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Manuel de survie pour zèbres

Anecdotes et petits conseils à l'usage des surdoués, hauts potentiels et autres zèbres en milieu hostile

Les surdoués sont-ils supérieurs ?

Les surdoués sont-ils supérieurs ?

(Introduction superfétatoire : Je n’aime pas ce titre. Ce titre est complètement pourri. Le problème c'est que d'un point de vue marketing, il fonctionne et l'équipe du MDSPZEMH m'a exhortée à l'utiliser. -Les traîtres- Ben oui, parce que ça va donner ça : Possibilité n°1: « Quoi ? Elle dit que les surdoués sont supérieurs ? Non mais j’ai trop envie de m’exprimer sur ce sujet palpitant ! Ils vont en prendre plein la tête, je vais me défouler. » Possibilité n°2: « Mais non, n’importe quoi ! C’est qui cette meuf ? Il faut que je lise et que je commente. »

Qui veut commenter, clique. Polémique = Clic (et tristation de moi). Mais mon oreille a fait un bide, alors j’essaye autre chose…)

 

Bien le bonjour à vous qui êtes un autre moi et un autre que moi. (Oui, en ce moment, je me replonge dans des cours de philo poussiéreux…)

Bien le bonjour à vous, sous la canicule, le stress pré-congé, la folie post-foot et l’augmentation du bruit. (Car qui dit fenêtres ouvertes dit : « Apprends à connaître phoniquement tes voisins. » YOUPIYOU !! La proximité, c’est si sympa !!) Bien le bonjour à vous donc, j’espère que vous vous portez bien.

Je voulais aborder un sujet important : la supériorité.

Nous sommes nombreux à avoir refusé tout net l’idée même d’une douance (avant d’être testés), tel que : « Moi, surdoué, mais t’es malaaaaaade !!!!!!!!!!!!!!!!!!! » parce que cela sous-entendait que nous étions supérieurs, très supérieurs aux autres (qui sont moi et des autres que moi). Or, d’une part, nous nous sentions beaucoup trop inférieurs pour envisager une élévation quelconque et d’autre part, éthiquement, être supérieur ou se sentir supérieur, c’est pas vraiment joli joli, ça fricotte sec avec la justification des génocides et nous sommes contre ces pratiques, clairement, nettement et sans négociation possible. Du coup, la notion de supériorité est bien compliquée à traiter. Malheureusement, on est obligé de s’y confronter et de se positionner face à elle. Eh oui, parce qu’en 2018, en France, quand vous dîtes que vous êtes « surdoué » cela signifie toujours pour le profane que vous êtes supérieur ou que vous vous pensez supérieur et quand simplement, vous vous le dîtes à vous-même (« Je suis surdoué. » - chuchoté dans le creux de votre propre oreille / oui, vous aimez bien parler tout seul -) vous ressentez un pincement de culpabilité engendré par la sensation d’être écrasant pour les autres (ou au contraire, pour ceux qui kiffent -il y en a-  vous ressentez une jouissance toute nouvelle de vous sentir (illusoirement) dominant).

Cependant (et il ne faut pas le négliger) certains d’entre vous me diront : « Mais Ketrichen, mon petit, c’est ce que nous sommes. Nous sommes supérieurement intelligents, cela tient à la définition même de la douance (= QI supérieur). Donc cette discussion n’a pas lieu d’être. Tu brasses du vent, mon enfant. » (C’est pour la rime !)

Et cela pourrait être exact si ce n’était pas si réducteur ! Alors je vous répondrais ceci : « Très cher, je vous en prie, ne vous bornez pas à des propos si conventionnels et prenez le temps d’utiliser votre cervelle. Mais surtout, surtout, pour votre propre bien, ne m’appelez plus jamais « mon petit » car vous pourriez mourir accidentellement dans d’atroces souffrances. Cordialement. Bisous. »

Reprenons. La première chose que j’attends, personnellement d’un « surdoué » dans toute la supériorité dont il peut se sentir investi ou au contraire dévesti (Je suis en pleine forme today !-) c’est qu’il remette en question ce qu’on lui pose comme « acquis » ou « donné de droit » ou comme « fait déclaré évident » par la majorité. C’est-à-dire qu’un TOUS SEULS questionne. Si nous cessons de questionner, c’est la mort cérébrale, la plongée béante dans le cataclysme de la non-pensée, de la casification, c’est la prolifération toxique du cliché, du moutonnisme, de la manipulation de masse, c’est la perte de l’âme, la victoire du vide, de ce qui n’a aucun sens logique et qui n’est justifié que parce que c’est imposé. C’est pour soi-même la déchéance absolue.

Mais revenons à notre belle cascade d’eau fraîche et scintillante dans une forêt foisonnante un soir de juin 2032 et penchons-nous sur la définition que nous propose le Larousse, web à propos du fait d’« être supérieur » :

 « Qui, dans une classification, a un rang considéré comme très élevé : Un article de qualité supérieure. Un cadre supérieur.

