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Manuel de survie pour zèbres

Anecdotes et petits conseils à l'usage des surdoués, hauts potentiels et autres zèbres en milieu hostile

Thérapeute ou Mal-apeuthe? (Oui, l'Enfer est pavé de bonnes intentions!)

Thérapeute ou Mal-apeuthe? (Oui, l'Enfer est pavé de bonnes intentions!)

Hé hé ! C’est remplie d’entrain et de guilleteritude que j’entame cet article. Oui parce qu’en me promenant dans le virtuel (où personne ne vous entendra crier) je suis tombée sur un cousin que je n’avais pas revu depuis deux ans. Ce jeune homme (TLM) n’allait pas très bien la dernière fois que nous avions passé un moment tous les deux. Et là… Eh bien là ! A mon immense surprise, je constate qu’il a créé et ouvert un cabinet de « thérapies brèves » et… Et… Voilà, voilà, voilà. Voilà… (Soupir de désespoir…)

Ok, je contextualise. Disons que c’est comme si votre meilleur ami végétalien ouvrait un abattoir à veaux ! Vous saisissez ? Ou comme si Gandhi organisait des ventes d’armes avec le Moyen-Orient ou comme si Trump obtenait cent quarante-cinq à un test de QI ou comme si un de vos potes dépressif, alcoolique, refusant d’approcher de près ou de loin un psychologue depuis quinze ans, ouvrait un cabinet de thérapie parce qu’il a suivi une formation pendant deux semaines !   WTF ??????

Je ne sais pas... Est-ce que c’est moi ou… ? Enfin, personne ne se guérit comme ça aussi magiquement ! Si ? Ok, admettons. Peut-être. Peut-être que c’est une caractéristique propre aux TLM ??? (Bonne question?) Je ne sais pas. Peut-être que ça fonctionne pour eux? Quelque chose d’aussi simple, d’aussi direct qu’une liste de choses à faire, qu’un programme de quelques jours à suivre pour que tout se mette en place dans leur vie et que tout ce qui les freinait, tout ce qui les paralysait depuis plusieurs années, tout à coup, se débloque naturellement avec aisance et fraîcheur, tel un ballet de danseuses aquatiques sous une cascade d’eau turquoise un soir d’été ?

Non, parce que moi, je me dis qu’avec derrière moi : quatorze ans de psychanalyse, quelques années de thérapie cognitive, une certaine expérience en médecine asiatique (oui ça ne veut rien dire « médecine asiatique » mais au point où on en est…) il me suffit d’une formation de trois jours en « art thérapie » et je peux monter un centre international de soins psychiques par la flûte à bec ? En voilà une bonne idée ! Sinon, je pourrais toujours créer une secte ! En plus, comme je suis haut potentiel intellectuel,  je pourrais dire que je suis spécialiste des "surdoués" (puisque je suis spécialiste de moi-même, ce n’est donc pas faux). J’ouvre un cabinet de « thérapies » pour HPI. Je dis n’importe quoi à n’importe qui tant que ça parle « d’ouvrir son cœur » de « poser un nouveau regard » et de « renaître de son moi passé à son moi futur » et bingo, je suis riche !

Et tout cela vous rappelle cette anecdote qui vous est arrivée un matin d’automne. Vous attendiez patiemment votre bus (qui refusait de se montrer) quand une jeune femme à côté de vous, émit l’idée de faire du stop ensemble pour rejoindre un métro. Vous acceptâtes avec raison. (Faire du stop à deux, c’est mieux !) Vous avisâtes une belle Audi - intérieur cuir - qui passait devant vous et le chauffeur (un avocat fort pompeux assisté d’une de ses étudiantes) accepta de vous transporter. La conversation battit son plein. (C’est-à-dire que l’avocat vous toisait de toute la hauteur de sa fonction pendant qu’il dispensait son immense savoir à sa jeune stagiaire, tout en vous ignorant cordialement.)  Mais votre compagne de route, elle, était très enthousiaste et elle vous fit part à de nombreuses reprises d’une récente révélation qui avait changé sa vie et que votre expérience commune du jour (soit : être amenées d’un point A à un point B par un homme et une étudiante dans une Audi) venait confirmer mille fois. (Elle était vraiment très, très enthousiaste.) Ainsi, vous disait-elle : « Voilà, j’ai compris quand j’ai fait ce stage de « Améliorer ma vie en mangeant des fruits » qu’il faut : « Prendre la vague ! ». Oui, il faut « prendre la vague », c’est cela la vie ! « Prendre la vague » c’est ce qu’on a fait aujourd’hui. » (Elle était vraiment, vraiment exaltée. Imaginez un enthousiasme fervent un peu cocaïné et vous y êtes !) « Oui, on était là, le bus ne passait pas et on s’est associé pour faire du stop et on est là et c’est génial ! Parce qu’on a PRIS LA VAGUE !! » Et elle de vous le répéter et de le répéter encore pendant vingt minutes en le déclinant dans tous les sens. Il faut « PRENDRE LA VAGUE ! » Bien. Arrêtons-nous un instant pour respirer et réfléchissons.

