Construire des amitiés pérennes

Publié le par Ketrichen

Construire des amitiés pérennes

Bonjour, bonsoir à tous mes chères lectrices-teurs ou lecteurs-trices,

J’espère que vous vous portez bien et que votre rentrée s’est bien passée (c’est la formulation d’usage, je crois). Je souhaite que vous ayez retrouvé : pulls, édredons, couvertures en bon état et non dévorés par les mites. Vous aussi, vous avez aimé l’expérience : « On perd 18 degrés en 24 heures ! » ??? Hummmm… Formidable, n’est-il pas ? Un pur concentré de bonheur ! Le climat, quel petit chenapan ! (Je suis ironique, sarcastique même, je le précise pour les abonnés du 1er degré, comme moi.)

Mais nous ne sommes pas là pour parler du dérèglement climatique, de l’écologie, des inondations au Bangladesh, du trumpisme, des fanatiques, de politique, des tiques et d’éthique. Non, non, nous sommes là, ici ce soir pour aborder un sujet aussi épineux et doux qu’un bouquet de roses : l’amitié. (Oui parce que j’ai écrit cet article hier soir mais comme j’avais 38.5 de fièvre, j’ai attendu ce matin pour le publier histoire de vérifier au moins les fautes d’orthographe…)

[J’en profite pour ouvrir une parenthèse –vous savez combien j’aime les parenthèses- pour m’excusez auprès des TSE ou probablement TSE qui me contactent (par écrit, en privé) pour me demander de l’aide ou me poser des questions sur qu’ils vivent ou ce qu’ils découvrent, soit : leur douance.

Je suis toujours extrêmement désemparée face à vos demandes : D’abord parce que je suis moi-même une petite TSE hyper sensible aux épaules pas toujours assez larges pour entendre combien vous souffrez. (Ca me fait de la peine……………….Une peine immense……) Ensuite parce qu’autant j’adore rencontrer des gens, discuter et décortiquer des tas de sujets fascinants pendant des heures (parce que c’est vraiment bon la stimulation intellectuelle !! Miam !) autant je suis absolument phobique à l’idée d’installer une relation : analysant / analysé soit : psy (bénévole) / patient parce que je l’ai fait pendant des années et des années et que ce n’est bon ni pour moi ni pour celle ou celui que je conseille. Parce que je ne suis pas psychologue ! Je n’ai AUCUNE LEGITIMITE  pour vous conseiller quoi que ce soit. J’ai juste un peu d’expérience, l’expérience de ma vie personnelle, de mes rencontres, de mes lectures, comme vous finalement. Le but premier de mes posts est de vous donner ou redonner le sourire et de vous dire que vous n’être PAS TOUS SEULS (parce que c’est vraiment important.) C’est TOUT. Disons surtout que c’est la seule chose pour laquelle je suis qualifiée et légitime. Je n’ai pas de master 2 en psychologie. Donc, je vous réponds cahin caha, quand vous me demandez des conseils. J’ai toujours peur d’être froide ou distante. Je ne sais pas comment vous dire : « Je ne peux pas t’aider mais tu peux lire ce livre ou celui-là pour t’éclairer. » Dès fois aussi, je n’ai pas le temps. Pas le temps dans ma tête surtout, parce que c’est souvent un grand chambardement ou pas le temps dans ma vie, parce que je travaille et qu’EN PLUS j’ai trois trucs prévus dans la semaine, ce qui représente un considérable immense effort qui me vide de toutes possibilités potentielles de contact humain avec un ou une inconnue. Alors, voilà, je présente mes excuses à toutes les personnes que je ne peux pas aider. Je sais (vraiment JE SAIS - même si ça commence à dater pour moi -) à quel point ça peut être difficile ou compliqué ou perturbant de se découvrir surdoué, à quel point on peut avoir besoin de réponses à ces questions qui se mettent à tourner et à tourner dans notre tête et à nous assaillir de tous côtés sans nous laisser de répit. JE COMPRENDS. Je ne saurais compter les heures que j’ai passé avec mes amies à analyser nos façons de fonctionner pour comprendre factuellement ce qui nous différenciait des autres et comment se positionner etc. Je l’ai fait, je suis passée par là, j’en ai eu besoin, je comprends. Je sais aussi qu’en France, il y a malheureusement trop peu de spécialistes sur cette question, c’est pourquoi je vous encourage vivement à vous tourner vers les livres, qui sont nos amis. Ce que je peux vous proposer moi, c’est d’échanger d’égal à égal en toute amitié. Je ne pourrais pas vous aider mais peut-être pourrait-on devenir des amis ? On en parle : MAINTENANT] –ceci est la fermeture de la parenthèse.

