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Manuel de survie pour zèbres

Anecdotes et petits conseils à l'usage des surdoués, hauts potentiels et autres zèbres en milieu hostile

La suradaptation (ou faux-self)

La suradaptation (ou faux-self)

 

Bonsoir à vous chers lecteurs-trices,

Je vous souhaite une excellente et douce année 2020. Quelle vous soit favorable en tous points et qu'elle vous amène de la douceur et beaucoup d'épanouissement. heart

Ce soir on parle d'un moyen de défense très répandu chez les TSE : la suradaptation. 

J’emploie ici volontairement le terme de « suradaptation » qui est un néologisme (mais j’adore néologiser - Chacun ses passe-temps, ne me jugez pas ! -) pour éviter d’utiliser le terme « faux-self ». « Mais pourquoi donc ? », allez-vous immédiatement me demander - car vous êtes extrêmement curieux et particulièrement attentifs-. (Vous êtes des lectrices-teurs super tops !) Tout simplement parce que le concept de « faux-self » (bien qu’actuellement banalisé dans le langage pour TSE) a été inventé par Donald Winnicott pour parler en premier lieu d’un type de rapport dysfonctionnel mère / bébé. Or, comme vous pouvez le constater avec brio, dans ce blog, je n’aborde pas la question de la relation mère / bébé et je le fais sciemment ! Ne mélangeons pas les tomates et les potirons. Nous ne sommes pas ici pour aborder les affres de la construction psychique du tout petit que nous étions, rejaillissant vaillamment sur l’adulte torturé que nous sommes devenu. C’est pourquoi, si le concept cis-nommé précédemment (= le faux-self) vous intéresse dans sa première définition, je vous invite à lire des livres de Donald (pas Trump mais Winni. Pas Winnie mais Winni comme Winnicott, le célèbre pédiatre, psychiatre et psychanalyste).

Reprenons. Pourquoi le terme de « suradaptation » ? Parce que l’adaptation est un processus normal, disons fréquent, voire sain qui nous permet d’adopter des comportements sociaux appropriés aux situations dans lesquelles nous nous trouvons placés au quotidien. Par exemple, nous allons spontanément dire à notre grand-mère : « Bonjour Mamie. Je suis heureux de te voir. Comment vas-tu ? » et nous dirons à notre ami d’enfance : « Wesh gros ! Bien ou bien ?! »

Ces deux phrases ont une signification équivalente mais elles sont adaptées au contexte dans lequel elles sont émises et ne peuvent pas être interchangées telles que : « Wesh mamie ! Bien ou bien ? » Je ne développe pas plus avant, je pense que vous avez saisi l’idée.

Donc, je parle de suradaptation (à différencier de l’adaptation) quand le fait de se conformer aux exigences d’un contexte ne constitue plus une mise en adéquation de notre langage avec ledit contexte, mais qu’il s’agit de modifier voire d’attaquer ce qui touche à l’essence de notre personne, soit : nos valeurs et/ou notre personnalité profonde. Par exemple, vous seriez en « suradaptation » si vous deviez boire le sang frais d’un bœuf dans un bol pour ne pas vexer les Massaï qui vous font un grand honneur en partageant avec vous ce repas. (Et vous seriez très impolis de refuser !) Cependant, j’entends que ce ne soit pas facile à faire. (Eh oui, vous êtes vegan. Arg !) Voilà un exemple assez pertinent (sans vouloir trop me lancer de coquelicots) de ce que j’appelle : la suradaptation. Dans l’exemple ci-dessus, je me doute bien que vous êtes super content d’être intégré de la sorte dans une tribu Massaï (et vous pouvez l’être, vous avez beaucoup de chance). En effet, vous avez traversé la moitié de l’Afrique en vélo (- en vélo, quelle idée ! -) pour réaliser ce rêve, donc ça vaut bien cet effort. C’est une suradaptation choisie par vous, en conscience. Elle n’est pas dommageable. (Peut-être que vous allez développer une forte phobie des bœufs, mais prenez rendez-vous avec un praticien EMDR à votre retour et cela devrait se régler rapidement.)

