de vérité, il y'a une vraie résonance en moi dans ce que tu dis.
Pour te décrire très succinctement la situation, je n'ai pas poursuivi mes études et je me retrouve à vingt trois ans à supporter des collègues debiles dans un travail qui ne me plaît pas, mais alors pas mais PAS du tout.
Je pense au chômage depuis plusieurs mois et réfléchis à un plan effectivement (quand je te dis que c'est criant de vérité).

J'ai trouvé une voie qui n'est pas la plus simple, je sais que c'est ce qui me fais vibrer mais je n'ai aucune certitude de si je pourrais en faire mon métier ou pas. (J'adore écrire des nouvelles et je me lance dans un roman)

Pour résumer : c'est la merde :)

Donc :

1) merci (de ton article)
2) as tu une solution, ou à défaut une ébauche de solution? Une solutionnette ? Un début de solutionnette ? ;)
3) j'adore ton style d'écriture, c'est profond tout en ayant beaucoup d'humour et c'est très agréable à lire.

J'espère que tu pourras me répondre :)

Bien à toi,
Alexis