Alors oui, moi, je suis une petite marrante comme ça, je vous dis : « Devenons des amis ! » Mais bien sûr ! Et la marmotte, elle met le chocolat… (Cette citation fort connue est extraite d’une publicité de l’année 1998 -oui mon humour fout la trouille et commence à rouiller, je sais !!-) Oui, donc devenons amis, devenons amis… Ou pas ! Et c’est bien là tout le problème, l’origine absolue de la question. Et ça marche dans les deux sens. Ne vous imaginez surtout pas que j’ai le pouvoir de décider si nous serons amis ou pas. Non, ce n’est pas parce que j’ai un blog que je suis la toute puissante décidrice (je suis bien consciente que ce mot n’existe pas, mais il est marrant non ?) de l’absence ou de la présence d’une relation entre nous. NON !! Non non non ! Vous avez-vous aussi l’absolue possibilité de me contacter et de vous dire ensuite : « J’aime bien ses articles, mais qu’est-ce qu’elle est conne en privé ! » Et puis d’enchaîner avec cette fameuse expression: « My F*%&.°% God !» (Parce qu’il vous arrive d’être vulgaire quand vous êtes déçus !)  Et oui, c’est le jeu et la grande roue de la vie.

Je me le dis aussi pour moi-même parce que j’ai contacté en privé au moins deux personnes « un peu connues » qui tenaient des blogs et quand je me suis présentée à elles - en privé donc - je crois que j’ai dit un truc du genre : « Salut, euhh.. Ce que tu as dit là « citation » je suis fan. Merci pour tout. Au fait, j’ai un blog, si ça t’intéresse. Mais je ne veux pas te déranger, bonne journée à toi et merci d’exister. Merci Merci. » Donc en gros, je ne sais pas du tout ce qu’elles ont pu comprendre de mon message (peut-être : « Je viens faire de la pub pour mon blog, diffuse stp ») ce qui est sûr c’est qu’elles ne m’ont jamais répondu. Ca c’était la version : « Je me sens toute petite et minable devant toi. Du coup, je dis n’importe quoi et je te mets un lien vers mon blog en suppliant les petits lutins de la forêt de faire en sorte que ça t’intéresse suffisamment pour que tu me recontactes. » « Hum hum » ( Ceci est une onomatopée représentant un raclement de gorge) Ne faîtes pas comme moi. Ne faîtes pas ça, c’est STUPIDE ! Si vous contactez quelqu’un, soyez clair car s’il ne comprend pas où vous voulez en venir, il y a des très fortes chances qu’il vous réponde pas ou qu’il réponde à côté.

Si je l’avais faîte en version sûre de moi ça aurait pu donner : « Ecoute meuf, franchement, j’ai grave kiffé ce que t’écrit, je pense que toi et moi, on aurait des trucs à se raconter, ça te dit qu’on se gmail? » Et vous reconnaîtrez que ce n’est pas hyper vendeur. « Hum hum » (Ceci est le deuxième raclement de gorge de cet article.) Ne faîtes pas ça non plus. Alors j’aurais plutôt pu écrire un truc comme ça : « Je trouve très intéressant ce que tu dis et écris. Je suis une TSE. J’ai terriblement besoin de communiquer sur des sujets qui me passionnent. Je pense que je pourrais t’enrichir intellectuellement comme toi tu pourrais m’enrichir également, est-ce que tu veux bien qu’on essaye d’être amies ? » Voilà ce que ça aurait donné si je l’avais fait, comme ça, juste avec mon cœur.

C’est toujours extrêmement compliqué. Et pourtant c’est ce qu’on peut observer chez les enfants en primaire (qui ont le mode de communication le plus simple au monde)  cette simple phrase : « Tu veux bien qu’on soit copine ? » « Oui » ou « Non » et c’est bouclé !  

Alors peut-être que vous pensez que je m’éloigne de mon sujet de départ et (pour une fois -soulignons-le, je vous prie, c’est rare ! -) et bien non, je ne m’en éloigne pas du tout, je vous en parle en fait depuis le début. Je parle bien sûr de trouver des amis à mettre dans le cercle 1 (il faut passer par le cercle 3 puis le 2 AVANT : voir l’article là).