Mais ce que nous pouvons être amenés à vivre en tant que TSE est différent. Je parle ici d’une suradaptation quotidienne qui, en plus de nous demander énormément d’efforts, peut devenir extrêmement dommageable pour notre personnalité. En effet, nous avons presque tous expérimenté plusieurs fois ce choc « des cultures » provoqué par notre comportement spontané et naturel devant des TLM non préparés à recevoir notre différence en pleine figure. Nous connaissons ces moments de profondes incompréhensions mutuelles et nous avons presque tous subis ces critiques violentes de TLM qui nous sommaient de changer nos comportements, sans essayer une seconde de nous comprendre. En réaction à ces manifestations de rejet de ce que nous sommes, nous avons pu être amenés à nous « suradapter ». Il est vrai que parfois c'est un choix fait en conscience mais souvent, nous le faisons malgré nous, sans nous en rendre compte, inconsciemment, par réflexe défensif. Mise en garde importante : S’adapter est nécessaire et respectueux de l’autre, se suradapter est dangereux pour soi-même.

J’anecdotise. (C’est pour ne pas dire « j’exemplifie » et créer ainsi des variantes de vocabulaire… Je m’éclate dans la vie ! Merci, merci de me lire, vous êtes merveilleux !)

Donc, plongeons-nous dans votre passé de sombre délinquant juvénile personne différente. Grâce à une aisance certaine du maniement des mots en public (aidée probablement par un peu de pratique théâtrale et un idéal de justicière en béton armé) vous avez passé votre pré-adolescence et votre adolescence en restant totalement, complètement et un peu trop franchement, fidèle à vous-même. Vous étiez, bien entendu, capable de vous adapter en fonction des circonstances : « Bonjour Monsieur le proviseur. Oui, Monsieur le proviseur. Sans faute Monsieur, je n’y manquerais pas. » tout en gardant un aplomb presque surréaliste quand il s’agissait de défendre votre point de vue : « Mais enfin, Madame, cela n’a aucun sens ce que vous dîtes ! C’est faux : Regardez le contraire est écrit sur cette ligne-là dans le texte. Votre interprétation est fausse, ridicule ! Comment ça je prends la porte ? Mais pourquoi ? C’est incroyable, c’est écrit là, à la dix-septième ligne. Merde. Non, je n’ai rien dit. Oui je vais voir la CPE. Merde ! » Et vous sortiez de cours furax, suivie par la déléguée de classe rompue à l’exercice consistant à vous accompagner manu-militari dans le bureau d’un représentant de l’autorité éducative. Le soir, chez vous, vous vous faîtes confirmer par un adulte que oui, vous aviez bien raison et que votre professeur de français avait tort. C’était écrit à la dix-septième ligne.

Quoi qu’il en soit, votre « différence » vous a mis dans une position de plus en plus difficile à tenir avec les années (et en particulier à l’école). Vous avez eu vos moments de gloire auprès des élèves, bien entendu, parce que c’est toujours drôle de regarder une adolescente tenir tête à un corps d’enseignants furibond. Mais cela n’a pas duré parce  que vous, vous croyiez vraiment à ce que vous défendiez avec ardeur : ce n’était pas pour amuser la galerie que vous refusiez de vous soumettre à l’ordre établi. Non, c’était parce que cet ordre n’avait pas de sens pour vous, qu’il n’était pas du tout logique et que c’était si simple de tout remettre à l’endroit, de réparer les dysfonctionnements évidents donc vous n’alliez pas accepter l’incohérence (source de diverses inégalités) alors que vous pensiez encore que le monde ne demandait qu’à devenir meilleur. Le problème est que vous étiez la seule à penser qu’on pouvait/devait réparer le système, le monde, les fonctionnements dysfonctionnels… Vos camarades eux, voulaient avoir de bonnes notes pour réussir dans la vie, trouver un travail stable, une maison, une femme/un homme et faire plein de bébés. 

Alors vous étiez très seule. Et en même temps très habituée à votre solitude. Elle était plus ou moins pesante en fonction des saisons, des autres élèves, des rencontres que vous étiez amenées à faire et vous tentiez de l’apprivoiser, comme une amie un peu perverse avec laquelle on doit composer malgré tout.