Il m’est déjà arrivé d’avoir des révélations (comme le jour où j’ai compris le fonctionnement des trous noirs où celui où j’ai compris ce qui provoque le bruit quand un avion passe le mur du son) j’ai eu des tonnes de révélations dans ma vie mais jamais (au grand jamais) je n’aurais pu résumer une révélation en une phrase aussi simple et surtout, je n’aurais jamais pu m’appuyer sur cette seule phrase pour réorganiser entièrement ma vie. Oui, car elle réorganisait toute sa vie avec son nouveau mantra, cette joyeuse preneuse de vague aventureuse ! Qu’avait-elle compris en fait cette euphorique personne ? Qu’il faut saisir les opportunités que la vie nous offre ? Certes. Probablement avait-elle également appris qu’il est préférable de vivre dans le moment présent et de ne pas se « préoccuper » de l’avenir pour être heureux. Certes, certes. (Ca va généralement ensemble.) Très bien. Mais tout ça, je le sais, et vous aussi je pense. On pourrait dire aussi : « Souris à la vie et la vie te sourira. » parce qu’on attire le positif en envoyant du positif. Ou « Aide-toi et le ciel t’aidera. » qui signifie qu’il faut chercher des solutions à nos problèmes au lieu de nous plaindre en attendant que les solutions viennent nous chercher (ce qui est bien dommage d’ailleurs). Et maintenant on peut rajouter : « Prenez la vague !» qui ne signifie pas que vous devriez devenir surfeur (quoi que ce soit peut-être une solution ? - je m’interroge -) mais qu’il faut saisir les opportunités. Bon, je ne vais pas vous passer en revue tous les dictons populaires donc revenons à nos pandas missionnaires de l’Alaska du Sud (soit : ce fameux cousin qui propose des « thérapies brèves »).

Vous avez probablement déjà entendu certains TLM autour de vous, s’émerveiller d’une découverte, d’un précepte qu’ils vont s’approprier et décliner dans tous les domaines de leur vie. Ils vont également se jeter sur leur téléphone pour vous dire : « J’ai compris un truc de DINGUE !! Oui, j’ai lu un livre et en fait, tout est question de vagues, de l’influence lunaire sur les marées et si tu appliques ce principe simple dans ta vie, tout devient clair… Et quand tu te plonges vraiment dans les choses avec ce regard ouvert et tourné sur la vie (Répétez d’un air illuminé : « LA VIE quoi, tout le vivant !!!! ») eh bien tout devient simple, tu lâches prise et tu sens que tu t'élèves. » Ok. Certes. Certes. Certes. Je me gratte le menton. Je ne dis pas que certains principes de vie comme : « Mangez des légumes » - de préférence bio - « Prenez de l’iode et des Omégas Trois en complément alimentaire » - on manque quasiment tous d’iode et d’Omégas Trois - « Méditez au moins une fois par jour » « Faîtes du yoga, des exercices de cohérence cardiaque. » etc., etc. Je ne dis pas que ce ne sont pas de bons principes, je dis juste qu’on ne peut pas se résumer à ça, qu’on ne peut pas se contenter de ça (en tant que TSE en tout cas.)  J’ai réellement constaté de mes yeux les transformations incroyables que certaines techniques de bien-être pouvaient avoir sur la vie de certains TLM. Je ne crache pas dessus, entendons-nous, loin de moi cette idée et si en prime ça peut les rendre heureux c’est formidable. Non, ce que je dis c’est que c’est beaucoup trop simple pour moi, c’en est même inquiétant au final. Ben oui ! Parce que vous, pour lutter contre vos angoisses, et appréhender le monde d'un œil plus serein, vous avez des principes philosophiques et moraux, vous maîtrisez différentes techniques de méditation, de reiki, de respiration, de visualisation etc. A chaque fois que vous avez découvert une discipline, vous avez été ravi de ce qu’elle vous apportait mais vous avez emmagasiné des connaissances, vous les avez triées et surtout vous faîtes appel aux différents domaines que vous maîtrisez en fonction de vos besoins. Vous êtes au centre de vos choix, vous êtes « acteur » des éléments de votre bien être, vous ne suivez pas aveuglément un précepte parce que « Ce livre était si fascinant ».

Mais je reconnais que c’est facile de vous dire cela aujourd’hui, toute proche que je suis de la fin de ma trentaine. Car en effet, nous sommes tous tombés dans le panneau. Quand vous étiez toute jeune étudiante et que vous commenciez à peine à vous questionner sur une « possible douance », vous êtes tombée par hasard sur le site d’une association de TSE adultes qui proposait un test de QI en ligne. C’était un test étrange avec des questions comme : « Préférez-vous acquérir une voiture noire ou un bateau à pois ? » ou bien « Trois gâteaux au chocolat et une tarte citron meringuée : « oui » ou « non » ou « je suis contre ». » Etc. Vous avez fait ce test, un peu éberluée (vous persuadant qu’il y avait une logique sous-jacente dont vous ignoriez tout). Et votre test s’est achevé en affichant un chiffre de QI. Vous sentiez bien qu’il y avait quelque chose de bizarre dans tout ça, mais quoi ? Alors, vous avez refait le test. Vous l’avez refait plusieurs fois jusqu’à ce que vous compreniez enfin. C’était une blague ! Un canular ! Et là, vous vous êtes sentie vraiment stupide d’avoir pu gober que c’était ça, un test de QI. C’était simplement une association de TSE qui avait créé un faux-test pour rire. Vous auriez dû le voir tout de suite! Vous l’auriez vu si votre cerveau avait été branché ! (Mais il s’était barré ce con. Il avait rendez-vous avez d’autres cerveaux pour voir un match de catch - On s’occupe comme on peut ! -) En réalité, vous étiez tellement terrifiée par ce que vous découvriez de vous, vous aviez tant besoin de réponses qu’on aurait pu vous faire adopter un éléphant en lieu et place d’un chat sans que vous ayez le moindre soupçon. Je sais que notre cognitif peut s’auto-détruire spontanément quand on est en situation de stress (pas pour tous les TSE, les hyper-rationnels échappent à cela, en général) et qu’on est prêt à avaler n’importe quoi, preuve en est dans l’exemple ci-dessus. Et ce n’est pas grave, apprenez à vous pardonner ce genre d’erreurs à relier au trop plein d’émotion (et à votre cerveau qui fait des trucs bizarres, parce que franchement le catch…).