Qui, du point de vue quantitatif, est plus grand que quelque chose d'autre : Toutes ses notes sont supérieures à la moyenne.

Qui, par ses qualités, sa valeur, etc., se situe à un niveau plus élevé qu'un autre, que d'autres : Son dernier roman est supérieur aux précédents. »

Bien. Il peut donc s’agir d’un rapport de rang dans une classification. Ainsi, vous pourrez dire qu’Olivier Giroud (28 buts) est supérieur à Karim Benzema (27 buts). - Je viens de me renseigner sur les meilleurs buteurs de l’équipe de France… OMG ! Je me suis choquée moi-même. -

Bien. Il peut également s’agir d’un rapport de quantité, tel que 10 œufs de poules élevées en batterie sont supérieurs à 6 œufs de poules élevées par votre mamie dans sa ferme entièrement bio et ramassés pour vous avec amour ce matin même. Vous me suivez ?

Bien. S’il s’agit d’un rapport de qualité et de valeur, voyons... Alors je dirais que la première trilogie de Star Wars est supérieure à celles qui ont été réalisées par la suite. Certes. Mais tout cela est très subjectif, n’est-ce pas ? Je doute que les adolescents de seize ans soient d’accord avec moi sur ce point et c’est bien normal.

Re-bien. Tels que présentées dans les exemples ci-dessus nous pouvons résumer les choses ainsi :

  1. Giroud a marqué un but de plus que Benzema (sur une période donnée).
  2. 10 est un nombre plus grand que 6.
  3. L’appréciation des films STAR WARS dépend de notre âge, de notre histoire et également de nos centres d’intérêts personnels.

Alors, nous concernant, nous les TOUS SEULS, nous pouvons affirmer (dans la plupart des cas) que nous avons un résultat aux tests de QI supérieur à 130. Nous pouvons affirmer que notre vitesse de traitement de certaines informations est plus rapide chez nous que chez beaucoup de gens. Nous pouvons effectivement prendre une à une nos compétences les plus remarquables et affirmer qu’elles sont supérieures comparativement à d’autres personnes. MAIS, mais pas toutes et pas sur tout, PAS EN GENERAL. Si vous avez l’oreille absolue, votre voisin qui est aussi un TOUS SEULS, comme vous, ne l’a pas forcément. Et quand vous êtes incapable de planter un clou sans finir aux urgences, la fille de la voisine peut monter un bureau *Suédois* en trois parties avec les yeux bandés en moins de trente minutes.

Tout ça pour vous dire qu’on ne peut pas et qu’on ne doit pas généraliser et transformer des parties en un tout. C’est une confusion très grave.

Notre fonctionnement cognitif ne fait pas notre valeur. Si ?

Qui a dit ça ? Qui a décrété que la valeur d’un être humain était égale à son fonctionnement cognitif ? Qui a établi une classification par le QI ?

L’école ? En partie. Mais en partie seulement. L’école nous classe dès notre plus jeune âge avec des notes, réduisant par là même notre valeur en tant que personne à une série de chiffres et des appréciations : « Bon être humain » ou « Mauvais être humain » ou encore « Etre humain mauvais aujourd’hui mais qui avec des efforts pourrait devenir un bon être humain s’il n’était pas si fainéant ». Arg !  Et bien entendu, tout cela parait normal et naturel à la plupart des gens. (Mais c’est un autre débat… Méditez, c’est bien la méditation !) Cependant, si l’école évalue la capacité à se conformer à des consignes, elle n’évalue surement pas l’intelligence. (En aucun cas.  Sinon nos petits « précoces » ne vivraient pas l’échec scolaire.)

Pour finir, mettons que Charlotte a 15 de moyenne générale et 125 de QI, que Sandrine a 12 de moyenne générale et 110 de QI et que Sarah a 5 de moyenne générale et 143 de QI. Mettons que Charlotte a une fâcheuse tendance à tabasser ses petits camarades pendant la récréation, que Sandrine ne s’intéresse qu’à elle-même et que Sarah prend grand soin de toutes les personnes qui sont autour d’elle, alors qui est supérieur à qui ?

Personne ! Tout cela n’a strictement aucun sens et nous n’avons pas suffisamment d’éléments pour nous positionner. Eh oui, parce que : Charlotte tabasse ses petits camarades parce qu’elle est harcelée et violentée à cause de son surpoids, Sandrine ne s’occupe que d’elle-même parce qu’elle suit ses cours à la maison et ne connait aucun autre enfant de son âge et Sarah prend soin des personnes autour d’elle parce qu’elle a un besoin maladif de se sentir aimée. Vous suivez ?  