L’été de vos dix-sept ans, vous avez eu une opportunité incroyable. On vous a proposé de partir en vacances au bord de la mer, entre « jeunes » de votre connaissance. Vous avez accepté, ravie. Ce n’était pas un piège, c’était des vraies vacances avec des TLM très sympathiques et même si tout ne fut pas rose, cela reste un souvenir étonnant car vous avez alors fait partie d’une « bande ». Quoi qu’il en soit, cet été là, une de vos « copines » de camping vous a appris la suradaptation (- sans le savoir, pour le meilleur et pour le pire -). Elle vous a fait remarquer que vous n’étiez jamais maquillée, jamais en talons, jamais en jolie robe, jamais séduisante, jamais draguée donc. (En dépit d’un physique extraordinairement proche de la perfection !) Alors elle vous a pris sous son aile pour vous expliquer ce que l’apparence peut avoir d’important dans le rapport aux autres.  Elle vous a enseigné tout ce qu’elle savait sur l’art du maquillage, de l’habillement et de la féminité. (Selon les règles des modistes qui dirigent le temple du prêt-à-porter bon marché.) Et sans mesurer une seule seconde les conséquences de ce que vous étiez en train de mettre en place, vous avez échangé votre paire de lunettes contre des lentilles, cessé de teinter vos cheveux avec du henné orange fluo et vous vous êtes entrainée à porter des talons. Certains se diront peut-être que ce scénario semble tout droit sorti d’une comédie romantique américaine pour adolescente rose bonbon à paillettes mais cette histoire est vraie, cent pour cent authentique. D’autant que l’héroïne (c’est vous -Vous êtes une bombe ! -) est TSE (ce qui n’est pas le cas dans les scénarii des comédies romantiques américaines pour adolescentes rose bonbon à paillettes.)

A la rentrée de votre année de terminale, vous êtes (en apparence) notoirement conforme aux attentes sociales de la majorité des TLM. (Vous êtes super canon. - Même si vous, vous vous préfériez avant, mais bon…-) Mais effectivement, vous n’oublierez jamais le jour de cette rentrée où trois personnes que vous fréquentiez depuis des années ne vous ont pas reconnue… « Ketrichen c’est toi ?????????????????????? » (Le mec, il a vu un taureau voler dans le préau en chantant « I'm a Barbie Girl, in a Barbie world » !!-) « Ben ouais, c’est moi. » (Mais qu’est-ce qui lui prend, il est devenu dingue ou quoi ??)

Et c’est lorsque vous vous êtes rendue chez le proviseur (pour changer votre emploi du temps en urgence !) que vous avez commencé à mesurer ce que le « mimétisme vestimentaire » provoquait chez les gens. Vous lui avez expliqué longuement que ce n’était pas acceptable que le latin soit inscrit sur votre liste de cours, que vous aviez décidé d’arrêter cette matière et que cela avait été acté au dernier conseil de classe alors comment se faisait-il que… ? Et blablabla, blablabla... Lui vous a regardé attentivement, étonnamment calme, presque bouche bée. Il vous a répondu fermement que vous feriez du latin encore cette année, que ce n’était pas négociable, point final, puis il vous a demandé de vous asseoir. Et là. Là, pendant la demi-heure suivante, il vous a félicité d’avoir pris « du plomb dans la tête. », dit combien il était vraiment heureux d’avoir passé tout ce temps à vous punir parce que ça avait fini par payer. Il était fier de constater de tels changements chez vous et espérait que vous feriez une bonne année, que vous auriez votre bac et qu’il savait bien que vous finiriez par comprendre et grandir. Vous n'avez rien dit. Vous ne saisissiez pas trop de quoi il retournait, en fait. Vous vous haïssiez mutuellement depuis toujours et vous aviez du mal à appréhender ce qui vous valait ces éloges dithyrambiques. Vous êtes sortie de son bureau, légèrement abasourdie et très contrariée de devoir vous farcir une année de plus avec cette prof de latin stupide et hystérique !

C’est le soir, en réfléchissant dans votre chambre que les choses ont commencé à s’éclairer.