Maintenant, on va aller creuser un peu là où ça fait mal et on va carrément plonger dedans. Parce que je me marre à propos de mon cousin (« Ah ah ah ! » - voilà, j’ai bien ri jaune -) mais je prie les petits lutins de la forêt qu’aucune personne réellement en profonde souffrance ne franchisse les portes de son « cabinet médical ». (Le dire me fait mal alors, imaginez : l’écrire.)

Parce qu’en fait, je suis en colère, je suis très en colère parce que ces pratiques à l’emporte-pièce sont dangereuses. Qu’en réalité si on prend de l’iode alors qu’on a un problème de thyroïde, cela peut avoir des conséquences ! (Même si cela semble être un inoffensif complément alimentaire.). De la même façon quand on s’aventure dans le psychisme de quelqu’un on détient un pouvoir immense et « Un grand pouvoir implique une grande responsabilité. » dixit Ben Parker ! Mais ce n’est pas drôle en fait, ce n’est vraiment pas drôle. Je suis affolée et effarée de « tous ces soignants » qui s’improvisent thérapeutes pour haut potentiel intellectuel parce qu’ils « sentent quelque chose », parce qu’ils sont « eux aussi HPI ». Et il y en a plein ! Que dois-je penser d’un auteur, dit « thérapeute » (Ah ce mot ! OMG, ne devrions-nous pas tout simplement le rayer du dictionnaire ? Cela éviterait beaucoup de confusions !) qui fait payer ses consultations une somme confortable et qui se sert de son Facebook professionnel pour vendre sa voiture ? Est-ce que j’ai sauté une marche ? Ou peut-être suis-je carrément tombée dans l’escalier ? N’y a-t-il pas un code de déontologie qui stipule qu’on ne peut pas vendre ses biens personnels à ses patients ? Pourquoi et comment est-il possible que des gens m’écrivent angoissés parce qu’un auteur fait très nettement un rapprochement entre l’autisme et la douance et que cela crée une confusion terrible chez le lecteur ? Faîtes attention à ce qu’on vous raconte. Ce n’est pas parce que quelqu’un est publié qu’il sait de quoi il parle ! La douance, comme l’autisme ASPERGER sont en train de prendre un essor démentiel sur la toile, tout cela sans aucun cadre ! Et un « pseudo-soignant » conseille de boire des tisanes à la verveine alors qu'un autre exhorte à s’éveiller à la destinée divine « propre aux surdoués » ! (WTF ??????????????????)

STOP ! STOP ! Puisqu’on ne peut pas légiférer sur ces personnes (reportez-vous à l'article sur les psys pour savoir qui est qui.) Je vous rappelle que les coachs ou les psychanalystes ne sont pas des psychologues. Sauf s’ils sont coach + psychologue ou psychanalyste + psychologue auquel cas ils ne manqueront pas de mettre une plaque sur la porte de leur cabinet. C’est formidable d’être journaliste, enquêteur, coach, psychanalyste et spécialiste de soi-même, c’est merveilleux mais ça ne donne aucune qualification pour aider une personne en grande souffrance !

Il est déjà suffisamment difficile de trouver un psychologue -chiatre compétent, capable de soigner nos différents traumas tout en prenant en compte nos particularités émotionnelles et cognitives pour ne pas se faire avoir par des gens qui ne savent même pas ce qu’ils font. Et oui je suis dure et oui, ça ne va sûrement pas plaire à tout le monde mais n’en déplaise !

Il faut bien se rendre compte que lorsqu'on se rend chez un psy (= qu’on demande de l’aide) on est arrivé à une limite dans notre vie, on est fragilisé et la plupart du temps en grande souffrance. Ce n’est pas facile de faire le pas, la démarche (mais vous le savez si vous l’avez déjà fait). On va remettre à la personne que nous consultons :  notre argent (ce n’est pas rien) mais aussi : des clefs très intimes de notre histoire, de nos fragilités, de nos peurs, de nos terreurs. Il est FONDAMENTAL de placer notre confiance dans une personne LEGITIME. Et je n’ai pas envie de vous faire rire sur ce sujet (pour une fois). Mais ce n’est pas tout. La légitimité acquise pas le diplôme n’est malheureusement pas suffisante. (Certaines personnes même diplômées sont particulièrement incompétentes... ) N’oubliez pas que le meilleur outil à votre disposition c’est votre cerveau, votre capacité réflexive, votre capacité à questionner ce qui est présenté comme une vérité. Qui est la personne qui vous parle ? Quelles études a-t-elle fait ? Comment est-elle arrivée aux conclusions qu’elle vous livre ? Respecte-t-elle vos particularités ? Je sais ce que c’est de se faire balader par des individus incompétents ou incapables de vous aider et qui font perdurer des années de souffrance et de remises en question, sans avancer. Je ne vous le souhaite pas, vraiment. Et là, je vous parle de vrais psychologues ou psychiatres et pas de penseurs en improvisation théâtrale de soins.

Ce que je peux vous livrer comme réflexions personnelles auxquelles je suis arrivée après de longues années de thérapie. (Sourire : « Oui, je sais vraiment de quoi je parle… ») Les personnes avec lesquelles il ne faut pas insister sont (à mon avis subjectif, personnel, non légitime, appelé à être questionné) :

Les psychologues -chiatres qui vous disent :

  • « La douance est un phénomène de mode, je n’y crois pas une seconde. »
  • « Oui, d’accord vous êtes « haut-potentiel » « précoce » mais on n’est absolument pas là pour parler de ça, on est là pour parler de votre père / votre mère / votre hippocampe / votre licorne. » 
  • « Oui je connais bien les précoces, ne vous inquiétez-pas, j’en ai déjà parmi mes patients. » (NB pour la personne qui m’a dit ça un jour : Ce n’est pas parce qu’on connait des « TSE » qu’on est capable de comprendre leurs fonctionnements. Moi, par exemple, j’ai vu « Avatar » mais je ne parle pas le Na’vi.)