Alors, je suis en train de vous démontrer que nous ne sommes pas supérieurs et j’entends certains d’entre vous me maudire tel que : « Non mais si on n’est pas supérieur, on a quoi nous, comme avantage dans notre vie ? » Ben oui, parce que quand vous n’arrivez pas à trouver un travail supportable, ni un-e amoureux-se à peu près convenable, que vous sentez aussi perdu qu’une autruche sur la banquise et qu’en plus, vous ne pouvez MEME PAS vous consoler en vous disant : "Mais au moins, je suis super intelligent!" Que reste t-il ? 

Eh bien, il reste ça justement : votre intelligence. Bien sûr que vous avez le droit de vous consoler avec votre mémoire exceptionnelle ou votre don pour analyser les situations ou votre capacité à percevoir les failles d’un système et tout ce qui constitue vos qualités et votre personnalité. De la même façon que les TLM peuvent se dire qu’ils sont très drôles, ou très doués en dessin ou particulièrement fort en lancer de troncs d’arbre. Il ne s’agit pas de nier les capacités et les compétences de chacun mais plutôt de reconnaître votre réalité et SURTOUT  de ne pas rentrer dans cette conception préjugée qui dit que celui qui a l’intelligence, a tout. Peut-être sur une autre planète mais pas ici, ça, je n’ai aucun doute là-dessus.

Il y a quelques temps, une de mes amies proches (TSE) m’a dit qu’elle se sentait coupable de regarder le monde avec un certain dédain, un forme de mépris, comme si justement, elle se ressentait supérieure. Je pense qu’être capable de se détacher du monde, d’être capable de « prendre de la hauteur » n’a rien de mauvais en soi. Quand on a 50 ans et qu’on discute avec un jeune de 20 ans, indubitablement, on va se sentir péniblement instruit par notre expérience, on le trouvera terriblement naïf. 50 est un nombre supérieur à 20. Cela ne signifie pas qu’on soit « humainement » supérieur à ce jeune.

Je pense qu’il est extrêmement important de se fabriquer sa propre échelle de valeur, et de ne pas adopter - par défaut- celle qui nous est imposée par la société, sans avoir pris de le temps de l'analyser.

Ainsi, j’admets volontiers que 23 est supérieur à 5 mais je préfère 5 œufs de la ferme bio de ma mamie que 23 œufs d’un élevage de batterie, ne serait-ce que parce que je penserais à ma mamie quand je les dégusterais et que rien que pour cela, ils seront largement meilleurs (toute considération qualitative mise à part). 

Et en ce qui concerne la valeur subjective d’une chose et/ou d’un être humain, il ne faut JAMAIS la confondre avec une valeur objective. Le mieux étant encore de dire « Je préfère ceci à cela. »

Je préfère les Bisounours aux Télétubbies, je préfère les gens généreux aux gens cultivés, je préfère l’acide du citron à l’amer de l’endive, je préfère lire plutôt que regarder des films et je préfère le silence à presque toute chose.

Mais je ne pense pas que les Bisounours soient supérieurs aux Télétubbies, que les gens généreux soient supérieurs aux gens cultivés, que l’acide du citron soit supérieur à l’amer de l’endive, que les livres soient supérieurs aux films ou que le silence soit supérieur à une sonate de Bach.

Pour conclure, je reconnais que je n’ai pas vraiment l’esprit compétitif et je ne comprends absolument pas le besoin qu’ont les gens de se comparer en permanence les uns aux autres pour savoir à quel endroit ils se trouvent dans la hiérarchie sociale. Je ne comprends pas non plus pourquoi certains TLM nous envient notre fonctionnement cognitif alors qu’ils sont si facilement heureux et adaptés. Je ne comprends pas non plus pourquoi certains TLM se sentent supérieurs aux autres ni quel plaisir ils éprouvent à étaler partout la superbe de leur culture générale. (Je comprends mieux ce comportement chez les TSE. - Ce qui  ne signifie pas que j'approuve mais bien que je peux comprendre.)

Mais sans aucun doute je préfère les câlins et le vent dans les cheveux.

Prenez soin de vous.

Namasté.

Ketrichen.

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À propos

Ketrichen

Diagnostiquée haut potentiel intellectuel depuis 18 ans, a pour objectif : à court terme de vous faire rire, à long terme de devenir milliardaire + une super-héroïne pour rétablir la paix et la justice dans la galaxie. Accessoirement en attendant, elle vous prodigue quelques conseils de son cru. Bienvenue à vous. Namasté.
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Flavie 15/11/2019 17:10