Parce que vous aviez changé d’apparence physique, le proviseur pensait que…. Que quoi ? Que vous n'étiez plus la même personne ??? Que la justice, la vérité et l’égalité étaient des notions qui ne vous intéressaient plus ? Il pensait que vous étiez « devenue normale » ? Cette idée était CHOQUANTE ! Vraiment CHOQUANTE ! Et pourtant vous allez constater que tout le monde semblait d’accord sur ce point à votre sujet. Au début, vous êtes restée perplexe. Vous aviez seulement changé de style de vêtements. Vous étiez toujours exactement la même personne qu’avant : insupportable, hyper-prise de tête, hyper-exigeante, hyper-sensible, hyper dégoutée par le genre humain tout ça, tout ça et vous ne compreniez absolument pas le rapport entre vos pensées profondes et votre nouvelle coupe de cheveux. Mais cette transformation physique avait eu l’effet d’une bombe et les enseignants étaient désormais aimables avec vous, ils vous souriaient et le groupe de filles de votre classe vous avait invité à le rejoindre, à faire des soirées, des dîners et aller voir des films. Vous aviez une vie sociale ! C’était dingue ! Non, je veux dire c’était tout simplement DINGUE ! Incroyable ! Un peu comme si la vie vous offrait une chance de tout recommencer à zéro, de réparer des années d’errance sociale. Alors vous avez fait profil bas. Vous avez observé. Vous ne vouliez pas redevenir une paria alors vous appreniez comment vous comporter, quoi dire, quoi faire pour vous fondre dans le décor d’un groupe d’amis. Vous profitiez. Vous affirmiez moins vos pensées (vous censuriez ce que vous pensiez en fait) et ça fonctionnait ! Comme c’était agréable de se sentir normale ! Le plus chouette dans cette histoire pour vous, restera cette soirée de l’obtention du bac. Vous êtes allée en boîte, danser et c’était vraiment vraiment GENIAL d’avoir cette sensation d’appartenir à un clan, une famille, d’avoir dix-huit ans et de se sentir libre et … Aimée ? Arf.

Bel exemple concret du piège que peut représenter la suradaptation. Alors, qu’est-ce qui ne va pas dans l'idyllique tableau que je viens de vous dresser ? Où notre sublime héroïne (c’est vous !!) a (ENFIN !) accès à une vie sociale normale. (Alléluia !)

C'est le prix que cela va coûter en amputation de vous-même, de votre cerveau, de votre sensibilité, de votre idéal et de vos valeurs. Ce n’est pas pour rien que vous avez eu tant de mal à vous faire des amis par le passé, c’est parce que vous êtes différente, vraiment, profondément (et c’est une bonne chose !). Le plus choquant de cette histoire a été de découvrir que des personnes vous détestant depuis toujours, semblaient avoir complètement oublié qui vous étiez vraiment en une seconde ! (Comme si vous aviez changé de personnalité parce que vous aviez enfilé une paire de talons !) Cependant une fois intégrée à leur groupe, vous n'aviez plus vraiment la possibilité d'être vous-même. Vous ne pouviez plus parler de politique, de combats humanitaires ou d’idéaux que vous souhaitiez défendre. Non ! Vous ne pouviez plus critiquer les profs ou les conversations superficielles et futiles puisque vous étiez noyée sous un flot de paroles insignifiantes. Vous deviez rire aux blagues, être « légère » et arrêtez de vous « prendre la tête » !

Une des choses que vous avez apprise cette année-là pour cesser de déclencher de virulentes réactions de rejet à votre encontre (en posant des questions principalement ou en donnant votre opinion - soit mal à la tête à tout le monde dans un rayon de cinq kilomètres -) c’est de vous faire passer pour complètement stupide et/ou très naïve. Vous êtes extrêmement naïve par nature, donc c’est très naturellement que vous vous êtes positionnée comme la personne à qui il faut tout expliquer. En réalité, ce n’était pas complètement une hérésie en ce sens où les codes des relations sociales vous échappent totalement donc il fallait longuement vous les expliquer afin que vous puissiez les mettre en pratique.