Plus le temps passe, plus je trouve que les relations entre TOUS SEULS sont les plus difficiles à mettre en place. Avant, j’avais cette douce illusion qu’il me suffisait de trouver des TSE pour avoir des amis. Je me suis rendue compte assez rapidement (allez faire un tour sur un forum de zèbres et ce sera tout à coup évident) qu’en fait, être TSE ensemble, ne garantit ni compréhension, ni écoute, ni harmonie d’aucune sorte. Alors, je me suis dit que ce qui comptait c’était les valeurs communes (plutôt anti-capitaliste, humaniste, fleuriste ect…) et là encore… Je me suis rendue compte… Et bien que non plus ! Ce ne sont pas les valeurs communes qui garantissent l’amitié (même si quand même c’est plutôt un bon début !) Alors j’avance, j’avance comme une tortue Luth –c’est tellement beau- tenez je vous mets une photo pour vous détendre… C’est beau hein ? C’est la plus grande des tortues marines et elle peut peser jusqu’à 700 kg.

Construire des amitiés pérennes

Bien reprenons : Comme c’est en analysant ses erreurs qu’on construit des maisons écolos, voilà ce que j’ai pu lister de ce qu’il ne faut pas faire en amitié.

1) Etre le psy de l’autre. Alors, ça, c’est le cassage de gueule absolu. Je ne dis pas que la relation n’est pas agréable pendant un temps. C’est très valorisant pour l’ego d’être au centre de la vie de l’autre, dès qu’une oreille lui gratte. Cela garantit aussi un niveau d’intimité important qui promet certains bon fous-rire, des gros câlins en cas de désespoir et cette merveilleuse impression de « l’union fait la force. » MAIS (parce qu’il y a toujours un mais) soit vous allez finir par vous lasser que la relation n’aille que dans un sens – souvent l’un soigne plus l’autre et souvent, c’est vous !- soit vous allez finir par vous faire jeter quand la personne ira mieux. Ben oui, parce qu’une fois qu’elle a compris ce que c’est d’être une TSE, ce qu’elle aime, que c’est une personne de grande valeur (comme vous n’avez cessez de lui répéter) et bien…. Et bien elle n’a plus grand-chose à vous dire puisqu’elle n’a plus rien à vous demander. Il faut dire aussi que le fait de vous voir lui rappelle de mauvais souvenirs (quand elle allait mal) et que maintenant qu’elle va bien, elle aimerait mieux vous ranger derrière, dans sa vie passée quoi. Voilà, voilà. Ai-je besoin de vous faire un dessin ?

2) Etre plus intelligent que l’autre –trop intelligent-. Alors là c’est compliqué parce qu’on ne décide pas d’être plus intelligent ou moins intelligent que Simone ou Raymonde. (Toute analogie avec des personnes existantes ou ayant existées seraient fortuites –ce qui est logique puisque c’est quand même rare des prénoms aussi pourris à nos âges-) Entendons bien qu’ici je parle d’ami intime (cercle 1) avec un ou une TSE et je ne parle pas ici des TLM –car sinon ma proposition de base serait totalement illogique -ce qui étonneraient énormément de ma part mes amis les kangourous mexicains.- Résumons donc. Il faut être attentif à avoir un niveau d’intelligence à peu près similaire (une sorte de corolaire intellectuel). Cela ne signifie PAS DU TOUT que vous devez demander aux gens un extrait de leurs tests de QI avant de communiquer avec eux. N’oubliez pas que le QI est une « valeur intelligence » totalement relative et fiez-vous plutôt à ce que vous pouvez observer de l’autre et ressentir comme harmonie dans la communication avec lui. (Il ne s’agit pas de faire de la ségrégation par le QI - Si quelqu’un interprète cette phrase de cette façon, ça va saigner Nom de Zeus !!!!-) Pourquoi est-ce que je vous dis ça ? Toujours pour des raisons de lucidité et de pérennité de la relation. Vos demandes, vos exigences de cohérence, vos raisonnements sont à la mesure de votre fonctionnement cognitif et émotionnel, si vous êtes trop « décalé » avec votre ami, au bout de plusieurs années, le dit ami -adoré, chéri entre tous, votre famille à vous- vous assènera brutalement : « J’en ai ras le bol de m’adapter à toi, tu es trop exigent, tu me poses trop de questions, j’en ai marre de tout analyser en permanence, tu me bouffes mon énergie et ma vie et je veux pouvoir redevenir moi-même. Alors dégage de ma vie. » Voilà. « Hum hum » (Ceci est le troisième raclement de gorge de cet article.) Je dirais qu’arriver à ce type de situation n’est pas agréable (ni pour l’un ni pour l’autre –notons-). Qu’il est clair que votre « ami » s’est adapté à vous, sans vous le dire (et peut-être même sans s’en rendre compte lui-même) et que finalement, il ne le supporte plus. Ainsi donc, vous avez construit une relation basée sur le mensonge suivant : « On se comprend. On a les mêmes niveaux d’exigence et de besoins intellectuels. » Et en fait : pas du tout, sauf qu’il avait omis de vous le dire et que vous vous avez omis de vérifier. Ce qui nous emmène automatiquement au numéro 3 des erreurs à ne pas faire.