Bonjour et merci pour cet article merveilleusement bien écrit, merci également d'avoir vraiment pointé du doigt ce biais de verticalité de jugement 'inférieur-supérieur' quasi omniprésent et sorti d'on ne sait où (enfin si, on a quelques idées là-dessus, y a des théories pertinentes etc mais faurdrait plutôt se demander pourquoi ça existe encore, parce que je n'arrive vraiment pas à comprendre le bonheur et les bienfaits qu'on peut en tirer, ni en quoi c'est bon pour nous, mais bref).
En fait c'est tellement ancré que le fait de penser infériorité ou supériorité intervient en toile de fond pour presque tout, la douance a plus forte raison mais à titre personnel, j'ai constaté plus de tendance à penser infériorité ou supériorité dans les gouts musicaux, le métier, le panier de courses, les mentions j'aime facebook ou la taille -oui, la nôtre, en hauteur-. En fait tout: perso je n'ai pas eu besoin de la douance pour connaitre et constater des sous-entendus de supériorité ou d'infériorité en permanence, tout le temps, partout. Bon après, oui tu le sais, l'apparence est un déterminant majeur, et d'autres trucs aussi, je ne sais pas pourquoi je précise ça d'ailleurs mais juste pour dire que la douance peut être un élément de plus qui s'ajoute à un ensemble déjà bien fourni et qui suscite, en supplément, des réactions plus ouvertes et plus directes nous amenant à répondre plus fréquemment, ça on est d'accord.
Il n'est pas non plus rare que, considérant justement cette prétendue supériorité qu'on nous attribue, certaines personnes se braquent en réaction-défense pour ne pas se sentir écrasées justement, soit en lançant un regard méprisant dans le style dubitatif et passent direct à autre chose en nous ignorant, soit avec un 'ouais mais tout le monde se dit ça de nos jours, c'est une mode' ou encore 'ah ouais ? ben on ne dirait pas' (j'aime bien cette réponse parce que sans le savoir, ils frôlent la zone sensible, là où le bât blesse, il y a possiblement un pas vers la déconstruction de cette idée de supériorité parce que, effectivement c'est pas un truc qui saute aux yeux).
Et je suis d'accord, ce ne serait pas une mauvaise idée de s'affranchir de ces idées nulles qui déservent tout le monde et font obstacle à la compréhension.
Parce que cette supériorité, personnellement je ne sais pas ce que c'est, j'ignore si d'autres tout seuls sont dans mon cas mais je ne peux pas être la seule, c'est pas possible: le nombre de fois où on nous a considérés comme bêtes à manger du foin, où des gens se sont payés notre tête et où, à force (oui c'est prouvé: plus on dévalorise quelqu'un, moins cette personne est susceptible d'avoir de l'assurance et de réussir des trucs -quelle surprise hein-), on a fini par assimiler cette idée qu'on est inférieurs à tout le monde, on ose plus faire grand chose, on se passe sans cesse au crible pour savoir si on est à coté de la plaque ou non, on doute de tout ce qu'on dit ou fait, etc... Franchement, je ne souhaite ça à personne, parfois je me demande où est cette intelligence qu'on nous prête, que signifie ce chiffre, ce QI, au juste ?
Enfin bon, je gage qu'à la lecture de ce discours, il se trouvera forcément des personnes pour y voir une supériorité, je ne sais pas. En tout cas il y a une souffrance immense et réelle, l'inadaptation, le décalage, je ne vois pas où elle est, notre intelligence, lorsque par exemple avoir une conversation normale est impossible ou pénible à vivre. Elle ne nous aide pas, notre intelligence, si on finit en larmes à chaque fois qu'on tente de nouer un dialogue avec quelqu'un, à quoi ça sert ?
D'accord, il arrive que parfois des détails interpellent les autres, que ce soit une aisance dans un raisonnement, poser des questions intéressantes qui ne vont pas forcément de soi pour d'autres, sauter des étapes dans l'assimilation de quelque chose de précis, etc. Là ok on peut parler d'intelligence mais il faut se l'avouer: ça a tendance à agacer et on nous dit plus souvent 'tu vas trop loin' 'non mais là c'est impossible de fonctionner si on se pose toutes ces questions' ou 'tu es chiante', que 'olàlà ce que tu es intelligente'. Parfois aussi, l'interlocuteur fait silence et passe direct à autre chose, et là encore on a vraiment l'impression d'avoir sorti une bêtise énorme et pouf: honte, repli sur soi, détestation, etc... ce qui fait que même lorsqu'on VOIT une contradiction, un dysfonctionnement dans un raisonnement ou autre, ou qu'un truc nous semble pas logique du tout, il devient plus salutaire de fermer sa bouche, voir d'acquiescer bêtement. Donc non, cette intelligence supérieure ou même intelligence tout court, je ne la vois pas, je me considère même tout en bas de l'échelle intellectuellement parlant. Les rares fois où on m'a dit que j'étais intelligente, c'était assorti à quelque chose de dépréciatif 'tu es pourtant intelligente, pourquoi tu n'as pas de meilleures notes?' 'je ne comprends pas comment avec ton intelligence tu ne sois pas capable de faire ceci ou cela' etc ... N'est-ce pas, que c'est agréable et que ça donne envie :)

Bref je n'étais pas partie pour écrire un pavé de plus mais c'est juste pour souligner à quel point on a besoin de revoir ces présupposés et tu expliques très bien pourquoi, avec humour et beaucoup d'exemples, et ça fait un bien fou.