Les réflexions pertinentes ou trop « divergentes » en termes de courant de pensée énervent les TLM, on le sait. Une des façons de calmer cette exaspération quand on la sent monter chez l’autre, c’est de se faire passer pour une abrutie, avec l’expression associée « Je ne sais pas du tout si c’est vrai ce que je dis, tu sais. Je le dis comme ça, mais en fait, je me trompe souvent et puis je ne suis pas certaine d’avoir bien compris. » A ce moment-là, votre interlocuteur (qui avait le sourcil froncé en se disant : « Elle me fait chier celle-là avec ses théories à la con ! ») va s’adoucir de façon immédiate et prendre le temps de vous expliquer point par point, tout ce que vous, débile que vous êtes, n’avez pas assimilé clairement. C’est une technique qui fonctionne pour supprimer l’agressivité que pourrait provoquer l’expression de votre différence.

 

Mais ce n’est pas du tout une bonne solution pour être heureux, pour être épanoui. Maître Yoda a bien raison quand il me dit que je ne suis pas obligée de me mettre « en phase » avec l’autre. (Encore faut-il apprendre à poser des limites à l’autre, à gérer l’énervement que nous pouvons provoquer chez l’autre etc.) 

Je vous ai parlé ici de la suradaptation que je connais mais il en existe de très différentes. Chacun développe ses propres techniques pour ne pas avoir à affronter le rejet ou la colère ou le mépris ou les moqueries etc. Ces stratégies peuvent paraître vraiment salvatrices à certains moments de notre vie mais avec le temps, elles s'avèrent très nocives. Tout d'abord parce qu’on endosse un rôle dont il est parfois difficile de se défaire. Je pense au travail par exemple. Se faire passer pour quelqu’un de stupide peut éclipser ponctuellement les jugements mais comment s’épanouir dans notre métier si on se prive d’office de toute nourriture intellectuelle ? Si on cache nos qualités et nos atouts ? Dans la sphère privée -familiale ou amicale - il en est de même. On ne peut pas être heureux uniquement dans un rôle et le jour où vous redevenez vous-même, tout le monde est choqué et se sent trahi. Mais le pire qui puisse se produire est que, tellement fondu dans les attentes de votre environnement (inadapté à votre unicité de TSE) vous vous soyez perdu vous-même au point de ne plus savoir ce que vous aimez et ce dont vous avez besoin vous, pour vous tout seul. (Ne vous inquiétez pas, vous pourrez vous retrouver mais il vous faut en urgence sortir de ce fonctionnement.)

De ce que j’observe autour de moi, le mieux reste encore d’assumer d’être soi-même. Il faut avoir pour cela une véritable et profonde estime de soi. Accepter la légitimité de sa différence malgré les critiques acerbes que nous renvoient les autres, même s’ils sont très nombreux. 

Entourez-vous de personnes bienveillantes avec qui vous pouvez être vous-mêmes à cent pour cent et trouvez un travail respectueux de votre personnalité de TSE. Admettez d’être quelquefois rejeté et critiqué, ce n’est pas grave, ceux qui le font n’ont que peu d’importance. Accordez du crédit à ceux qui vous aiment vraiment et ignorez les autres, car n’oubliez pas que : « Toute méchanceté prend sa source dans la faiblesse. » Sénèque.

Très belle année 2020 à vous.

Namasté.

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À propos

Ketrichen

Diagnostiquée haut potentiel intellectuel depuis 18 ans, a pour objectif : à court terme de vous faire rire, à long terme de devenir milliardaire + une super-héroïne pour rétablir la paix et la justice dans la galaxie. Accessoirement en attendant, elle vous prodigue quelques conseils de son cru. Bienvenue à vous. Namasté.
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Brice 30/07/2020 15:04