Dans ces trois cas, je vous conseille un retrait discret mais direct du type : « Merci bien Monsieur Dame mais je vais aller parler de mes animaux imaginaires ailleurs. Nous pouvons nous accorder dès à présent à dire que nous ne serons jamais d’accord. Passez une agréable suite de vie, cordialement, arrivederci, ciao, bye etc. » Cela vous évitera de perdre du temps, de l’argent mais aussi une certaine estime de vous-même car c’est très dur de s’investir avec un psy pour finalement se rendre compte qu’il ne comprend strictement rien à ce que vous dîtes. Quoi qu’il en soit, et même s’il vous arrive de vous tromper, chaque expérience est enrichissante. Il existe (heureusement) des psychologues/chiatres/chalanystes qui peuvent vous aider véritablement. Il existe aussi des médecines douces qui peuvent beaucoup vous apporter en termes de relaxation, de prise de contact avec votre corps, d’apaisement etc.

Il existe aussi des TSE qui vont très bien et n’ont aucun besoin d’être aidés. On vous fait « coucou » les copains ! Profitez, profitez et donnez-nous des conseils quand vous pouvez !

Pour conclure sur les mal-authérapeutes, pour finir sur ces gens qui s’improvisent « soignants » et/ou ceux qui déclarent détenir LA vérité sur ce que vous êtes ou même sur ce que vous devriez être pour vous sentir mieux, être mieux, vivre mieux, penser mieux, ressentir mieux : Faîtes les passer dans le tamis de vos analyses : Triez, confrontez, vérifiez et si vous ne le sentez pas : Fuyez.

Après, je vous dis tout ça mais…. Moi, je n’en sais rien, je suis juste comme vous, une TOUTES SEULES qui n’a pas de Master 2 en psychologie. Alors, la vraie question c’est : « Qu’en pensez-vous, VOUS ? »

Prenez-soin de vous. Bisous sur le nez.

Namasté.

Ketrichen

PS :  Ci-dessous, un petit sketch que j'overkiffe qui devrait vous faire rire, je l'espère en tout cas.

 

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À propos

Ketrichen

Diagnostiquée haut potentiel intellectuel depuis 18 ans, a pour objectif : à court terme de vous faire rire, à long terme de devenir milliardaire + une super-héroïne pour rétablir la paix et la justice dans la galaxie. Accessoirement en attendant, elle vous prodigue quelques conseils de son cru. Bienvenue à vous. Namasté.
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Sarah 23/07/2020 12:32

Bonjour
je cherchais une réponse à la question suivante: pourquoi ais-je le sentiment perpétuel (ou quasi) d'être en guerre contre moi-même? et je tombe sur votre blog...

Mais je souhaite simplement réagir à votre article pour ajouter que, même chez les TLM dont je suis, les mal-apeuthes pseudo-psy qui vendent du mieux-être comme des pots a confiture sont vraiment légion, voire la majorité. Et trouver la personne qui saura vraiment donner et non prendre, qui saura vraiment aider et non s'auto-aider a travers son patient, est extrêmement difficile! je pense même qu'on finit, à un moment, par arrêter de chercher parce que personne ne répond correctement à l'appel...

nathalie 09/03/2020 01:37

Bonjour,
Mille mercis pour votre article. Heureuse de vous lire : que vous me faites du bien et suis heureuse aussi que vous en fassiez à d'autres. Vous êtes toutes et tous ici plus jeunes que moi et c'est cool.
Merci aux commentaires too :Je ne peux que souscrire. J'en ai tellement entendu et vécu.. Moi qui ne commente jamais dans les blogs... je vais oser me dire, Merci à vous.

Et pour tenter d'illustrer de prendre soin de vous. Je me positionne délicat car je suis « coach » et conseil de 30 ans de métier...et zébre.

Quand j'étais jeune, personne ne parlait de la Cie des « zébrés » : Juste la Mensa Pas d'internet : J'avais par ma curiosité rempli un questionnaire à 12 ans et résultats diagnostic revenus  montré à ma mère qui m'a dit «  c'est quoi ces conneries ! ».. ai zappé d'emblée. Je ne lui en veux pas . J'ai mené mon petit bonhomme de chemin. J'avais été embêtée quand bien des années plus tard, elle m'avait demandé «  pourquoi as tu réussi et pas les deux autres ?! ( fratrie) : ma réponse «  réussi quoi ? » .. ( vous comprendrez) : ploum retombée en culpabilité de petit canard ..et surenchérit en aides / Fratrie et famille..

Je n'aime aucune étiquette depuis fort longtemps , j'en connais beaucoup, comme vous .Jamais je ne me suis sentie supérieure et souvent le contraire...Pour moi c'est en alter égo : bien sûr je sais m'adapter aux rôles, comme vous..
Ma contribution, si cela peut être utile ? .. par ? : l'éclairage de mon petit parcours : j'ai 65 ans, formation philo (redoublée avec plaisir, merci à mon prof) , psycho, socio et pédagogie, plus que Master 2 donc mais m'en moques, juste orientée vers l'humain terrain ...  : Ai tellement rencontré de centaines de personnes fabuleuses sans aucun diplôme..qui m'ont tellement appris.Ce n'est pas une question d'âge, de diplôme ou autres..
Parcours prof : Addict de sport : je voulais y être enseignante ( Creps proposé) : loupé cause déménagement des parents. Plein de petits jobs. Je ne voulais pas intégrer un grand groupe ( y avait eu plusieurs expériences) J'ai réalisé mon parcours dans le conseil RHumain , petites TPE(nous bossions sans informatique , tout «  à la mimine » papier crayon ,avec la tête et docs papiers ;) )
1 Conseil en recrutement et détection de potentiel : cela m'a fait drôle d'avoir été embauchée à 24 ans avec des seniors  : Intervenir dans l'humain en étant « décisionnaire » oula.. : j'y voyais certains décider sur diplôme, photo ou autres grr.. je bossais dix fois que les autres : par éthique et valeurs, souci de satisfaction client, les exigences étaient fortes : je doutais de mes évaluations, je potassais sans cesse et sur les outils utilisés : un outil n'est qu'un outil, savoir l'utiliser c'est autre chose, comme dans tous les métiers. J'ai eu un boss fabuleux ( Zèbre créatif et entrepreneur solo, nous nous comprenions à demi mots, sans argumentaires des heures..Gratitude à lui et respect pour son éthique du métier )