Merci encore Ketrichen pour ton blog si salvateur.

Rida 03/03/2019 17:13

J'ai beaucoup aimé ton article (et ton blog en règle générale, qui aide la petite TLM que je suis à un peu mieux comprendre les TSE... Sans jamais pouvoir totalement y arriver parce que je n'ai juste pas la vie ni les capacités cognitives d'un TSE ^^ ) Mais si je peux me permettre, je suis difficilement d'accord avec la phrase suivante "les TLM qui sont si facilement heureux et adaptés"...
ça fait cing ans que je suis en lutte contre cette fichue dépression et ce sentiment persistant d'être complètement idiote et inadaptée. Majoritairement quand mon manque d'intelligence me revient en pleine face quand je me retrouve sur les bancs de l'université mais aussi parce que mes capacités sociales sont pratiquement inexistantes...Je n'arrive pas à me faire des amis et ce n'est pas un problème de timidité mais bien celui de se sentir incomprise surtout au niveau de mes valeurs. Ton article est vraiment bon mais je déplore cette phrase qui suppose une intégration sociale facile pour nous, les TLM. Je ne peux pas comprendre ce qu'il se passe dans le cerveaux d'un TSE. Je n'ai qu'une vague idée de l'inconfort que ce statut peut revêtir. Mais laisser entendre que l'intégration sociale facile pour les TLM c'est peut être un peu risqué... non ?

Ce n'était qu'une réflexion en passant cela dit, j'aime le contenu de ton blog (et le titre aguicheur de l'article haha). J'espère que, un jour, je pourrais avoir une aussi jolie plume que la tienne !
Bonne journée à toi !

Ketrichen 17/03/2019 18:31

Bonjour Rida ;o) Je te remercie d'avoir pris le temps de détailler ton commentaire. Pour répondre sur la phrase "les TLM qui sont si facilement heureux et adaptés..." Ce que je voulais dire c'est que je constate autour de moi que les TLM ont moins de problème d’intégration que les TSE en général. Bien sûr, ça ne signifie pas que ce soit le cas tout le temps. Il y a des TLM en souffrance ou très inadaptés pour plein de raisons.
Par contre les TSE ont très souvent le sentiment d'être stupide et inadapté. Es-tu certaine de ne pas être TSE? Tu as passé des tests?
Je suis heureuse en tout cas que le blog te plaise et je t'envoie plein de courage parce que c'est très dur la dépression. (Mais ça guérit). Belle journée à toi. Namasté. Ketrichen

Ketrichen 26/10/2018 17:48

Re-coucou Gwiazdeczka. Merci pour tes compliments et l'attention que tu portes à mes textes. Je comprends que tu sois un peu décontenancée par ce compliment qu'on peut te faire "Qu'est-ce que tu es intelligente" (et je comprends totalement que tu puisses te trouver "nulle" - ça m'arrive souvent de me trouver nulle ^^ -.) Pour le fait qu'on complimente ton intelligence, oui, je pense que c'est de l'admiration mais de la même façon qu'on peut dire à quelqu'un "qu'est-ce que tu es beau" et que cette personne n'est pas non plus responsable de sa beauté, comme tu n'es pas non plus responsable de ton intelligence. Cependant, un compliment est toujours bon à prendre s'il n'est pas motivé par de la jalousie, non? Au plaisir. Namasté. Ketrichen

Gwiazdeczka 28/10/2018 14:51

Merci, Ketrichen, pour ton avis/retour d'expérience sur la question. Je suis assez d'accord avec toi. Depuis, je me suis aussi rendue compte que ce n'est pas forcément évident d'accepter des compliments, tout aussi beinveillants et désintéressés soient-ils. Question d'HP ou d'expérience personnelle ou les deux, en tous cas, je m'entraîne à profiter pleinement de cela comme une beauté de la vie :) Belle journée! Gwiazdeczka.

Gwiazdeczka 24/10/2018 18:29

Ketrichen,

Merci beaucoup pour ce message comme pour les autres. Très bien écrit et pertinent.

Là où je me retrouve cependant moins, c'est que je fais surtout partie de ceux qui ne se trouvent pas spécialement intelligents (et après être passée par la phase "je suis nulle", aujourd'hui je sais que je suis ce que je suis. Les tests ont parlé, je comprends la classification, mais ne suis pas la première à dire : "c'est top, je suis trop heureuse", non parce que vivre en décalage et en hyper-... c'est pas super évident. En revanche, je suis en phase où je me dis que les systèmes que j'ai mis en place pour m'en sortir et dont on cherche à me complimenter ("- waouw quelle intelligence émotionnelle ! - euh oui, mais tu ne sais pas comment et pourquoi j'y suis arrivée...") sont en effet une force. Tout un programme).