Alors, pour la belle année 2020, je pense que je repasserais , après le départ de ma femme (qui pourtant savais que j'étais TSE mais qui ne l'a visiblement pas assumé) trois décès dans ma famille et le pompon : l'épidémie mondial. Celas fait beaucoup trop d'émotion a géré d'un coup. Il m'est parfois passer par la tête de me jeter sous un train , mais reconnaissons-le , celas n'arrangerais rien et ça risque de salir le train (je pense aux personnes du ménage quand même ! ). Cela doit bien faire 7/8 ans que je me suis rendu compte / avouer (rayer la mention inutile ) que j'étais TSE , mais j'avoue que jusqu'à ce que je découvre ton blog je ne me suis pas intéressé plus que cela au sujet , je me contentais de me sur-adapté en permanence, parce que j'ai longtemps crue que je devais devenir un TLM , que je devais changer, que c'était à moi de m'adapter au monde dans lequel je vis, c'est moi le bizarre ! Honnêtement c'est épuisant, deux brun out , un ulcère , et deux séparations plus tard, je pense que je n'es pas pris le bon chemin. Ton blog me conforte dans cette idée et me redonne espoir qu'un jours je serais heureux ( comme l'a hurlé King'ju : J'ai vu un être humains qui essayais d'être heureux . J'ai cru longtemps avoir trouver un travaille de rêve avec un boss qui comprend ma différence , mais en réalité non , je me suis juste fait exploiter comme une mine d'or (par ce que je suis un petit génie , comme il aime bien me le rappeler , du coup c'est une bonne raison pour m'exploité ! je suis extrêmement rentable et en plus j'aime me prendre la tête et ai le sens du travail bien fait ! ) , mais comme tu l'as dis dans tes articles ce n'es pas vrais, je ne suis pas un génie et surtout je ne suis pas omniscient intellectuellement. Pour mes cercles d'amis cela n'a guere été différent je suis celui que l'on appelle quand ça ne va pas ou que l'on a un problème. Bref je crois que les 7 années de ma vie que j'ai données a cette entreprise m'ont suffis , et puis visiblement pour moi c'est l'année du changement alors changeons tout !

Je suis désolé pour la longueur du texte , et de son orthographe déplorable ( je n'est jamais su écrire correctement et je suis dyslexique) . Mais c'est salvateur pour moi de pouvoir m'exprimer a des gens qui pourront potentiellement me comprendre.

En tout cas félicitations pour ton blog , il est extrêmement agréable et pertinent de te lire, et cela m'a beaucoup aidé a mettre des mots sur ce que je ressens et du coup je pense que cela vas m'aider à me faire comprendre de mon psy.

Merci beaucoup à toi Ketrichen ! au plaisir de continuer à te lire

Des bisous

Namasté

Mano 11/07/2020 14:27

J'ai lu plusieurs de tes articles.
Ils sont géants :) j'exagère un peu, pris d'enthousiasme mais... merci pour ta plume, la pertinence de ce que t'écris.
On y sent toute ton authenticité , un humour -en tout cas, j'ai ri sur certains car j'y trouve un superbe humour- et merci pour ces parenthèses ou autre "entre tiret" qui amène à suivre la fluidité (souplesse et/ou vivacité) de ton esprit !

Wam 04/07/2020 11:44

Ça pique, hein, la bêtise, l'ignorance, l'incompétance, les enfonceurs de portes ouvertes, les dogmatismes a bas potentiel et les évidences auto-centrées-ritaires-matiques. Concernant ma petite et maladivement clairvoyante personne, ça m'a piquer jusqu'au burn out, ou a la depression, question de théorie selon qu'on s'attache au révélateur ou au révélé. Et tout ça, à près de 50 piges. Tout ça pour arriver à la question cruciale : quand on est au milieu du lac, qu'une rive nous propose d'etre plus souple et d'accepter le "moins" des autres (oui de mon point du vue, il y a un moins) et que l'autre rive nous propose d'être nous même, "en accord avec soi", de quel côté on nage? En attendant, l'eau est froide, un peu crasseuse, et je suis tout engourdi des membres, tous les membres. De fait, j'ai du mal à marcher, à soulever des halteres, et ma compagne se sent moins désirable (alors que c'est pas vrai, elle est chou.).
En attendant, voici un blog (le tien) qui fait office de petite bouée, et c'est bien. Merci et au (grand) plaisir de te lire et de te re-lire.