2 Souhaitant accompagner les personnes plutôt que « sélectionner » : j'ai découvert l'outplacement qui démarrait en France à l'époque : premier cabinet conseil qui lançait ce service en France et en Europe dans les années 80, concept canadien et USA ou il n'existait pas «  d'Assedic ». Dur à vendre et convaincre en France / Assedic et syndicats: les entreprises se moquent du devenir de leurs salariés une fois virés.. mais il y a de chouettes entreprises qui ont compris les bénéfices et ces interventions ont permis de mettre en place les obligations d'aide emploi dans le cadre de plans sociaux : je n'adhère plus car des chèques au lieu d’accompagnement : quand j'en étais on restait un an ou plus si il le fallait jusqu'à réel job confirmé..

Intégrant jeune une équipe de seniors diplômés de grandes écoles  : recrutée comme psy pour testing et évaluation avec package à mettre en place dans le cadre des programmes d'accompagnement à la recherche d'emploi sur garantie : c'est à dire que si la personne ne restait pas dans son nouveau job la première année nous reprenions notre mission. Et rémunérés sur résultats. Nous avons été dans les cabinets qui ont lancés les bilans de compétences, je dis cela car aujourd'hui «  normalisés et informatisés » par Pôle emploi et en passe... : no comment, c'est idem que pour l'article.

Je me sentais autodidacte, toujours en apprentissage, malgré ma formation et expérience, j'ai appris sur le terrain, avec une méthodologie structurée certes mais le travail était réalisé par les consultants.. apporter une valeur ajoutée : quand je formais les consultants, je leur disais«  bienvenue dans ce job bien payé, comme les clients vont de toute façon trouver un job, ils n'ont pas besoin de nous... Alors ce sera quoi votre métier , votre valeur ajoutée ? .. j'étais heureuse de les voir repartir motivés et investis.
Je me suis passionnée pour ce métier ai fonctionné in situ : Me suis retrouvée formatrice, responsable des psys puis manager d'équipes de consultants d'une région . Trois jobs en //...Une belle aventure pleine de rebondissements , avec des équipes fantastiques, des clients merveilleux, qui a durée prés de 20 ans. Moi à qui l'on disait que j'en faisais trop (vrai je dis aujourd'hui) , le patron que j'avais y avait vu l’intérêt.. ( je me demande si il n'était pas zébre ..mais de profil fort différent)
Je suis heureuse d'avoir vu se développer ce domaine d'accompagnement : que ce soit emploi, développement de potentiel ,compétences  et autres: la France étant en retard, mais comme vous l'évoquez : y ai vu comme vous de tout.. et beaucoup du n'importe quoi.
Quand le terme « coaching » à été lancé  :oh là ! ...j'en avais discuté avec deux présidents de fédérations de coaching...comme vous, j'ai constaté … combien de fois ais-je dis et écris : demandez et posez questions à votre conseil, coach, thérapeute..ou autres nommés..
Et / Internet : je ne ferais pas de commentaires ...

Il ne faut pas être zèbre nécessairement pour accompagner des zèbres, quant aux formations de coaching en 15 jours ou autres, c'est sans commentaires effectivement , exemple : Ai suivi une formation en PNL ( la deuxième semaine le responsable m'a proposé de m'associer avec lui en me disant que javais « tout compris, approche méta et que le diplôme je l'avais .. oula  : je doutais, l'ai aidé / sa formation et a se considéré lui autonome / ses mentors.. il a stoppé son activité au bout de 10 mois et donc mon activité aussi ) : je n'ai pas de diplôme de PNL lol, po grave.

Quand on me demande si je suis coach, je réponds « c'est quoi coach ?... Des coachs me disent que je suis coach, ai été inscrite en fédération : j'accompagne et aide de façon concrète et pragmatique depuis des années dans tel et tel domaine et contextes... si vous pensez avoir besoin de moi  en contribution validée ensemble ..» Certains m'ont dit «  vous travaillez à l'ancienne » : pas compris .
/ commentaires Bipolaire et schizo ou autres :
Très jeune je faisais des colos, d’abord comme enfant ( l'occasion pour moi de sortir de ma famille, je découvrais le monde..) , puis animatrice et responsable, bref : ai le souvenir ado d'un animateur qui m'avait dit être en formation psy et demandé si je n'étais pas schizo .. le terme ne me disait rien, juste attiré ma curiosité...

Je travaille depuis âge de 15 ans, comme bcp : Ai travaillé avec des enfants dont enfants ados handicapés physiques et « mentaux » ( étiquetés..) dans le cadre d'un projet pilote national pour une grande entreprise d'intégration dans des centes de vacances « standards » : en suis sortie épuisée mais la conclusion a été : ok, a reproduire en considérant toutes les recommandations. ( j'avais 20 ans, n'était qu'en première année de psycho, doutais, je ne vous racontes pas les péripéties..avec une équipe d'éducateurs de 10 ans de plus que moi.. ) : qu'est ce que ces enfants ont été merveilleux..
Quand je suivais ma formation psy : modules clinique obligatoires, j'avais demandé au prof «  .. après les diagnostics là.. on fait quoi ? «  Il avait répondu : rien, après c'est traitement chimique... : non seulement mon expérience avec ces handicapés m'avait démontré le contraire mais au fond de moi je ne pouvais pas adhérer : ce n'est donc bien évidemment pas l'option que j'ai suivi ;)
Après des années prof plus qu' intenses en // à un parcours perso chahuté, j'ai eu des périodes d'épuisement, d'abord des petits signaux. Puis des périodes de Burn.