3) Ne pas être clairs sur ce que la relation va apporter à l’un et à l’autre. (Cette proposition est valable pour le cercle 1 (amis intimes) et le cercle 2 (amis un peu proches mais pas trop) Et c’est pour cette raison qu’on peut tout à fait être ami avec un TLM ou avec quelqu’un de plus intelligent que nous. C’est tout à fait possible tant que les choses sont claires, notifiées, dîtes, explicitées et comprises, tant que les limites de ce que nous apporte l’autre sont définies des deux côtés. Je sais par exemple d’expérience que les gens plus intelligents que moi seront moins réguliers (que moi) dans leur présence et qu’il peut être agaçant pour eux de m’expliquer certaines choses qui leur paraissent évidentes. (C’est une expérience étonnante de se retrouver dans la peau d’un TLM dans ces cas là…) A nous de décider si on accepte ou non les termes de ce contrat et à eux de faire de même. L’idéal étant de savoir ce que l’on veut partager et ce dont on a besoin. Stimulation intellectuelle ? Présence affective ? Quelqu’un pour faire de longues promenades ? Pour regarder des films ? Pour rigoler ? Apprendre à danser ? Ou juste parler, s’enrichir, se comprendre et découvrir d’autres mondes que le nôtre. Certaines personnes vivent très bien toute seule et même quelques fois, ne supportent pas la proximité ou la régularité. D’autres personnes au contraire, ont besoin de passer beaucoup de temps avec l’autre. Quel que soit le cas dans lequel vous êtes il est important de savoir ce que vous construisez et surtout d’être d’accord pour construire la même chose. Et c’est là que ça se complique sacrément… (mais quand on y arrive c’est vraiment génial !!)

Ce qui est recommandé :

Construire des ponts, des passerelles entre les mondes :

Les TSE que je connais, que j’ai rencontré sont tous extrêmement différents les uns des autres. Ils sont une planète à eux tous seuls. Vraiment. Ils ont leur mode de pensée, leurs langages, leurs références, leurs passions. C’est pourquoi c’est une terrible erreur de penser qu’il suffit d’être TSE pour se comprendre. Je trouve qu’au contraire, cela demande encore plus d’efforts. Je dirais que pour chaque TSE il y a des implicites qui lui sont propres avec des références qui lui sont personnelles. Il peut fonctionner complètement dans l’émotion ou complètement dans le rationnel, il peut être passionné de papillons ou détester ça, il n’y a pas de règles. (De mon expérience, je ne saurais que trop marteler que je ne suis pas psy et que je suis seulement subjective !!) La seule chose je pense, sur laquelle nous pouvons nous appuyer c’est notre capacité à communiquer nos besoins et nos souhaits. Construire une amitié avec un autre TSE c’est accepter d’expliquer qui on est, comment on fonctionne et quelques fois –si nécessaire- pourquoi on fonctionne comme ça. C’est accepter d’être parfois blessé par l’autre ou ses propos et prendre le temps de lui dire, de lui expliquer pourquoi et d’écouter les raisons qui l’ont motivé. Lui laisser la possibilité de s’ajuster à vous dans sa façon de communiquer et vice versa. Pour ça il faut que la personne en face de vous soit honnête avec elle-même puis honnête avec vous. (Attention aux manipulateurs !! Protégez-vous : LISEZ, repérez puis fuyez !!) Il faut aussi que vous soyez honnêtes avec vous-mêmes et avec l’autre. C’est pour cette raison qu’il me paraitrait tellement plus simple de demander à quelqu’un : « Est-ce que tu veux bien être mon ami ? –Essayer en tous cas -» Mais on ne dit plus cette phrase une fois passé nos dix ans (ce qui ne m’arrange pas du tout dans ce cas précis.) Alors, on est obligé de prendre le temps d’observer l’autre, d’être dans l’implicite pour voir si oui ou non, on peut construire une relation intéressante. Une fois que la confiance est là, je pense qu’il est possible de discuter de ce qu’on souhaite partager. Il faut aussi observer l’autre et bien se connaître soi-même. Pour illustrer mon propos je prendrais l’exemple de Sheldon Cooper (qui est un personnage de fiction, je vous le rappelle mais qu’on remercie quand même énormément pour 1. Nous avoir tant fait rire 2. Nous permettre d’illustrer nos propos par des exemples. Merci donc.) Sheldon qui fait signer des contrats dès qu’il rentre en relation avec quelqu’un. Je dois bien reconnaître que j’adorerais pouvoir faire la même chose parce que tout est clair, qu’il ne peut pas y avoir de malentendu et que si besoin, on peut toujours relire ce qui a été décidé ensemble. Bien entendu, Sheldon écrit ses propres contrats tous seuls et à son propre bénéfice. Ce n’est pas l’idée. L’idée c’est qu’une relation s’écrit et se choisit à deux (pour le bénéfice des deux parties) qu’elle est également amenée à évoluer et qu’on ne doit rien exiger ou prendre de force à l’autre.