En tous cas, je voudrais partager une incompréhension: on me dit parfois, surtout des hommes, surtout lorsque je me prends des râteaux (mais pas que), que je suis une fille incroyable et "intelligente". Ca part vraiment d'une bonne intention. Mais, franchement, je ne comprends pas ce que ça veut dire. Je suis née comme ça, comme avec la couleur de mes yeux. Je ne suis pas sûre que ce soit très flatteur. C'est juste un fait (ou pas d'ailleurs. Et en plus je dois vivre avec). Alors qu'en pensez-vous tous, qu'est-ce que ça veut dire? Bien sûr je peux dire "merci" et comprendre l'intention. Mais dans le fond, en quoi est-ce un compliment? En qui est-ce l'autre le dit sans me donner de la supériorité mais de l'admiration (je crois)?

Merci encore et au plaisir de découvrir tes autres messages!

Gwiazdeczka

Charles 08/10/2018 16:16

Eh bien un grand merci pour ces mots !

Ketrichen 23/10/2018 18:47

De rien Charles. Je suis heureuse que mes mots soient bénéfiques pour toi. Très Belle journée. Namasté. Ketrichen

Berto 21/09/2018 14:18

J'ai une question qui me tarode je suis dans ma phase existentielle fin plus on va dire ma phase psychologique/philosophique mai en fait ma question c'est " Est ce que c'est la société qui faconne la psychologie ? Fin disons que voila tu as un trouble de l'attention mais si tu etais dans une vie "primitive" ce trouble n'existerai pas fin c'est la société qui marque ta difference pas ta nature fin punaise j'arrive pas a me centraliser desolé bisous

Ketrichen 02/10/2018 16:45

Salut Berto! Eh bien écoute, c'est une grande question qui ouvre un grand débat et effectivement, de mon avis personnel et subjectif, il se trouve que certaines "pathologies" de notre siècle ne sont nommées comme telles que parce qu'on est ici et maintenant et que dans des sociétés primitives, effectivement, cela n'existerait pas. Soit que ce mode de fonctionnement (trouble de l'attention) n'existerait pas, soit qu'il ne serait pas nommé comme un trouble, voire qu'il serait communément admis comme un fonctionnement normal. Ainsi, la question de la folie est également relative à une période de l'histoire et à un lieu, c'est donc bien un "construit social". Quand à savoir si c'est la société qui crée l'individu ou si c'est l'individu qui crée la société, il semblerait que ce soit les deux en même temps. M'enfin, je dis ça, je dis rien. :o) Namasté. Ketrichen

Nat 24/08/2018 14:31

Oups, désoléé, j'ai fait doublon!!!! Petit problème avec le détecteur captcha, j'ai cru mon premier post invalidé, donc j'ai refait ma page d'écriture ;)

Ketrichen 27/11/2018 12:13

Coucou Bulle d'o! Encore un commentaire auquel je pensais avoir répondu, mais non! Oups, désolé! Oui, je pense personnellement que les bisounours sont supérieurs aux télétubbies, évidemment <3 Quand à la démonstration sociologique concernant le construit social des échelles de valeurs et de classification des êtres humains et bien, oui, tu as raison, c'est ainsi que cela fonctionne et très peu de gens le savent. Quel dommage que la sociologie et l'ethnologie ne soient pas enseignées dès la primaire! ;o) Belle journée à toi. Namasté. Ketrichen

bulle d'o 31/10/2018 23:56

Alors d'abord, si, si, si, les bisounours sont clairement supérieurs aux télétubbies. Déjà car ils ont été réalisés avant, donc on les a vu en premier, ensuite car les télétubbies, sont te-bês (c'est dans le TITRE MÊME), et les bisounours sont gentils. Et voila, la vraie supériorité c'est d'être gentil, Haaannn !
et ensuite, il me semble de mémoire que certains sociologues, analysant la construction de la représentation, indiquent que c'est le médecin qui forme la maladie, en ce sens, que sans nommer, on a un amas de symtômes bien réels et plus ou moins portant leur caractère létal, mais on ignore de fait la maladie et on n'est donc par définition non-malade. Ainsi donc, selon ce courant la de la sociologie (il me semble, je rappelle que ca n'est que de mémoire), c'est bel et bien le "fait social", les constituants de la société, les valeurs qui la soustendent et les mots pour exprimer l'ensemble de ces éléments qui donnent "naissance" aux qualifiants, aux déterminants et donc en quelques sortes, la société qui crée les classifications et aussi ses écarts à celle-ci. Donc par extension, c'est elle qui définit les "torts" et les "raisons", les "sains" et les "malades"... Mais la constitution d'une société n'est elle pas, justement faite, pour définir un espace commun entre plusieurs (beaucoup en général) individus et leurs pathologies au sens très très large du terme... Les gens se mettent d'accord sur les "mots communs" et les "maux communs". Exemple: je doute fortement que dans une société holiste, basée sur la proximité et la force du petit groupe connu, où chacun a une fonction établi, on ait pu penser qu'une femme étant restée auprès de son père toute sa vie, ait eu un problème d'oedipe... C'était même peut-être sa place unique, sa reconnaissance sociétale! Dans la société individualiste, cela peut être vu comme l'empreinte meurtrissante d'un manque d'émancipation maladivo-handicapante, d'une femme ayant raté sa vie - elle est donc vu comme exclue... (en très gros, hein).
Bon et sinon, pour se rassurer, on peut tout simplement continuer à parler aux plantes et à trouver un plaisir immense à faire des bouquets de fleurs des champs, ça n'a jamais exclu personne (et même ca c'est pas tout à fait vrai).