J'avais demandé à me reposer car lucide, n' y parvenait guère  : une fois 6 mois en clinique à ma demande ( super et open) : plusieurs psys dont deux extra. A la fin bilan : il fallait entrer dans des cases  dossier donc «  dépression profonde » écrite : Ok. Je n'ai jamais aimé les cases . La psy me demande mais vous êtes quoi ? Je lui ai répondu « euh.. les humains ont des hauts et des bas, comme le jour, la nuit, le soleil, la lune, vous voyez.. » : me réponds «  vous êtes bipolaire ? » : ai répondu si cela vous fait plaisir … Ensuite le psychiatre qui m'a suivi plusieurs années : premier entretien me dit «  pourquoi vous a t-on mit tous ces médicaments ? Cela ne vous dérange pas si j'en enlève bcp ?.. » : j'ai sympathisé d'emblée :)

Mais j'ai aussi croisé des psys et autres qui pathologisent ou cataloguent à fond, n'écoutant même pas ce qu'on leur raconte.. gardant ou imposant leur grille de lecture..
Après : parcours perso et familial plus que fort chahuté...et symptômes physiques hard , diagnostiquée Fibromyalgique ( syndrome qui existe réellement) que j'ai découvert. Le corps réagit... Je me suis retrouvée handicapée à 80 %. J'ai du arrêter mon job et en // bcp à faire. Ce psychiatre m'a dit : pour vos revenus, c'est AAH ( 900 euros /mois) : il vous faut entrer dans les cases de la MDPH..je vais donc charger le dossier.. : soit. Je suis par ailleurs malentendante. (j’ai découvert un système.. )
Des années de galère pour raisons santé, financières et familiales, dont sans logement et en passe.En 2018 mise en retraite d'office, je craignais le pire ( ayant perdu tous mes bulletins de salaire) : Miracle : Eu égard mon job de l'époque ou j’avais bossé non stop dans le conseil : Je bénéficie d’une retraite je vais dire «  confortable » / base SMIC et ai pu m'installer dans un appartement choisi. Je suis sortie de fauteuil, deux béquilles avec les médecines douces et parallèles ( la aussi faire attention..) et une rééducation physique intensive. Vous n'allez pas me croire, mais je me sens mal d'avoir de l'argent, après plus de 15 ans sans..ou j'ai rebondi à l'énergie, intuition, au jour le jour et en passe..un changement de paradigme, sortir de la sur adaptation constante :toujours en cours d'apprentissage :)

Une « coach » à qui j'ai fait découvrir le « monde des zebrés » par livres m'en dit : « vous êtes d'une autre planète « ..remets en cause mon mode de fonctionnement, ( mon ressenti) me disant : vous dérangez .. : n'aide pas la reprise de confiance, l'estime de soi et en passe de zèbres. Voilà longtemps que je sais que «  je dérange » : quand mon parcours professionnel me revient il me permet d'illustrer que ce qui peut à priori déranger peut aussi être un atout.Et j'espère qu'il en est de même pour vous. Tout comme je viens de me faire virée d'une assos humanitaire ou j'étais bénévole pour avoir aider une maman solo migrante à la rue avec trois enfants  : ai mis du temps à digérer . M'en moque cela a permis la création d'un collectif de la ville pour aider ce type de famille.
Cette coach pose des questions, nous qui nous posons déjà beaucoup... constat : approche inadaptée à mon sens. (Je travaille avec elle pour autres domaines) Elle m'avait dit «  vous aviez pris de sacrées responsabilités à être engagée sur résultats dans votre job.. » : ma réponse : «  c'était ainsi, cela me convenait bien : écouter et facturer pour écouter et dire aux gens à leur dire vous avez les ressources en vous, ben non... je n'ai jamais travaillé et facturé à l'heure.. sinon on m'a dit oui que ce serait facile en posant une plaque diplômes sur ma porte : pas envie ». Elle en est arrivée à me faire douter de mes compétences.. Un comble..

Ce court.. long, pardon, témoignage, pour vous dire  :

Que je suis attristée et désolée de lire certains commentaires ... de garder confiance en vous
De prendre soin de vous svp , de vous écouter, de vous respecter, de vous faire respecter, de vous faire confiance. De zapper les cons.

D'être vigilant / aides, psys,coachs et autres comme il est exposé dans l’article auquel je souscris.De leur demander effectivement parcours, références, outils,approches, de leur poser toutes les questions que vous avez envie et besoin de poser.

De ne pas accepter les diagnostics et les catalogues pathologiques ( sauf à être conscient et lucide / certaines situations administratives dont j'ai été / MDPH et autres catalogues de la redoute que j'ai appris) : Vous n'avez rien à prouver, juste être vous.

De garder confiance et conviction dans le fait que vos caractéristiques sont des atouts.

Gratitude à vous toutes et tous.

Flavie 10/11/2019 21:51

Merci infiniment pour cet article brillamment scindé en deux (c'est génial à lire!) en premier lieu j'ai eu des fous rires (désolée mais ce truc de prendre la vague ..) et aussitôt une suite que j'ai un peu vue venir sans en soupçonner la gravité.
Je te remercie vraiment car en situation de détresse morale, il peut être tentant de se ruer sur la première perche tendue sans aucune méfiance, au risque comme tu dis de se retrouver encore plus mal. Je n'ai jamais eu affaire à ce genre de ... pseudo soignants improvisés autoproclamés mais pour avoir morflé auprès de vrais spécialistes, psychologues, psychiatres etc (parce que oui, parfois on se demande ce qu'ils font à ce genre de postes, ils peuvent faire d'énormes dégats, argument d'autorité oblige etc) je n'ose imaginer le désastre avec des 'thérapeutes' sans aucune légitimité.