Justine 12/03/2020 14:44

Etant perdue depuis quelques temps et turlupinée par les mêmes exactes pensées, je me suis décidée à taper dans la barre de recherche google "Je me sens plus bête que les autres", parce que sincèrement c'est handicapant et je sens que je me bride toute seule rien qu'avec cette pensée, et plus je l'alimente, plus je me comporte comme une nunuche. Je suis tombée sur ce site, j'ai lu quelques articles par curiosité (je ne pense pas être TSE au passage, j'en suis même loin), mais celui-ci m'a mit un bon coup de poing dans l'estomac... . Je pense m'être suradaptée (j'imagine bien que c'est possible sans être TSE pour autant?) et comme décrit à la fin de l'article, je ne sais même plus ce que j'aime, à quoi j'aspire ou même ce que je suis. Un peu comme une vie en pilotage automatique... .
Vous dîtes: "Ne vous inquiétez pas, vous pourrez vous retrouver mais il vous faut en urgence sortir de ce fonctionnement." Comment faire? Avez-vous écrit un article sur le sujet?

Raph 30/01/2020 22:23

Merci pour ce chouette témoignage dans lequel je me suis reconnue en partie. C'est vrai que ce terme de "faux-self" m'a toujours paru peu clair alors que "suradaptation" est limpide pour moi, ça m'a remis les pendules à l'heure et ton témoignage m'aide à prendre conscience de l'ampleur de la suradaptation que j'ai vécue moi-même. Ce n'est pas simple de s'écouter et s'entendre profondément pour se reconstruire de manière plus respectueuse de notre moi profond, mais j'essaie de tendre vers cette version de moi la plus assumée possible.
Merci et bonne année également !

Xine 12/01/2020 10:04

C'est ça :-)
La "position stratégique basse" a un risque. Quand qqn te dit "tu es un con" il a le pouvoir parce qu'il te positionne. mais si tu lui dis "mais mon pauvre, je suis encore plus con que ce que tu n'imagines" tu reprends le pouvoir dans la conversation parce que tu te repositionnes toi-même. Et lui est content parce qu'il a raison. Sauf que...à force de la pratiquer, tu perds confiance en toi...

Empêcheur de tourner en carré 03/01/2020 23:01

Scenarii est du latin donc il s'écrit sans accent et doit se mettre en italique.
Sinon en français on dit des scénarios. (source : il y a un article de l'académie française sur le sujet mais j'ai la flemme de le chercher).
je dis cela mais en vrai je suis nul en français. ;)

Nicolas 02/01/2020 15:00

Bonjour Ketrichen,

Ne plus savoir ce que l'on aime vraiment ou ce que l'on désire de la vie est tellement vrai une fois emporté dans la spirale de la sur-adaptation.
C'est en effet un cycle sans fin qui peut se mettre en place; son adaptation ayant entrainé de nouvelles attentes des autres, l'adaptation à celles-ci en entrainant de nouvelles, etc.

C'est en me découvrant TSE sur le tard que je me suis rendu compte de cette spirale et l'ai brisée… brisant par la même occasion la belle image professionnelle que je m'étais bâtie.
Cela n'empêche pas de toujours être dans l'adaption à outrance (on ne se refait pas), mais il m'est désormais possible d'y aposer des limites. Et surtout, un retour sur mon moi brut, bien pénible aux yeux de la majorité, m'a raproché des gens que j'aime et qui m'aiment réellement.

Car quel est le plus important? Etre apprécié par une multitude de TLM ou aimé par une petite poignée de gens qui apprécient nos différences?

Sinon un grand merci pour tes articles qui me font sourire en me remémorant mes propres souvenirs :)

Marilou 01/01/2020 22:40

Merci pour ce très joli texte Ketrichen ! Je ne sais plus qui je cite, mais "les grands sages nous enseignent que rien en nous n'est à vaincre, tout est à intégrer !"...
Je te souhaite une merveilleuse année, ainsi qu'à ta moitié. J'espère que 2020 vous offrira de la lumière autant que de la joie, des voeux comblés et plein de choix ouverts.
Des bises !

Baronne Samedi 01/01/2020 20:45

Merci, et tous mes voeux pour une nouvelle année épanouie :)

Sophie Harvey 01/01/2020 20:26

Youpi! Merci pour le post du Nouvel An!