Ketrichen 02/10/2018 16:40

Pas de soucis ;o)

Nat 24/08/2018 14:14

Ces derniers jours, ma pensée cheminait dans les mêmes contrées que celle de Varo, ci dessous, et je me disais que malgré le bouillonnement cérébral qui était le mien, on ne voyait de moi que ce qu'il était possible de voir, c'est à dire souvent en décalage.
Et je me dis qu'heureusement que les tests existent, non pas pour nous catégoriser , mais plus simplement pour permettre à certains qui n'ont pas la chance de vivre dans un milieu bienveillant, de se dire qu'en fait, ils ne sont ni fous ni débiles, juste inadaptés à leur milieu ( et dans ce cas là, "l'émanation d'une personne à un moment donné en interaction avec un milieu donné, ça peut piquer les yeux ;) )

Nat 24/08/2018 13:59

Il y a quelques jours, je me disais la même chose que Varo, ci-dessous, nous ne sommes que ce que l'on peut apercevoir de nous.
Un peu désespérant, parfois, et je me dis qu'il est heureux que les tests existent, car même si cela ne fait pas de nous, pour autant, des êtres supérieurs, cela permet à ceux qui n'ont pas la chance de vivre dans un environnement bienveillant, de se dire qu'ils ne sont ni fous ni débiles , juste inadaptés à leur milieu ( et dans ces cas là, " l'émanation d'une personne à un moment donné en interaction avec un milieu donné", ca peut piquer les yeux ;) )

bulle d'o 31/10/2018 23:57

oh que oui!!!! et ca sert aussi à l'enseigner, du coup, à ses enfants... (qu'ils sont pas fous, pas débiles, pas peureux, pas...)

Ketrichen 02/10/2018 16:40

Bonjour Nat. Je suis tout à fait d'accord sur le fait que la première étape est d'abord de comprendre qu'on n'est ni fou ni débile. C'est déjà un énorme soulagement! Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

varo 22/08/2018 23:34

Cela fait du bien de le rappeler, qui que l'on soit, la tendance à hiérarchiser et à catégoriser qui peut être intéressante pour l'ergonomie cognitive ne semble pas pertinente ni même utile lorsqu'il s'agit d'évaluer les interactions entre êtres vivants. Car on ne peut jamais savoir comment est "réellement" une personne (car il faudrait définir le "réel", ce que recouvrent les notions d'identité, de caractéristiques etc.), on ne peut assister qu'à l'émanation d'une personne à un moment donné en interaction avec un milieu donné. D'où le fait que l'on ne puisse "juger" ce qu'est une personne? Et encore comme tu l'as rappelé justement : à partir de quels critères pourrions-nous nous juger? pas scolaires (trop "primaires"), pas professionnels (trop "productifs"), ni même affectifs ou psychologiques puisque ce que nous nommons "générosité" peut-être une manière de "s'acheter une conscience". Donc nous sommes des particules toutes aussi importantes ou inutiles les unes que les autres. mais peut-être certaines de ces particules sont-elles parfois un peu plus tristes ou parfois joyeuses que les autres : uniquement parce qu'elles ont conscience de ce qu'elles sont.

Ketrichen 02/10/2018 16:37

Bonjour Varo. Merci pour ce commentaire très pertinent. Je suis entièrement d'accord avec toi sur la question du jugement. J'aime l'idée d'être des particules. Je ne sais pas di tu connais cette citation mais je l'aime beaucoup : "les physiciens sont fait d'atomes donc le physicien est une tentative de l'atome de se comprendre lui-même." Michio Kaku. Au plaisir, Namasté. Ketrichen

Lioric 16/08/2018 17:15

Clap, clap, clap

Ketrichen 02/10/2018 16:29

Merci merci merci. :o)

Xavier 31/07/2018 21:50

Merci , voila pas plus merci , pour la justesse des mots , des émotions et des conclusions, merci pour l'humilité , et au final merci de partager ce que nous ressentons et ce qui nous perds dans cette foret qui est toujours en mouvement, et dans laquelle on se laisserai mourir d'inanition si on était vraiment seuls , aussi merci , et câlin a qui en veut , c'est pour moi ça me fait plaisir

Ketrichen 01/08/2018 14:52

Bonjour Xavier!! Merci à toi pour ce commentaire plein de douceur. (Je prends tous les câlins, j'espère que d'autres feront de même!!). Belle journée à toi. Au plaisir. Ketrichen

Aziz 28/07/2018 10:03

Bonjour,

Je crains d'être un zèbre, mais pour autant parler de douance me semble inappropriée et puis paraît que sans test de QI, on ne saurais être classifiées selon une norme définissant un Tlm d'un Tse... bref.