Dans la catégorie 'boussole personnelle', j'ai tendance à fuir dès qu'un spécialiste chez qui je me rend me fournit des réponses que je pourrais facilement récolter en faisant un micro trottoir. Comme cette psy qui me disait "vous ne pouvez pas être autiste, vous êtes jolie comme un coeur" (whaaaaaaat ?) ni asperger parce que "c'est surtout les garçons, et en plus vous n'êtes pas matheuse" (en gros, le festival de clichés, quoi).
Ou alors qui comprennent le premier truc connu qu'ils ont en tête "d'accord, lorsque vous êtes joyeuse vous êtes très très TRES joyeuse et quand vous êtes triste, c'est tout de suite de l'immense tristesse: c'est de la bipolarité, ça" (dixit un psychiatre aussi, en revanche il a semblé comprendre quand je lui ai parlé de l'hypersensibilité/hyperémotivité en demandant si c'était pas un peu différent quand même, parfois quand on leur parle ils peuvent avoir assez de curiosté pour écouter, prendre acte et revoir un peu leurs dires). Parfois c'est juste un peu d'ignorance donc ils font le lien avec le premier truc qui ressemble et dont ils ont connaissance.
Concernant la douance, il faut vraiment beaucoup se renseigner car tous ne sont pas spécialisés dans le domaine, j'ai constaté qu'on avait plus de chance d'en trouver parmi ceux qui s'occupent spécifiquement des enfants et ados; après ça dépend des villes et des régions sans doute,

Merci beaucoup pour cet article en tout cas.

christine 18/09/2019 17:55

Merci Ketrichen pour ton message????????

Ketrichen 02/10/2019 17:44

Mais je t'en prie ;o)

Aero 14/09/2019 01:14

Y’a des psychiatres TSE, ça se reconnaît sérieux...ya même des narcissiques manipulateurs, faites gaffe, Le mien a attendu très longtemps (13 ans ) avant de me dire que je n’étais pas bipolaire mais Surefficient. Elle l a su quand je suis entré dans son bureau à ma façon de regarder partout. Les premières séances ont confirmé. Je n’aurais jamais accepté qu’elle me l’annonce il y 15 ans alors que bipolaire c’était mieux, une maladie qui déresponsabilise un peu, ce n’était pas de ma faute si j’etais ainsi, une fatalité. Javais la plupart des symptômes après tout. Lol. Et alors commence le processus de libération, sans qu’on s’en rende compte, presque malgré soi mais avec beaucoup de travail. Et puis t’es prêt à accepter. Enfin pour moi c’était comme ça. J’ai une super psy :) ( et j’ai 48 ans )

Ketrichen 02/10/2019 17:44

Heureuse pour toi que ton suivi soit positif et bénéfique ;o)

Aero 14/09/2019 01:03

Lol tu m’as bien faire rire, tu connais bien le sujet, très bon article. Sérieux,
Ta connaissance qui ouvre un cabinet de thérapie minute à la mort moi le noeud est un doute de rien. Quand le doute de rien à l’air triste, et il l’est certainement, tu penses qu’il a le même type d’émotions que toi mais tu te trompes. C’est pour ça que tu es étonné qu’il s’en remette aussi bien. Il ne doute pas que ses connaissances toutes nouvelles en psychologie lui permettront de faire son beurre.
Toi et moi sommes des doute de tout. Toi visiblement une doute de tout très intelligente. On a beau accumuler des connaissances et des savour-faire, on doute de tout, c’est ainsi, c’est ce qui nous ap rendu comme nous sommes : sensible et intelligent avec des valeurs de justice et d’isonomie. Tu penses trop, tu me rappelles beaucoup là façon dont j’étais avant. Il faut se remplir de connaissances et accepter de sentir, ça apaise, ça devient plus clair, plus limpide.
Je ne donne pas de leçons, chacun son chemin. J’ai 15 ans de psychanalyse, pris des tonnes de médocs et lu quelques bouquins de psycho quand j’ai appris ma surefficience il y a deux ans ( mais j’y crois depuis peu ) mais la psycho c’est pas mon truc au départ.
Dès abrutis j’en voyais partout, c’était cauchemardesque. Je les vois toujours, mais beaucoup sont très gentils finalement. Les manipulateurs sont désormais des ouistitis inoffensifs qui me font bien rire !
Je continuerai bien ainsi sur le reste de ton article, mais les heures de sommeils me manqueraient. Bravo pour ton blog.

Ketrichen 02/10/2019 17:43

Bonjour Aero. Merci pour tes longs commentaires détaillés. :o) oui les abrutis partout, ça peut être cauchemardesques mais je te rejoins sur le fait qu'il y en a des très gentils. J'aimerais que les manipulateurs deviennent des "ouistitis inoffensifs", quel bonheur ce soit être!! Cependant, je reconnais qu'avec le temps j'ai plus de recul. Au plaisir. Namasté. Ketrichen

Aurelien Matou 08/07/2019 02:18

Bonjour Ketrichen, vous parlez subliminalement du labyrinthe thérapeutique qu'on peut se manger dans les dents ; moi détecté TSE depuis peu, et le sachant depuis 2 ans, j'ai eu l'insigne honneur d'être traité comme un schizo (c'est pratique car ça donne "raison" à tous vos collègues qui vous ostracisent). Mais j'ai eu aussi, lors d'une 1ère tentative de passer un test de QI, une dame qui a interrompu le test au milieu, comme ça : "bon on peut arrêter, de toute façon vous êtes entre 110 et 120, maintenant ces histoires de surdoués on mélange tout" ; suite à quoi elle a enchainé sur le fait que j'avais horriblement osé lui mentionné que quand elle était arrivée elle ne m'avait "pas calculé" (elle était horrifié par cet argot de populo). Et elle s'est mise à vouloir parler de mes parents. Cette dame m'a fait perdre 18 mois pendant lesquels on s'est acharné, à me prendre pour un fou à mon travail (résultat je suis burn out et je vais aller en justice). Pour moi, l'incompétence de ces psychiatrologues là, est purement criminelle (et souvent accompagnée d'un mépris de classe tellement immonde et condescendant)