Finalement, je me dis que je vais vous faire peur avec mon histoire de contrat. ?? Il n’est pas question de millimètrer votre vie mais simplement de prendre le temps de communiquer avec l’autre et choisir ensemble ce que vous voulez vivre et partager.

Je suis bien consciente que c’est une chose qui est assez tabou, surtout en amitié. Je suis bien consciente que tout le monde me dira : « Are you kidding me ? It’s a joke ??? » On me dira également : « Mais l’amitié, c’est spontané, l’amitié c’est une rencontre. C’est un moment où on se reconnait dans l’autre et il nous fait rire et on se sent proche et on ne sait pas pourquoi mais ça nous élève spirituellement. » Et moi je vous dirais : « Certes. Mais ça ne durera pas. Car l’amitié est une équation aussi surement que l’amour en est-une. »

Allez, je vous laisse sur cette horripilante phrase et j’espère que si vous êtes ou n’êtes pas d’accord avec moi, cet article vous permettra d’en discuter avec vos amis et peut-être qu’après, vous vous comprendrez mieux les uns les autres.

Prenez bien soin de vous, un bisou sur le nez pour ceux qui sont tristes et je vous souhaite de très belles amitiés.

Namasté.

Ketrichen.

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Madame Gnou 13/09/2017 19:24

Ah, l'amitié... Mon roc, ma perte!
Merci pour cet article encore une fois bien marrant en plus d'être riche.
Je pourrais (j'ai commencé, effacé, recommencé, me suis lassée - et surtout si tu avais envie de lire ma vie, tu irais acheter mes mémoires pas encore parues) écrire trois pages sur le sujet dans le contexte de ma vie.
Mais du coup je reviendrai faire un tour par ici pour lire un peu plus et échanger quand j'aurai un peu plus la ouache (j'ai lu que tu allais en Bretagne, voilà, bim une référence, oui je vieillis aussi). En attendant as-tu quelque recommandation de lecture/visionnage (court si possible, je suis débordée) pour repérer efficacement les manipulateurs? Ayant été enfantée par une manipulatrice, je suis aussi passée par ça en amitié (ca pique! Aucune nouvelle amitié depuis, tiens donc) et ma confiance en l'autre et en mon jugement en ont pris un sacré coup, même si j'ai beaucoup évolué dans le bon sens depuis.
Merci!

Take care x

zèbre masqué 04/09/2017 20:04

C'est frais, rigolo...j'ai très peu d'ami-es, je pourrais leur donner un rein...♫non rein de rein ♫
on n'entre pas comme ça dans mon cercle..mais une fois les douze portes ouvertes, ou bleus je ss d'une fidélité sans faille, certes je ss Z mais aussi breton ...ce qui complique légèrement les exigences ;-)
Le zèbre masqué

Ketrichen 05/09/2017 22:30

Salut Zèbre masqué! C'est toi? C'est toi LE zèbre masqué du blog? (Non parce que c'est un excellent blog!) Je suis super flattée!!! -je rougis- MERCI! (Een plus je t'avais en lien sur mon blog et mes liens ont sauté et je ne t'ai pas remis -j'ai juste zappé- alors, j'ai trop honte, mais je vais te remettre très vite.) Sinon, je note que tu donnes un rein quand on te connait bien (c'est toujours une info bonne à prendre ;o)) et puis comme on a pour projet de s'installer en Bretagne... Bon, je ne sais pas si tu voudras devenir mon ami (et puis 12 portes.... Faut voir à pas se les prendre dans le nez -ça fait mal-) mais peut-être accepteras-tu de me conseiller sur ta région? Au plaisir en tous cas. Bisous. :o) Ketrichen