Je me sent con mais d'une puissance par moment... Et l'inferieurité me domine.
Un sentiment, juste une sensation, qui bascule dans la supériorité pour compenser ou juste se valorisé, voir équilibré le tout (Un peu beaucoup lier aux normes établis).

Douance = supériorité, étant basé sur le normalisme conventionnellement admit.
Samerlipopette !.
Pourquoi ne pas simplement parler de multipotentiel ?.
Qui n'inclus aucunement une supériorité mais bien une capacité (non forcément utiliser).
Pourquoi Giroud serait meilleur que Benzema avec un p...... (autocensure) de but en plus ?. Ou est le ratio matche jouer/but ?.
Bon Giroud c'est 31 buts en 72 sélections, Benzema 27 en 81 sélections.
Mais Benzema c'est 17 passes décisives contre 8 pour Giroud.
Qui est meilleur que qui ?. Bah Zizou voyons !. Haha !.
Sérieusement, le sélectionneur à lui seul, a de facto un rôle dans ces stats là.
Il est maître de choisir, donc supérieur d'un point de vu hiérarchique, les joueurs sont soumis à cette "soumission du choix d'autrui, de la normalisation".
Voir de la préférence selon la vision de jeu du sélectionneur lui même... blablabla car oups foot !.

Et si les TSE etaient victimes de leurs illusions illusoires de supériorité, alors que la procrastination est leurs hobbie favoris ? genre un hobbite sur la lune...

Le normalisme définit à lui seul la supériorité et l'inferieurité, et non l'inverse.
Ce qui sous tend que les TSE ne sauraient entrées dans ce... Conformisme qui va si bien aux Tlm.

C'est l'essence même du TSE, être hors-normes, sans être supérieur pour autant, juste différent.
Genre le culturalisme des peuples si variée et magnifique dans sa globalité est un excellent exemple je trouve, à ne pas confondre avec le nationalisme/patriotisme... qui au contraire traduit un sentiment de supériorité "Champion du monde"... de la connerie humaine je pense.

Merci ketrichen pour tes articles, ton humour et ta pensée qui fait réfléchir, laissant des portes ouvertes, des fenêtres aussi !.
Un bol d'air dans un monde de riz... Heu dans un monde de théorisation basé sur le rendement et non sur la qualité.
Et si les deux réunis était synonyme de supériorité... Ho merde, je repars à zéro !.

Bonne continuation à toi "mon petit" :-)

Ketrichen 01/08/2018 14:50

Bonjour à toi. Je pense que ce que tu as dit se suffit à soi-même. Namasté. Ketrichen.

Magmum 27/07/2018 19:55

Bonsoir, est ce que vous pouvez me dire comment on doit naviguer dans le monde quand on ne comprend pas pourquoi les gens ne nous comprennent pas et préfèrent nous maltraiter psychologiquement? C’est si facile que ça de nous persécuter?
Merci

Ketrichen 01/08/2018 14:49

Bonjour Magmum. Je n'ai malheureusement pas de réponse à votre question et j'en suis désolée. Je ne suis pas psy de formation et je n'ai pas les compétences pour répondre à votre demande. J'espère que vous trouverez un professionnel pour vous aider. En vous souhaitant le meilleur. Namasté. Ketrichen

LoiseauZèbre 26/07/2018 14:54

Je me sens supérieurement heureuse depuis que le diagnostic de ma douance, à 45 ans, a éclairé mon sentiment d'infériorité dans les relations sociales, de supériorité dans la vitesse de pensée, d'infériorité dans la procrastination maladive, de supériorité dans l"apprentissage d'un nouveau domaine, d'infériorité ...bon ok, j'arrête.
J'adore l'exemple des trois mômes à l'école, dont l'ordre de "supériorité" est évident jusqu’à ce que tu connaisses leurs motivations, et alors tout s'inverse. Très fort, ça met le cerveau à l'envers et va user du mot supériorité après ça...non, personne n'est supérieur ni inférieur, tout le monde brille par moment et est éclairé par d'autres à d'autres moment, et ça suffit bien à s'élever sans cesse vers quelque chose de supérieur, non?

Ketrichen 01/08/2018 14:46

Bonjour Loiseauzèbre. C’est très joli ce que tu écris. Merci pour ce commentaire qui fait tout chaud. Au plaisir. Ketrichen