Ketrichen 18/09/2019 17:05

Bonjour Aurélien. Oui, je comprends et je connais des psy* particulièrement destructeurs. Je suis désolée pour toi que tu en sois passé par là et j'espère que tu pourras obtenir réparation. (C'est malheureusement souvent très difficile à prouver). Namasté. Ketrichen

CHRISTINE BERNARDONI 30/06/2019 21:15

Bonsoir Ketrichen
J'en rajoute une couche, un vécu personnel mais qui doit en concerner plus d'un
Le psychiatre qui vous diagnostique bi-polaire
Evidemment un psychiatre TLM
ca ils connaissent, avant ca s'appelait "maniaco dépressif"
une fois diagnostiqueé et estampillé le malheureux est bourré de cachetons, divers et variés
cela a failli m'empoisonner, j'ai stoppé à temps

sauf que...
ma logorhée, mon énergie, ma capacité à dire des choses très précises en peu de mots

ce n'est pas une manifestation d'un épisode dit "maniaque"
n'est-ce pas??
Moteur de Ferrari sous le crâne, pas de ma faute ????

tiens une expression en anglais : I outsmart them (les shrinks)

aujourd'hui et vu que je ne sais toujours pas ce que je veux faire quand je serais grande, ????????
je suis toujours dans l'espoir de croiser quelqu'un qui me dise quelque chose de nouveau, de singulier, quelque chose que je ne sache déjà
ou qui parle la même langue que moi
je ne m'en sors pas dans le milieu du travail, 35 ans dans le fonctionnariat et même pas la force de tenir jusqu'à la retraite (encore 6 ans à tirer)

bon sorry si je suis en digression ou en franglais, j'ai besoin des 2 langues pour m'exprimer

au plaisir de te lire, je me régale????

Ketrichen 18/09/2019 17:00

Bonjour Christine. Je relis ton commentaire auquel je réponds tardivement (je m'en excuse) et je me dis : "Oh Mon Dieu, c'est vraiment horrible!!"
Je suis sincèrement désolée que tu aies vécu ça! C'est terriblement injuste et violent. J'espère très sincèrement que les choses vont s'arranger pour toi. Je te souhaite de belles choses. Namasté. Ketrichen

Aurelien Matou 08/07/2019 02:07

Bonjour Christine, je suis moi-même TSE, et en burn out (suradaptation dans la fonction publique). Comme on est "un peu" isolés, j'essaye de regrouper ceux qui le veulent dans un groupe facebook (pour parler, se donner des conseils, ou que sais-je, là on est 6 depuis 48 heures, en gros). Pour te dire, moi j'ai eu un psychiatre qui a voulu que je sois schizo (avant les résultats de WAIS 4), et sans que j'ai eu le moindre antécédent on a voulu me coller de l'antipsychotique du genre à castrer Rocco Sifredi. Mais pour mon bien il parait. Même au mouton qu'on mène à l'abattoir, on lui raconte pas que c'est pour son bien. Sur facebook j'ai le pseudo Aurel LeCid (comme j'ai témoigné dans un groupe public, avec le devoir de réserve hein...)

Ketrichen 21/05/2019 18:40

Bonjour Jang, je te remercie beaucoup pour ton commentaire détaillé et enrichissant. Tu as absolument raison sur la boussole : "si j'ai le sentiment que je dois les ménager" en parlant d'un thérapeute ou d'un soignant. C'est très pertinent, tu as absolument raison, c'est un excellent indice pour savoir qu'il y a un problème et qu'il vaut peut-être mieux s'en aller. Quant au fait que le soignant sache qu'il est lui même TSE, ça dépend. Si c'est important pour toi, alors bien entendu, il faut le respecter mais il y a certains TSE qui s'ignorent mais sont très à l'aise avec leur douance alors, ils peuvent être très efficaces même s'ils ne sont pas capable de parler de "douance" par ex. Ce qui est important, il me semble, c'est de n'avoir jamais à les ménager de ce qu'on est ou de ce qu'on pense. (Tel que tu l'as très bien formulé). Merci beaucoup pour tous tes compliments. Au plaisir. Namasté. Ketrichen.

Jang 30/04/2019 13:03

Chère Ketrichen, merci pour cet article que j’ai envie d’enrichir avec mes expériences/réflexions personnelles. Pour moi, en plus de ce qui a été dit dans l’article, dès que l’on touche au domaine de la santé, il faut que la personne en face du TSE :
1) soit TSE elle-même.
2) le sache.
3) ai fait son trajet personnel par rapport à ça (digestion).

C’est pour moi le minimum car être informé, avoir lu à propos de, ne suffit tout simplement pas pour accompagner des TSEs.

J’ai retrouvé quelque chose de similaire dans la BD de Julie Dachez « La différence invisible » (merci à mon amis Christian) page 130 où il est noté « il va falloir changer de généraliste/dentiste/…, Marguerite » alors qu’elle (Julie alias Marguerite) fait son « coming out » face à des gens qui ne peuvent simplement pas comprendre parce qu’ils ne sont pas TSE (et plus ici) ou qui sont mal informés et ne veulent pas être à l’écoute et éventuellement changer leur système de croyance etc.

Je voulais aussi ajouter que ma boussole personnel face à un thérapeute, médecin, etc. c’est quand j’ai le sentiment que je dois les ménager. Là, pour moi, il n’y a plus de travail possible.

Voilà, voilà.
Très belle journée, merci merci merci pour ton blog Ketrichen, j’adore,
Jang.